Ikea – Jour 4

arc

Suite de Jour 1,  jour 2 et (forcément) Jour 3.

 

Alors là évidemment, ce serait pas con de faire le résumé des épisodes précédents. Je dis ça mais on est pas dans une série TV américaine (ou alors du pauvre), on est dans la vraie vie, celle où les murs sont pas droits et les carreaux en céramique impossible à percer (c’est bien simple, je crois que je percerai dans la littérature avant d’arriver à percer ces saloperies de carreaux blancs).

De quoi je parle ? Quoi, vous suivez pas mon blog toutes les semaines avec l’assiduité d’un obsessionnel compulsif ?

Bon ok, puisque vous insistez, voici une tentative de retour en arrière.

Alors voilà, il y a quelques semaines, je sais pas ce qui m’est passé par la tête – sans doute un courant d’air – et j’ai été acheté une cuisine Ikea. Non content de ce coup de folie, j’ai décidé de la monter moi-même (avec ma moitié quand même, dans l’espoir de faire mentir l’adage selon lequel le bricolage en amoureux était la deuxième cause de divorce en France (la 1ère étant le fait de se taper sa secrétaire – fuck, j’aurais peut-être dû monter ma cuisine avec ma secrétaire, tout serait rentré dans l’ordre)).

Donc, bref, je l’achète, je commence à la monter, assez vite je me retrouve sans eau et à faire des trous partout. D’ailleurs, on en était là : je devais refaire mes putains de découpe à cause de ce putain de rail Ikea qui a été positionné (comme indiqué sur la notice que je suis en train de digérer – vu que je l’ai mangé de rage) à 82 cm de haut.

 

 

Le fil bleu sur le fil euh… ?

Evidemment, comme j’ai conscience que cela n’intéresse personne quand je ne me perce pas le bras avec une scie sauteuse ou que je ne me prends aucun robinet sur le front, je vais passer relativement vite sur la 2ème découpe de mes meubles qui se passa sans encombre, même si – pour être tout à fait honnête – j’ai moins essayé de faire joli. Mes découpes dans les meubles Ikea ne ressemblent plus trop à de l’art gothique, mais plutôt à Bagdad après la 2ème guerre du golfe. Disons que c’est plus moderne.

J’arrive finalement donc à positionner mon meuble d’angle et les deux meubles attenants sur le fucking rail. Pas peu fier le Jean-Fabien.

Dans cet élan (cela fait tout de même 1 bonne heure que j’ai pas fait de connerie), je décide de déplacer le four (pas au bon endroit dans ma nouvelle disposition).

Et alors là… mince alors. C’est pas juste une prise standard. Y’a carrément des fils comme si t’étais à l’intérieur de la prise, façon « Chérie, j’ai rétréci le bricoleur du dimanche ».

Après quelques recherches sur des sites de (vrais) bricoleurs, j’apprends que c’est normal, parce que c’est pas le même ‘ampérage’ (je répète même si je comprends pas, hein ?). Donc, il suffit de démonter la prise et de la remonter plus loin (là où vous voulez mettre votre four par exemple, ce serait pas totalement débile). Bon, démonter je sais faire (et je parle pas que de bricolage), donc c’est parti !

Par chance, pas loin de là où je veux positionner mon four, je vois un « domino » (oui, oui, comme pour les pizzas, ça doit être en rapport avec le four j’imagine) prêt à accueillir mes fils. Alors je prends mon tournevis cruciforme et j’y vais franco, je te démonte la tronche du truc et à un moment même je me dis que ce serait bien de couper l’électricité (genre, à deux minutes près je finissais en merguez). Après avoir tout essayé (alors ce bouton, c’est pour c’est le grille-pain, ça c’est le frigo, ça c’est la lampe qu’on croyait qu’elle marchait plus depuis 6 mois, etc.), je décide de tout couper, histoire d’être sûr de pas faire de connerie avec ma vie. Je déplace mon four en le positionnant astucieusement pas trop loin du 2ème trou et je reprends mon tournevis. Et alors là, comment dire ? Ben y’a trois couleurs d’un côté et c’est pas les mêmes couleurs de l’autre. C’est une blague ? Pourquoi les mecs n’ont pas mis les mêmes couleurs des deux côtés ? Vous allez me dire, c’est pas les mêmes mecs si ça se trouve. Et alors ? Ils pouvaient pas s’appeler ? Se faire un SMS ? Se facebooker, je sais pas moi.

Ah la vache… j’ai l’impression d’être Bruce Willis dans Die Hard. Si tu te goures de fil, ça saute…

Bon, euh… au judo, la ceinture rouge c’est comme la ceinture noire, ça doit être une norme Iso quelconque en commun entre les électriciens et les judokas, on va partir là-dessus.

Je remonte le truc, j’arrive pas, les fils tiennent pas, je recommence en serrant plus fort, je casse les fils, ça me casse les couilles en passant, je recommande dix fois, à la fin j’arrive toujours pas alors je change toutes les couleurs  – non mais ils vont pas me faire chier ces fils à la con. Je sais pas comment à la fin, j’arrive un truc. Au pire, si les fils sont à l’envers, ça me fera peut-être un 2ème frigo.

Je vais remettre le courant, je reviens. Vous allez pas me croire : ça marche.

 

 

 

Le théorème de Pythagore

Plus jamais je ne me moquerai des plombiers, des carreleurs, des électriciens (en gros, j’arrête les blagues sur les Portugais), ils font un métier dangereux – surtout quand t’es plombier-électricien, parce que l’eau et l’électricité, ça peut mettre au moins le feu au lac (y’a beaucoup plus de passerelle entre ces deux métiers que ce que l’on croit, ne dit-on pas, par exemple, « faire sauter les plombs ? »). Bref.

Donc, après toutes ces aventures, je lève la tête du guidon et là je vois quoi ?

Ben, un début de cuisine : des meubles sur des rails, un four à la bonne place et qui marche, de l’eau qui coule (quand on lui demande en plus). Un début de belle vie (pour qui aime faire la cuisine, ce qui est loin d’être mon cas).

Vient le moment où je décide d’accrocher les autres meubles à mon meuble d’angle sur rail.

C’est là que je comprends que l’équerre a probablement été inventée après la construction de mon appart. Non mais, comment est-ce possible de faire des murs aussi pas droits ? Carrément gauches. Le mec qu’a tracé les murs, il devait au moins être aussi bourrés que moi à l’épisode 3. Pythagore, viens me secourir (oui, contrairement à ce que l’on croit, Pythagore n’est pas un sandwich grec avarié mais bien un mathématicien (et pleins d’autres trucs d’après Wikipedia) qui a pondu des super théorèmes sur les triangles rectangles) !

Et encore, les murs c’est rien par rapport au sol (je comprends mieux pourquoi j’ai souvent l’impression que ça tangue chez moi) !

Non, mais qui a déjà essayé d’égaliser un meuble en horizontal quand celui-ci a 6 pieds et que le sol est aussi plat que Pamela Anderson sur le dos ?

 

Vous aurez compris que c’est à ce moment-là que je me suis remis à boire (ça plus Charlie Hebdo, ça commence à faire beaucoup pour un début d’année).

 

Moi je vous le dis : cette histoire de cuisine, c’est pas gagné.

 

(la suite au prochain verre de whisky)

 

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3 réponses à “Ikea – Jour 4

  1. Bon , c’est pas gagné pour ma future cuisine mais suis bien contente que tu ne te sois pas transformé en pain grillé (d’ailleurs j’étais sur de mon fait car – d’après mes souvenirs – tu rougis mais ne gille pas :).
    Encore beaucoup de meubles à monter ? Tu as une sacré grande cuisine dis donc ! Tu vas pouvoir en faire des pizzas et des tartes au citron ….

  2. Pingback: Ikea – jour 5 | Jean-Fabien, auteur sans succès·

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