Le monde de l’édition 3 – Où ne pas envoyer mon manuscrit

 

Une fois de plus, mon article fut un tel plébiscite (si vous pouviez être autant à acheter mes bouquins qu’à commenter mes articles, je pourrais me payer quelques vacances (à vot’ bon cœur)), que je me voyais mal en rester là.

 

Bon alors, résumons :

+      Vous avez un manuscrit à peu près propre

+      Vous savez (à peu près) où et comment l’envoyer

 

Enfin, je dis « où ». Essayons d’y voir un peu plus clair.

 

Je reçois ce matin une relectrice méritante (un peu jeune, mais sympathique et pleine d’entrain (je parle même pas de ses jolis yeux verts, bref)). Appelons-la Servane pour respecter son anonymat.

 

 

J’adore ton blog ! C’est trop génial !!!!

Quand je vous avais dit qu’elle était pleine d’entrain. Bon, euh… t’as une question ?

 

 

Oui pardon (c’est l’émotion, j’en reviens pas de parler au VRAI Jean-Fabien).  Bon, voilà, j’ai lu dans ton dernier article (génial, soit dit en passant) que tu avais sous le coude une liste d’éditeurs à éviter !!! Partage !!!

Tu veux dire qu’il va falloir que je soulève mon coude ? Même pas pour une bière en plus ? Argh… Bon, alors voyons ça. Ok, une première liste comme ça, à l’arrache (merci aux auteurs masqués qui se reconnaîtront j’en suis sûr !).

Classons en deux catégories (ceux qui sont aux abonnés absents) et les contrats abusifs (type compte d’auteur ou assimilés).

 

1)  Contrats abusifs (ça craint quand même d’abuser les pov’ gens, surtout quand ils sont auteurs, c’est-à-dire clairement sous le seuil de pauvreté) :

Baudelaire, Bénévent, Théles, Elzévir, Persée, Jet d’encre, Mélibée, Amalthée, Société des écrivains, Edition en ligne, Bibliothèque numérique de Monaco, La plume noire, Panthéon (du), Manuscrit.com, Osmondes, Inlibroveritas, Presse du midi, Terriciae (pas mal de problèmes d’après un certain nombre de témoignage, même si c’est pas le cas pour tout le monde), La pensée universelle, Etoile de la pensée (on a du mal avec la pensée visiblement), L’instant perpétuel, Gunten, Officine, Fata morgana, Sémaphore, Imago, Editions Hirle, Velours, Paulo-Ramand, La compagnie Littéraire, La Bruyère, Éditions du Beffroi, edifree.fr, unibook.com, yourscribe.com, carrefour du net, Scripta, La voix au chat libre, Le publieur, La Société des Ecrivains, Publibook, Fondation littéraire, Fleur de Lys (Quebec), Les deux encres, Apopsix (pas clair), Praelego, de l’ecrit au livre (semble-t-il).

 

 

2) Jamais de réponse (et ça mon pote, c’est grave aussi) :

BSC Publihing, Noviny44, Altal

 

Sinon, je savais pas qu’il existait un faux Jean-Fabien, mais passons.

 

 

C’est flippant !!! J’ai l’impression qu’il y a plus de mauvais éditeurs que de vrais éditeurs !!! Mais d’ailleurs, pourquoi tu dis que ce sont de mauvais éditeurs ?

Si tu as peur, rapproche-toi un peu de moi… Voilà, on est mieux, non ? (mon Dieu, tu as vraiment de jolis yeux toi ? Tu habites chez tes parents ?).

*Aheum*

Oui, donc, pourquoi de mauvais éditeurs ?

Ben, en fait, quand tu regardes leur contrat, ce sont plutôt des contrats de prestation de service. C’est-à-dire qu’ils ne s’engagent sur rien d’autre qu’imprimer ton bouquin (pas de droits d’auteur souvent ou alors seulement après un certain nombre de ventes, pas de dépôt légal, une « dîme » à payer pour signer le contrat, pas de corrections de ton livre (t’as intérêt à être bonne… en orthographe (pour le reste ça ira je pense)), tu dois fournir l’illustration toi-même, pas de promotion (ou si peu), etc.). En gros, ils ne prennent aucun risque éditorial, puisque c’est toi qui l’assumes en payant pour ce service (heureusement, en contrepartie, tu ne cèdes pas tes droits, c’est-à-dire que tu as tout loisir d’aller voir ailleurs, même après avoir signé !! (perso, je te conseille d’aller voir ailleurs avant de signer, mais c’est ton problème)). On ne peut donc pas appeler cela des éditeurs (qui est une profession très réglementée).

 

 

Ok, je comprends y’a les bons et les méchants…

Ha, ma petite Servane, si cela pouvait être aussi simple. Malheureusement, c’est rarement blanc ou noir (à part les zèbres). Car il y a aussi des bâtards. Au sens strict du terme (même si ce sont effectivement des bâtards), c’est-à-dire qu’ils mixent (oui, oui, un peu comme ton oncle Alfred à Ibiza). Ils se caractérisent par des contrats qui ont l’air « normaux » (cf. question suivante), mais avec des clauses abusives, du type :

+ Contrepartie financière, type « dessous de table » (pour « faciliter » la publication)

+ Paiement de certains éléments en « bonus » (du genre, on a soit une couverture moche, soit une couverture sympa, mais ce serait bien si vous connaissiez un illustrateur, parce que là on est en pleine ré-org et le notre s’est barré…)

+ Système de souscripteurs ou de précommandes (et malheur à vous si vous n’en trouvez pas assez…)

+ Droits d’auteurs avec sommes recoupables (vous ne touchez des sous qu’au bout d’un certain nombre de ventes (en gros, quand l’éditeur rentre dans ses frais))

+ Achat obligatoire d’un stock de vos livres (officiellement pour les salons, les signatures, etc.)

 

 

 

Quels sont les clauses classiques d’un vrai contrat d’édition ?

Alors, un contrat d’éditeur est un contrat de cession de droits. Cela veut dire que tu cèdes à un tiers les droits patrimoniaux sur un livre à fin d’exploitation. En contrepartie, l’éditeur te verse dès le premier livre vendu (et sur la base d’un pourcentage du prix public) des droits d’auteurs. Tu comprends bien dans ce système que c’est le risque que l’éditeur prend à te publier qui constitue une garantie pour toi qu’il va effectivement exploiter ton œuvre (au moins pour rentrer dans ses frais).

Les clauses classiques sont (en vrac) :

1) Objet du contrat : En gros, c’est le périmètre de la cession de droits (territoires, durée, etc.)

2)  Obligations des deux parties :

  • Pour l’auteur : remise du manuscrit, engagement quant à l’originalité de l’œuvre, etc.
  • Pour l’éditeur : obligation de publier, etc.

3) Rémunérations (droits d’auteur) : %age sur chaque vente suivant format et/ou support (il est clair qu’on ne peut pas demander le même pourcentage pour un livre physique vendu en librairie et des livres en impression à la demande, ou même un pdf !)

4) Eventuellement, il y a un paragraphe concernant l’à-valoir (avance sur droits d’auteur)

5) Extension aux droit dérivés : traduction, merchandising, etc.

6) Comptes : comment et quand sont restitués les états de vente à l’auteur, comment et quand sont faits les paiements, etc.

 

La cession des droits d’adaptation audiovisuelle est en général à part, dans un autre contrat.

 

Bon, c’est plus clair jeune amie ?

 

 

Haaaa… Jean-Fabien, tu es un puits de science…

 Et encore Servane, tu n’as pas tout vu… Tu as encore des questions ou alors on peut passer à des choses plus sérieuses (en parlant de puits) ?

 

 

J’aurais adoooooré… Mais il y a La petite Sirène ce soir à la télé et c’est mon Disney préféré. Allez, ciao !

Euh… c’est un râteau, ça ?

 

170 réponses à “Le monde de l’édition 3 – Où ne pas envoyer mon manuscrit

  1. je rajoute : les éditions de l’écrit-au-livre, qui propose des contrats à compte d’auteur, sans promo, sans pub (c’est un peu la même chose), sans propositions de séances de dédicaces en librairie, mal distribué et quasiment inconnues dans leur propre département ! J’y ai laissé plus de 200 € sans espoir de les revoir un jour…

  2. Ah ! ces histoires de contrats. Dur, dur. Heureusement, je n’ai aucun talent pour l’écriture. Comme cela je n’ai pas besoin de comprendre tout ce charabia. Et vive la littérature 😉

  3. Billet intéressant et qui me parle après avoir réussi à publier mon 1er livre et découvert cet univers de l’édition.
    J’ai vécu la frustration de ne pas avoir de réponses (elles peuvent parfois arriver tardivement ), un coup de massue avec un éditeur qui est revenu sur son accord (même si les raisons étaient pour partie compréhensibles) mais aussi le plaisir d’avoir des encouragements, voire des conseils, même en cas de réponse négative ( je parle là de mails, de courriers manuscrits et non de lettres toute faites), pour comprendre les raisons d’un refus, ce qui peut être retravaillé. Ce fut le cas de Glénat/Chasse-Marée et La Martinière.
    J’ai insisté car, après avoir hésité sur l’auto publication, je souhaitais avoir l’accord d’un éditeur pour que cela confirme l’intérêt de l’angle choisi compte tenu des nombreuses autres publications sur ce sujet.
    Un parcours un peu long, avec des hauts et des bas, mais, avec recul, pas trop difficile, avec un livre qui existe aujourd’hui (1er tirage à 2 000 ex), un vrai contrat et de bonnes relations avec mon éditeur.

    Mon second projet a immédiatement retenu l’attention d’un éditeur (appartenant à un grand groupe) mais après présentation en comité, il m’a été demandé de trouver 1 ou 2 contrats de pré achat, soit l’équivalent de 1 000 exemplaires. Projet en attente et adressé à 2 autres éditeurs.

    En discutant avec les auteurs avec lesquels je partage les séances de dédicaces ou ceux qui ont publié dans mon secteur pro (conseil/formation), je vois vraiment tous les cas de figure sur les aspects relationnels, financiers, contractuels…
    et, comme dans tous domaines, il faut analyser tous les aspects (de la conception à la mise en place) et comparer ce qui est comparable : un % sur un ouvrage tiré à 500/700 ex. et un % sur un ouvrage tiré à 10 000 ex., l’existence et le professionnalisme d’un distributeur…

  4. Bonjour!
    Et bien, votre article ne fais pa bonne presse aux maisons d’édition… pour en être une toute jeune, je souhaiterai quand même apporter un peu d’eau dans votre vin, si vous le permettez…
    Dans mon cas, par exemple, j’ai créé ma maison d’édition car comme vous, raz-le-bol des « branleurs » qui ne font que prendre votre argent. Mais n’ayant pas les « reins financiers » solides, j’ai opté pour le système de souscriptions ou pré-commandes. En effet, pour le moment, jen’ai pas le choix… par contre, avant de créer cette maison, je suis auteur, et j’ai pris mes petites jambes, ma langue bien pendue et j’ai fait ma propre promo! J’ai réussi à me faire un relativement bon carnet d’adresse, et mon engagement maintenant en tant que maison d’édition, c’est d’envoyer mes auteurs là où nous sommes déjà passées en dédicace (je précise bien « là ou nous sommes déjà passées » car qlq TRES mauvaises expériences avec certaines enseignes, que je ne recommanderai à personne).
    Je tiens également une liste de diffusion newsletter de tous les lecteurs qui s’y abonnent, soit sur le site, soit lors de séances de dédicaces, et j’envoie les promos et nouveautés aussi bien à mes clients distributeurs (que j’encourage fortement à inviter les auteurs à chaque fois) qu’à mes clients-abonnés particuliers.
    Certes, je ne suis pas hachette, ni flammarion ou qui sais-je encore, mais avec mes petits moyens, j’essaie de faire vivre mes auteurs en les faisant profiter de mes bons plans, dans la mesure du possible….
    J’espère ne pas être classée dans les abusifs ou pire encore…
    Artistiquement,
    Angel

    • Hello Angel, merci pour ta contribution. Mon article est un peu violent car malheureusement je pense que tu es une exception (ou une très bonne menteuse, ha ha je déconne). Tu n’as plus qu’à préciser l’adresse de ton site et ta pub sera complète 😉 a+

  5. Bonjour article très intéressant j’ai envoyé des manuscrits à Terriciae et les Deux encres qui figurent dans ta liste noire ce qui n’est pas de nature à me rassurer… As-tu fini par être édité? Bon courage

  6. Pingback: [COMMUNIQUÉ] Une procédure judiciaire intentée contre les membres du forum ImperialDream·

  7. Pingback: L’édition littéraire | Jean-Fabien, auteur sans succès·

  8. Bonsoir à vous écrivains méconnus et fauchés. Sachez qu’en marchandant un peu, les éditions Baudelaire (en ce qui me concerne) ont consenti à baisser de 40 % la somme demandée (2800€) après mon refus pour cause d’indigence. Il a fallu 2 jours pour ce revirement de situation. En fait, ils vont juste baisser les services à concurrence des 40 %.

  9. Bonjour, j’ai rencontré deux responsable d’éditions en deux en moins de trois mois que j’ai envoyé mon manuscrit. Mon manuscrit est un témoignage. Avec quel maison d’édition puis être amené à signer un contrat sans se faire « baiser »?
    Desolé pour le mot mais au moins cela prouve mon franc parler. Merci d’avance. Amicalement, Dom

  10. Connaissez vous l’édition maia, il me propose 600 euros pour s’occuper de mon livre en totalité et ce en 250 exemplaires et la distribution dilicom ? Merci urgent

    • A partir du moment où vous devez payer, je trouve que ce n’est pas acceptable (et ce n’est pas de l’édition). Car, comme ils ne payent rien, ils n’ont aucun intérêt à vendre votre livre, c’est vous qui devez le faire (et donc vous faites leur boulot). De plus, la distribution dilicom ne sert à rien sans diffusion.

    • Personnellement j’ai trouvé les éditions Maïa très professionnelles. Ils ne demandent pas d’argent aux auteurs. Ils ont un système de pré-promotion avec des pré-commandes qui permet à l’auteur de ne rien payer. Il ne faut pas faire trop de raccourcis @Yolly 😉

  11. Bonjour,
    Pour info, les éditions Terriciaë ont coulé (forcément vu leur travail).
    Merci pour cette liste, en ce qui me concerne, hors de question que je débourse un centime à un éditeur pour être publiée.

  12. Bonsoir, une chose que je ne comprend pas; vous critiquez, à juste titre ou pas aucune importance, les maisons d’éditions qui demandent des euros pour publier un livre mais vous êtes publié vous-même chez Cécile Langlois… ? Une maison d’édition « payante »… Merci d’une toute petite explication 🙂

  13. Je viens de publier chez Edilivre. Je n’ ai payé que parce que j’ ai bien voulu la première de couverture qui a été réalisée par un de mes sbciens élèves. ( 99€)
    Il n’ y a pas , à proprement parlé un travail éditorial… ( corrections, par exemple)
    Tout ce qui  » dépasse » l’ impression est à payer… en option.
    Dinc, j’ ai un manuscrit devenu livre! Je suis contente, le résultat est convenable.
    Pour ce qui est de la promotion et de la diffusiin, je me débrouille.
    À noter que les vrais libraires( sauf ceux qui sont vraiment gentils) refusent de travailler avec cette maison qui tire au dur et à mesure et ne reprends pas les invendus…
    Concernant les droits… je ne sais pas encore… Ils sont versés en fin d’ année. Le prigrès des ventes est mis en ligne sur mon compte…
    J’ espère ne pas avoir trop de surprises. Mais pour devenir riche, je crois qu’ il faut envisager une autre carrière que celle d’ écrivain!!!
    Voilà! Pour info mon livre s’ intitule: le Journal d’ Adèle… et est signé: Mademoiselle L
    Espérant vous avoir été utile, je vous remercie pour vos conseils avisés!
    Mlle L

  14. Je suis étonné par le nom de Fata Morgana dans votre liste des éditeurs à éviter. C’est une maison de poésie extrêmement sérieuse et reconnue qui publie et a publié tous les grands noms de la poésie et même du roman…

  15. Bonsoir, pour apporter une pierre au sujet… j’ai fait un stage dans une de ces « maisons d’éditions ». Pas brillant du tout… même les employés sont pigeonnés comme les auteurs qui tombent dans les mailles du filet. Je déconseille FORTEMENT de « publier » dans ce système. Tout simplement! Pour être clair, ce n’est pas de l’édition, mais plutôt un prestataire de service (souvent géré par une personne qui a fait HEC et trouvé le bon plan pour gagner du fric sur le dos des gens). Je ne citerai pas de nom, mais après y avoir été le stagiaire bon à tout fait, je vous assure que je vois clairement que toutes ces structures sont pareilles et ça m’a bien vacciné de bosser dans l’édition. J’ai adoré bossé au service manuscrit, où l’éditeur/éditrice est juste là pour chiffrer les contrats (d’ailleurs en interne les auteurs sont appelés clients, ce qui confirme bien ce que ça veut dire). A fuir!

  16. Très bien, tout ça. Moi j’ai envoyé 3 manuscrits, qui n’ont sûrement pas été lus. Même genre de lettre de refus. Sauf deux, une chouette tout petite maison,qui s’est fendue d’une appréciation positive, mais refus. Et l’autre , un paragraphe entier écrit à la main d’une écriture débile, absolument insultant, en tête, une sale chatte, noire, couchée… Du côté d’Odeon, vous voyez ? . Hi hi hi. Enfin, ce n’est pas la chatte qui est une …, c’est la bonne femme. Tant qu’a faire on prefere le refus anonyme… Mais quand je vois a quoi j’ai échappé, je remercie le Bon Dieu des ecrivains.IL se trouve que je suis lettrée, ce fut même mon gagne–pain ! En contre partie, la frappe ce n’est pas mon truc ! Ce qui est rageant, c’est lorsque je vois le nombre de pauvres ecrivains, leurs oeuvres (Murger :La Bohème, Shakespeare) , qui ont inspiré de Grrrrrands opéras dont vivent très bien tant d’artistes !!!!!

  17. Bonjour
    Dans les éditeurs à éviter vous auriez pu ajouter l’Harmattan. Le type même de l’éditeur qui, se disant à compte d’éditeur, se paie sur la bête.
    Bravo pour votre article plein de bons tuyaux.
    Je te garde précieusement.
    Bien à vous
    Armonia

    • Oui, la complexité de traiter l’Harmattan est qu’ils ont plusieurs types de contrats. Le contrat standard est du faux compte d’éditeur semi-participatif où soit il convient d’acheter x exemplaires soi-même, soit on ne touche pas de DA avant le 300ème exemplaire vendu, ce qui est un vrai scandale.

  18. Fabien MullerFabien Muller
    https://facebook.com/jeanfabien.auteur
    Fabien Muller15:39
    je vous suggère de mettre dans la liste des éditeurs à éviter les éditions de saint amans condamnées 3 fois à 1500 5500 ET 9000 e d amende .. (un appel en cours pour gagner du temps ) mais le jugement dit (application immédiate de la sanction) ; éviter aussi les succursales derrière lesquelles se cache saint amans : ESA, amanszone, St ferriol, best seller ; le référentiel AUDACE, 1120 éditeurs expliqués,
    lui colle 3 tomates en pleine poire

  19. Plutôt que d’essayer de se faire éditer, je vous conseille de mettre vos textes (et éventuellement de se faire éditer pour environ une centaine d’euros) sur l’excellent site « Atramenta ». J’ai essayé d’autres sites de partage littéraire et celui-ci est vraiment génial.
    Et dire qu’avant de le connaître, je m’étais fait entuber en beauté par les éditions Paulo Ramand. A éviter à tout prix, c’est une arnaque complète.

    • En ce qui me concerne, j’ai trouvé un éditeur (même plusieurs) dont je suis pleinement satisfait. J’écris ces articles pour éviter que les jeunes auteurs ne tombent dans le panneau de l’édition à compte d’auteur (mais merci pour la référence au site Atramenta, j’irai voir).

      • vous éveillez ma curiosité …quels sont les éditeurs desquels vous êtes satisfaits? Après avoir été contactée par plusieurs maisons d’éditions j’en cherche au mois un. Merci

      • Bonjour, quand vous dites « contactée par plusieurs maisons d’édition », c’est déjà assez louche. Il est probable que ce soit des maisons à compte d’auteur qui souhaitent vous soutirer quelque argent. Un bon éditeur est un éditeur qui vous paye (et non l’inverse). C’est la base de l’édition 🙂 Bonne chance à vous

    • Je confirme : Atramenta, très correct. On paie (un peu : 149 € pour avoir le référencement en librairie), ils assurent une petite correction avec leur logiciel charge à l’auteur de faire les modifs, ils font la maquette, l’impression au coup par coup (avec un tarif de 6 € par exemplaire pour l’auteur s’il en commande 100). Pour les ventes via leur site pour un roman à 21 €, l’auteur perçoit 5,21 €, mais si vous les vendez vous-mêmes à l’occasion de dédicaces ou dépôts librairies, vous touchez 21-6 = 15 € – 30 % libraire = 10,50 €. À l’heure qu’il, pour en avoir commandé 200, je suis largement rentré dans mes frais… Olivier Bassine, Le Trésor de Saint-Denis, éd. Atramenta, 2017.

  20. Moi je n’ai jamais été payé (ça fait désormais plusieurs années). Je n’ai jamais vu mon livre dans aucune librairie, ni l’éditeur m’a jamais informé de n’importe quelle distribution de mon livre dans une librairie de façon à pouvoir constater en personne la distribution.
    Après avoir dû payer des centaines d’Euro pour l’achat obligatoire de quelque dizaine de copies de façon à publier mon ouvrage, j’ai toujours dû solliciter des comptes rendus (sinon silence absolu) et je n’ai jamais reçu un sou.

  21. Salut !
    Je viens de signer le contrat et payer 1800Euros à la société des écrivains et je suis effarée !
    Mon livre qui avait déjà été auto édité, méritait peu de corrections. Mon attente portait surtout sur la distribution du livre en librairie. Je me serais sacrifiée pour rien vu la mauvaise image de cette société. Que puis je faire pour stopper la sortie du livre ? Comment me faire rembourser ?
    Mille mercis pour vos suggestions

    • La recherche d’une maison d’édition est un travail de longue haleine (parfois plus difficile que l’écriture elle-même). Il faut y aller sans se faire d’illusion et ne pas se décourager. Toutes les maisons d’édition à compte d’éditeur sont bonnes à prendre, mais il y a peu d’élus !

  22. Bonjour, j’ai lu un excellent article dans Society. Il explique l’enquête que les journalistes ont mené dernièrement auprès de ces maisons « participatives », c’est très instructif! Il parle de 3 colonnes, et bien d’autres éditeurs qui ont plein de maison d’éditions pour pigeonner les auteurs. L’équipe a envoyé des faux manuscrits et toutes ces boites répondaient que le roman était fabuleux (sachant que c’était juste un mix des phrases de vrais romanciers mais que ça voulait rien dire). Certaines lui ont même fait une fiche de lecture sur un passage (rédigé par un stagiaire), d’autres les harcelaient car il fallait absolument publier. Puis venaient les contrats aux prix exorbitants. C’est un article très bien fait, récent, si quelqu’un arrive à le retrouver. Je l’ai lu en bibliothèque l’autre jour…

  23. Bonjour, après l’envoie de mon manuscrit j’ai reçu un courier de la part de la maison d’édition Baudelaire. Bien sûr j’était super heureuse ! Car c’est mon rêve de devenir écrivain.. Cependant je suis vite redescendu sur terre quand j’ai vu la somme que JE DOIS versé.. 2378.80e.. !
    Leurs contract à l’air niquel .. D’après ce que je lis ils s’occupent de tout : correction etc etc y’a bien écrit dans les généralistes que l’éditeur s’engage à assurer la publication de mon ouvrage et lui procurer une diffusion public . C’est bien préciser que l’auteur donc moi à à sa charge une somme forfaitaire unique . Ils disent aussi qu,après le tirage c’est au frais de l’éditeur! Ils parlent aussi de ce que je vais toucher , la durée du contract , le coût du livre sur papier et numérique enfin voila le contract a l’air sérieux ! Mais es une arnaque ? En vu de la somme que je dois versée ? Je suis un peu perdu.. !

    • Ce n’est pas à proprement une arnaque, ce n’est simplement pas un contrat d’édition. C’est un contrat de prestation d’impression. Leur business est de faire payer les auteurs qui souhaitent voir leur bouquin « publié » en faisant une pseudo publication. Vous ne verrez jamais votre livre dans une librairie, par contre vous aurez payé 2400 euros…

    • édition Baudelaire c’est les fleurs du mal … 2400 € pour combien de bouquins imprimés ? Combien vendus ?
      à priori ça fait 1 bouquin à 2400 e

  24. Merci pour toutes ces informations, Jean Fabien. Actuellement à la recherche d’un éditeur pour mon premier roman, j’ai reçu un contrat par courrier de Vérone Edition après seulement deux semaines d’attente suite à l’envoi de mon tapuscrit par mail, contrat accompagné d’une petite carte manuscrite vantant mes écrits. J’en ai pleuré de bonheur… mais seulement quelques secondes! Car quand j’ai vu combien on me demandait… Plus de 3000 euros pour que mon livre soit « imprimé », je l’ai bien compris maintenant après avoir fait le tour du net pour comprendre la différence entre à compte d’auteur et à compte d’éditeur.
    Le lendemain, j’ai reçu un mail des Editions Saint Honoré me proposant également un contrat avec « seulement » la somme de 800 euros à payer. Moindre me diras-tu, mais somme que je ne possède pas! J’ai donc continué mes recherches.
    Et ce matin, soit deux semaines après le premier contact par mail, les Editions Saint Honoré m’ont recontacté par téléphone et envoyé un contrat par mail, toujours avec cette somme de 800 euros à payer. En 5 mn, c’était réglé, mon interlocutrice avait, selon elle, répondu à toutes mes questions. Mais elle m’avait tellement pris de court par son appel que je n’avais pas toutes mes questions en tête. J’ai cependant eu la réponse à l’une d’entre elles: pourquoi payer pour être éditer? Réponse: « mais ça marche que comme ça, maintenant, Madame. Dans toutes les maisons d’édition. Nous sommes une maison d’édition participative, et c’est important que vous participiez à faire une belle couverture pour votre livre, car c’est grâce au visuel que l’on vend le mieux ». Bah c’est sur, ça aide!
    Bref… J’ai jeté d’autres hameçons dans cette mer infesté de piranhas assoiffés d’argent, et j’attends de remonter la bonne prise, celle qui saura me donner confiance et à avec qui j’aurai envie de partager mon bébé.
    Bonne continuation, Jean Fabien! J’ai adoré tes réflexions!
    Roxanne Laurens.

    • Merci pour ton retour d’expérience. Le monde de l’édition est rude, il faut savoir s’acharner et savoir qu’il existe des éditeurs qui travaillent sérieusement sans demander un centime (pire : ils te payent !). Bonne continuation à toi

  25. Comment faire. Vous avez un manuscrit qui vous semble carré, apparemment sans faute, et en plus sympa ou informatif, ou amusant ou…Bref c’est Votre manuscrit, donc le meilleur. Pourcentage d’être édité dans une grande maison d’édition, Laffon, Fixot etc, quasiment nul d’après tous les articles sur le sujet. Reste… les maisons d’Edition participative, que vous ne recommandez pas et de loin… alors que faisons nous ?
    M.D.L.

    • C’est un peu comme dans tous les domaines. Tous les joueurs de foot ne peuvent pas jouer en ligue 1. Cela ne les empêche pas de s’éclater le dimanche en jouant avec leurs potes ou en division d’honneur. La question est de savoir ce qui vous fait plaisir : écrire, être publié, être connu, etc. ?
      C’est un milieu très hermétique avec beaucoup trop de gens qui veulent y entrer. Peu d’élus, c’est ainsi (même si je comprends que ce soit frustrant).
      Mon seul conseil : persévérer (toujours).

  26. D’abord merci à tous pour ces infos précieuses. J’en donne une, à mon tour. Un ami a fait éditer à compte d’auteur son ouvrage chez Amalthée. Il était fier et heureux, malgré une importante participation financière de plus de 2000 euros pour 300 livres. Il est à présent désillusionnés et dépité. Pas de suivi, pas d’article dans la presse etc… Je précise que lui et moi avons déjà fait éditer un ouvrage en 1992 et savons donc parfaitement comment ça fonctionne, même si ce n’était absolument pas le même domaine.
    J’ai actuellement un livre, terminé, qui attend que je trouve un éditeur. En cherchant bien, car je ne veux pas être éditée à compte d’auteur, ce qui est une belle arnaque, j’ai trouvé les Editions Spinelle. Quelqu’un a-t-il une expérience avec cette maison d’édition ? A toute première vue, elle semble correcte, mais j’aimerais en savoir plus, si possible.
    Un grand merci à ceux qui pourront me répondre.

    • Hello, apparemment les éditions Spinelle proposent à l’auteur de choisir un contrat d’édition classique ou à compte d’auteur. Honnêtement, je trouve ça très bizarre. Quel auteur préférerait payer plutôt que d’être payé ? Cela n’a pas beaucoup de sens. De plus, les éditeurs à compte d’éditeur détestent les éditeurs à compte d’auteur, donc j’ai du mal à concevoir qu’une personne saine d’esprit ait envie de mélanger les deux (la réputation d’une maison d’édition, c’est très important pour les salons, pour la presse, etc.). Donc, je suis sceptique 🙂

    • Spinelle est une bonne maison d’édition, mais les auteurs ne sont pas tous logés à la même enseigne. Certains ont droit à un à-valoir, d’autres pas. On leur reproche d’accorder des privilèges à certaines têtes alors les à-valoirs devraient être systématiques.

    • Amalthée, c’est du compte d’auteur, il vous en coûtera quelque chose comme 2000 € pour être imprimé chez eux (je n’ose pas dire « publié » parce qu’on peut pas vraiment appeler ça de la publication).

  27. Merci de vos commentaires, ils sont instructifs, mais je suis toujours en panne. J’ai écrit un essai historique sur un personnage connu de l’histoire de France. J ai auto édité mon livre avec une jolie couverture et cherche un éditeur de qualité sans frais ! est ce possible ?

    • Bonjour, il est quasiment impossible de trouver un éditeur classique une fois un livre déjà sorti en autoédition. La raison est assez simple, les éditeurs ont aussi besoin des ventes réalisées par le propre réseau de l’auteur (ventes qui auront déjà eu lieu pour un livre étant passé par l’autoédition).

  28. A savoir que auto-édition et compte d’auteur (ou compte participatifs) sont souvent des entités gérées par les mêmes entrepreneurs. En clair, que vous choisissiez l’auto-édition ou le compte participatif, c’est souvent la même « bouse » et indirectement, votre argent ira dans les mêmes poches d’un seul et même arnaqueur. Et dans tous les cas, vous aurez du mal à vous faire connaître, vous aurez mauvaise réputation en librairies, les salons renommés ne vous accepterons pas (sauf si là encore, vous payez un emplacement onéreux) et si vous ne payez pas un correcteur, votre bouquin sera corrigé à la grosse, avec un correcteur numérique donc ni la formulation des phrases ni les grosses coquilles seront revues. Ecrivains amateurs, arrêtez de penser que vous avez du talent car une poignée d’amis vous encourage à publier ou parce que des éditeurs arnaqueurs vous font l’éloge de votre plume. Payez uniquement un imprimeur ce sera moins cher! Un ex stagiaire de ce monde ignoble…

  29. Si il est si difficile de trouver un illustrateur/ice ….c’est mon rêve. J’ai fais mes livres en autoédition à la demande via http://www.lulu.com. Seul b-mol le papier est vraiment basique et il faut tout faire de A-Z. Ils ont aussi un service ISBN et une page de vente, mais il ne faut pas compter dessus. Donc actuellement cela se résume à des chouettes cadeaux pour des anniversaires etc. La suite d’un des livres est en cours. Vue votre remarque sur le refus des éditeurs des manuscrit déjà passé en auto-édition, est-il encore utile de contacter des éditeurs pour le deuxième volume? J’écris habituellement en allemand 😉 excusez mes fautes 😉

  30. Salut ! J’ai reçu un contrat des éditions Verones au bout de deux semaines et demi avec 2190 € à régler en 3 fois 730 €… Cela fait cher l’ouvrage sans compter que l’on n’est sûr de rien(pub, réseaux, ventes, comptes rendus,etc.)… J’ai bien l’impression de passer pour un poisson entouré d’hameçons… Au tout début, on jubile puis le net nous calme grave….. !!! Il faudrait se constituer une liste d’éditeurs sérieux dans un premier temps en partageant les informations émises par la plupart d’entre eux…?

    • Bonjour, les éditeurs à compte d’auteur se repèrent assez vite. Il y a un article dans ces pages sur « à quoi reconnaît-on un éditeur moisi ? ».
      Il faut donc prendre les autres 🙂

  31. Bonjour, j ai publié moi- même 5 ouvrages et je connais le travail que ça représente même s’il ta du plaisir dans la création avec infographiste..et le coût !!! Et la diffusion et le stockage !!!! Donc pour le 6 ème ce sera avec un éditeur qui diffuse correctement même si je dois participer pour la mise en page ceci dit les éditions St Honoré me demande 1 300 € ! Il va falloir revoir à la baisse..,.J ai vu quelqu’un parler de 800 € pour cette maison d ÉDITION…. ceci dit je vois avec d’ autres…. et reste optimiste.

  32. Haaa, les maisons d’éditions… Même à compte d’éditeur les désillusions peuvent être là.
    Plus de 1200 exemplaires vendus pour un premier livre, des droits ciné achetés, je n’ai jamais touché un seul centime sur mes droits d’auteur !
    Et je galère actuellement pour trouver une nouvelle maison d’édition sérieuse pour mon 2ème manuscrit…
    Bref, la jungle !

  33. Bonjour, je suis écrivain public et je viens de terminer la réécriture du livre d’un de mes clients. Les éditions Maïa proposent deux contrats. Le premier avec campagne de pré-promotion (il s’agit pour l’auteur de faire marcher son réseau de connaissances pour engranger des pré-commandes du livre à venir.) L’auteur, lui, n’a rien à payer. Le second est un contrat de parution immédiate. Là l’auteur choisit d’acheter 50 exemplaires (ce qui fait dans les 640 €) à vendre à ses proches et connaissances pour « amorcer » l’édition.
    ça me paraît assez honnête, surtout le premier !
    Qu’en pensez-vous ?

    • Bonjour, s’il n’y a aucun engagement ou de seuil minimum de ventes sur le 1er contrat, c’est intéressant pour l’auteur. Le deuxième, par contre, est un contrat participatif. Evidemment, tout cela n’est honnête que s’il y a un minimum de sélection à l’entrée.

      • Bonjour,
        J’ai pu me renseigner sur le système de prépromotion de maia et c’est plutôt pas mal, d’autant que je n’avais pas de sous à mettre sur la table. Et le système de financement participatif par simply crowd est sympa aussi. Cela fonctionne bien.

  34. Merci Jean Fabien pour tes remarques pertinentes. On sent que tu connais ton sujet. Je ferais juste une observation pour les futurs auteurs. Beaucoup de gens écrivent et peu lisent. Une grande proportion des manuscrits sont mal écrits par manque de culture et d’expérience littéraire. Je conseille à tous les amoureux de l’écriture de faire un stage Gallimard. On y apprend qu’écrire est un métier. On traque tous les défauts des débutants (trop d’adverbes, d’adjectifs, phrases trop longues, problèmes de syntaxe, d’orthographe, répétitions de mots, etc.). Faites relire vos manuscrits à des gens de lettres, compétents, même si le retour est douloureux. Vous deviendrez écrivains quand vous aurez transformé « l’écriture d’une aventure » en « l’aventure d’une écriture »… Courage !

  35. Bonjour,
    Je suis tombée sur votre article en fouinant un peu et je l’ai trouvé très intéressant. Je m’intéresse un peu à l’édition et aux contrats qui y sont liés, même si je suis très loin d’être prête pour proposer mon roman à une maison d’édition (je ne le serai peut être même jamais).
    Mais vos informations étaient claires et complètes sans compter sur votre plume qui m’a faite sourire du début à la fin !
    Merci

  36. Bonjour. J’ai reçu une proposition d’une maison d’éditions, à compte d’éditeur. Le Lys Bleu, si vous avez des informations sur cette maison , merci

    • Le Lys Bleu est bien connu depuis quelques temps. A l’époque, il obligeait ses auteurs à lui acheter 25 / 50 ouvrages (c’était selon). Ce n’est donc pas du compte d’éditeur mais du participatif. Ensuite, il a énormément d’auteurs et il est tout seul, donc je ne le conseillerais pas !

  37. Bonsoir, alors moi j’ai une question, je viens de finir un manuscrit qui est une autobiographie, je l’ai envoyé à 5 éditeurs différents : Les éditions Verone, les 3 colonnes, Les editions Sydney Laurent, Les editions Baudelaire, les editions le faucon d’or. Ces éditeurs sont ils tous à jeter? Vers qui me tourner pour une autobiographie?
    Merci de vos réponses

  38. Bjr Jean Fabien, je dois faire publier les mémoires d’officier de mon père de 95 ans (urgence de satisfaire la satisfaction de voir son livre « en vrai »): L’harmattan (contrat 5% des droits > 500 ventes si réecriture + mise en forme par l’auteur) v et les editions st honoré (800 eur). Avec lequel iriez-vous ?

    • Bonjour, pourquoi ne le faites-vous pas en autoédition ? Si l’autoédition ne vous tente pas, je pense que l’Harmattan est un meilleur choix, car même si vous ne touchez pas de droit sur les 1ers exemplaires vendus, au moins vous ne payez rien.

      • En auto édition je devrais m’occuper aussi des référencement et autres tâches pour lui donner un minimum de visibilité et ça prendra du temps. Mon père ayant 95 ans, je dois aller au plus rapide pour lui donner satisfaction… Merci infiniment !

  39. Bonjour,
    Pour la publication de mon roman, j’ai reçu un contrat qui semble plutôt intéressant de la part des Editions Saint Honoré. Que pensez-vous de cette maison d’édition ?

    • Une petite visite sur leur site web me fait dire « méfiance ». Quand un site web est exclusivement tourné vers les auteurs et la récupération de manuscrits, c’est rarement bon signe. Un éditeur est censé vendre des livres (dont être tourné vers le lecteur), pas rameuter des auteurs.

      • Ma compagne a également reçu une réponse positive des éditions Saint Honoré et, pour justifier qu’elle doit payé 800 euros, la dame qu’elle a eu au téléphone lui a dis qu’une loi a été voté en France depuis le 1er janvier de cette année qui stipule qu’il est maintenant obligatoire d’avoir l’aval d’un biographe certifié. J’aimerai savoir si c’est vrai ou si on essaye de l’arnaquer ?

      • Petite correction : c’est en fait quelqu’un de la maison d’édition Sydney Laurent qui lui a dis ça. N’empêche que Saint Honoré lui a quand même dis qu’elle devait payer 800 euros pour le biographe et l’infographe. Merci beaucoup pour votre réponse ^^

  40. Bonjour,
    J’ai reçu deux propositions de contrat à compte d’éditeur, l’un des éditions Complicité, l’autre des éditions Spinelle. Quelqu’un a t-il une expérience avec l’une ou l’autre de ces maisons ? Concernant la réticence de Jean-Fabien sur le fait que Spinelle fait aussi du compte d’auteur, peut-être est-ce une façon de financer le « risque » des contrats à compte d’éditeur, sachant qu’il n’y en a pas dans le compte d’auteur où quasiment toutes les prestations sont payantes ? C’est une toute jeune maison d’édition et on sait les difficultés de celles-ci pour dégager un minimum de marge.
    Petite précision pour Maïa (cité dans le blog), concernant le contrat avec pré-campagne de souscription. Celle-ci est généralement financée par des connaissances de l’auteur (pour certains, cela fonctionne très bien). Il faut savoir que, contractuellement, sur toutes ces pré-ventes, pas un centime ne va à l’auteur. Pour moi, il est absolument anormal qu’un éditeur gagne de l’argent sans aucune contrepartie pour l’auteur, même minime.

    • Bonjour, j’ai regardé rapidement. Dans la page de ligne éditoriale des éditions Complicité, je lis « Certains projets peuvent être soumis à souscription. ». Donc, je dis « méfiance ».
      Concernant Spinelle, voici un retour d’un auteur : « J’ai été édité par les éditions spinelle. C’est tout d’abord un contrat participatif. Il n’y a aucune promotion une fois l’impression faite (150 exemplaires. Non vérifiable). Contacts par mail désastreux avec la ou les rares interlocuteurs. Aucun contact téléphonique. Tous les exemplaire vendus l’ont été par moi. Plus aucun contact depuis l’impression des livres. Le référencement à duré sur plusieurs semaines. Évidemment le site était vendeur « nous prenons soin de nos auteurs » « nous vous accompagnons tout au long de votre projet » etc….Très très mauvaise expérience pour mon premier livre édité qui méritait bien mieux que ces charlatans, dommage pour lui… ». Donc, méfiance aussi. Dans tous les cas, vérifiez bien qu’on ne vous demande pas d’argent + demandez qui est le distributeur / diffuseur + prenez contact avec des auteurs maison. Bonne chance à vous !

      • Merci de ce retour rapide. Le contrat qui m’est proposé n’est pas participatif. La seule obligation est l’achat de 30 bouquins, mais j’en ai la vente évidemment, donc je ne considère pas cela comme un obstacle. Le distributeur est Spreadboeck.com. Je suis allé voir, il semble assez sérieux. Pour le reste, le retour que vous avez trouvé est intéressant, sachant que ce que l’on attend avant tout (par différence avec le compte d’auteur) c’est que l’éditeur s’occupe réellement de la promotion de votre livre. Sinon, autant publier à compte d’auteur, ce que j’ai fait avec mon premier roman.
        J’avoue aussi être tenté par Atramenta qui semble sérieux et recueille pas mal d’avis favorables. Au moins, ils annoncent clairement la couleur (130 € pour un service assez complet, mais on peut ensuite acheter ses exemplaires à des prix intéressants). Ils offrent aussi toute une palette d’outils efficaces pour corriger son manuscrit et tendre vers le professionnalisme, le tout gratos. Je pense que c’est un bon compromis entre les deux solutions.

      • « L’achat de 30 bouquins » => tant mieux si ce n’est pas un problème pour vous, mais c’est une façon pour l’éditeur de faire « participer » l’auteur. Cette disposition est illégale dans un contrat de cession. Ceci dit, c’est relativement peu (en général, les éditeurs participatifs demandent plutôt à l’auteur d’acquérir une centaine d’ouvrage). Quel est le pourcentage de remise (par curiosité) ?

      • Pas bien épaisse ! 10% + 12% de droits d’auteur. Je le leur ai fait remarquer. Quand je laisse des bouquins à mon supermarché local (qui m’en écoule pas mal), je leur fais 20% de remise, donc je ne gagnerais quasiment rien avec eux. Chez Complicités par contre, c’est 30% sur le prix public +livraison, sans obligation d’achat et 8% de DA (contrat reçu).

      • Je crois que dans le contrat type SGDL (à vérifier), le %age minimum de remise est de 30% + DA. Dans tous les cas, 10% n’a aucun sens, sachant que la moyenne des remises libraires est de 35%.

      • Dans le contrat SGDL ils préconisent 40% minimum. Dans le contrat Complicités, ils proposent 30% sans préciser si les DA sont en plus. Ce dernier est calqué en grande partie sur le SGDL mais simplifié. Par contre, ils ne proposent que 8% de DA sur le livre numérique comme sur le papier. Je trouve cela franchement insuffisant quand on sait qu’ils ont très peu de frais sur le téléchargement. Qu’en pensez-vous ?
        Autre chose : aucune mention d’a-valoir, mais j’imagine que seuls les « grands » éditeurs le proposent ? D’après la SGDL, rien d’obligatoire.

      • Je vous confirme que seuls les éditeurs d’une certaine taille font des à-valoirs (j’ai écrit une 10aine de bouquins avec des éditeurs à compte d’éditeur, je n’ai eu d’à-valoir que dans la moitié des cas, et encore, pas des gros). Pour le numérique, dans le cas de ma maison d’édition, on préconise au minimum des DA à deux fois le physique (si 10% sur le physique => 20% sur le numérique).

      • Bonjour,
        Je vais éditer chez maïa et ai un ami qui y est également en tant qu’auteur. Rien à redire. Un bon rapport avec l’équipe qui se charge de la promotion. Il s’agit bien de compte d’éditeur. On est bien accompagné. Donc pas de méfiance à avoir 😉

  41. Bonsoir Jean Fabien que pensez-vous des éditions Le Lys Bleu, les éditions Saint Honoré et les éditions Hélios ? Bonne soirée !

    • Pour le Lys Bleu, d’après plusieurs auteurs, il faut acheter des exemplaires (50). De plus, un éditeur qui fait autant de retape auprès des auteurs, c’est plutôt mauvais signe (il publie énormément de livres). Un éditeur devrait plutôt chercher des lecteurs que des auteurs.
      Saint-Honoré, c’est clairement du compte d’auteur (à fuir).
      Hélios, je connais pas du tout.

      • Ok merci beaucoup pour les renseignements. Trouver une maison d’édition sérieuse qui accepte de donner sa chance à une inconnue c’est véritablement la quête du Graal….

  42. Encore merci pour les tuyaux. J’ai une liste de maison d’éditions mais je ne sais pas si c’est sérieux et à compte d’éditeur. La voici :
    1) Coetquen
    2) Souffle d’or
    3) Saint Martin
    4) Rue Fromentin
    5) ALTESS
    6) Belfond
    7) Petra
    8) AO Andre Odemard
    Si tu peux éclairer ma lanterne ! Un grand merci et bravo pour ton site vraiment très bien réalisé et plein d’infos utiles.

    • Hello
      1) Coetquen : à éviter
      2) Souffle d’Or : je ne connais pas, c’est spécialisé dans le dév’ personnel mais ça a l’air sérieux.
      3) Saint Martin : tout petit éditeur du Nord apparemment, ça a l’air d’être du compte d’éditeur.
      4) Rue Fromentin : éditeur sérieux et très connu
      5) Altess : je connais pas et je ne trouve pas leur site, donc dur à dire
      6) Belfond : un des plus gros éditeurs classiques. Etre édité chez eux est quasi impossible mais qui ne tente rien n’a rien 😉
      7) Petra : ça a l’air modeste mais sérieux
      8) AO : ça a l’air d’être spécialisé mais c’est sérieux

      Belle journée à toi

  43. Hello Jean Fabien ! Merci encore une fois pour tes infos et conseils. Vu que mon premier manuscrit est un témoignage orienté vers le développement personnel, je vais m’en tenir aux petites maisons d’éditions dont la ligne éditoriale correspond à ce que j’ai écrit.
    Je te souhaite un bon après-midi !
    Déborah

  44. Bonjour monsieur, je viens de lire attentivement tous les commentaires et en premier lieu je vous en remercie pour votre article qui est très instructif. Etant à la retraite, je me suis mise à l’écriture d’histoires policières qui sont également un prétexte au voyage. J’aimerais savoir ce que valent mes écrits (autre que l’avis des amis et voisins qui ont aimé) par des professionnels. J’ai envie de tenter un envoi à deux maisons : Editions du Menhir et Editions Yovana, qu’en pensez-vous ? Par avance je vous remercie.

    • hello, je ne connais pas ces éditeurs. Un tour rapide sur leur site me laisse à penser que Menhir fait du participatif et se distribue lui-même (pas un bon point). De plus, le fait qu’ils disent « chercher » des auteurs n’est pas très bon signe. Yovana, ça a l’air modeste mais sérieux.

      • Je vais donc tenter Yovana. Mon but est d avoir des avis sur mes romans s il y a une publication au bout tant mieux si c est négatif je n aurais pas de regrets. Je vous remercie d avoir pris le temps de me répondre

  45. Merci pour cet article que je conserve dans mes favoris. Le Lys Bleu a aussi une mauvaise réputation, je ne sais pas si vous l’avez mis dans votre liste.

  46. Bonjour Jean-Fabien. Les éditions Le Lys Bleu me propose un contrat pour mon manuscrit. Il me semble que cette maison a une mauvaise réputation. Voici les principales caractéristiques du contrat :
    – La publication sous 90 jours,
    – La diffusion papier par deux sociétés spécialisées (diffuseur et distributeur) sur le territoire français. Tous les libraires auront accès à votre ouvrage,
    – La diffusion numérique par une société spécialisée sur les territoires français, belge, suisse et canadien,
    – La gestion du stock et des retours libraires (votre livre toujours disponible sans rupture),
    – Un tirage de 300 exemplaires minimum,
    – Un prix de vente fixé au plus juste,
    – 40 exemplaires minimum avec un rabais de 30%,
    – Des droits d’auteur de 13%.

    Et concernant les 40 exemplaires à acheter voici le détail dans le contrat = ARTICLE 16 – EXEMPLAIRES CEDES A L’AUTEUR
    L’éditeur s’engage à fournir 40 exemplaires supplémentaires au premier tirage qui seront facturés 70 % du prix public de vente TTC à l’auteur qui ne pourra les refuser. Les frais d’envoi ou de livraison France (métropole) seront à la charge de l’auteur pour un forfait de 9 euros par envoi quel que soit le nombre d’exemplaires, les frais d’envoi à l’international (y compris territoires français outre-mer) seront refacturés à l’euro exact à l’auteur. Les frais d’acquisition de ces exemplaires pourront être réglés en trois (3) fois à chaque livraison.
    Ce nombre d’exemplaires correspond aux ouvrages que l’auteur pourra utiliser pour ses besoins personnels mais également pour des besoins de ventes (salons, dédicaces). Par ailleurs, les exemplaires nécessaires, en cas d’organisation de salons littéraires ou de séances de dédicaces par les soins de l’éditeur, seront fournis aux organisateurs par l’éditeur.

    Je pense que ce n’est pas une bonne chose de m’imposer d’acheter 40 exemplaires surtout avec des frais d’envoi aussi élevé…Qu’e penses-tu ? Bonne journée à toi
    Déborah

    • Hello, le Lys Bleu a une technique : chercher un maximum d’auteurs, leur faire payer les 40 exemplaires et après… ben après, il se passe pas grand-chose. C’est effectivement une clause abusive et qui lui évite de travailler les ouvrages après puisqu’il a déjà empoché l’argent des 40 ouvrages. Tout cela n’est pas très sérieux et ce n’est clairement pas de l’édition 🙂

      • Bonjour Jean Fabien et merci pour ta réponse. Après réflexion donc j’ai décidé d’attendre les réponses des autres maisons d’éditions sérieuses auxquelles j’ai envoyé mon manuscrit et si rien de positif n’en ressort, je ferai quand même affaire avec le Lys Bleu même si je ne vends que 40 exemplaires parce que d’abord c’est mieux que rien du tout et ensuite c’est un travail extrêmement personnel et je voudrais le voir imprimé au moins pour mes proches. Alors je ne me presse pas et on verra bien dans quelques mois. Belle journée à toi.😁

  47. Article bien désagréable à lire avec beaucoup de références machistes. On sent la grosse frustration de l’auteur de l’article.

    • En général, l’Harmattan fait des contrats où l’auteur ne touche pas de Droits d’auteur sur les 150 premiers exemplaires. Sachant qu’ils fixent des prix de bouquin assez élevés, ça leur permet de rentrer dans leur frais. C’est un peu comme du compte participatif.

  48. Après avoir envoyé mon manuscrit chez Beaudelaire, j’ai reçu depuis 4 mois plusieurs courriers et mails de rappel avec force félicitations et bla bla bla. Ils me proposent maintenant une diminution de leurs « honoraires ». Que faut-il en penser ?

  49. Bonjour, merci pour ces conseils et de partager votre expérience. Je suis un bébé auteur de 18 ans, et après avoir signé un contrat avec un éditeur qui a fait faillite et a fermé sa maison sans même m’en informer, je me suis récemment tourné vers Atramenta. Je suis ravi des retours positifs que je vois et de la la réputation du site.

    • Altramenta est un bon compromis. J’ai échangé avec le responsable, dévoué et cordial. Je serais passé chez eux si je n’avais signé un contrat à compte d’éditeur. (Madeleine L vient de paraître aux éditions Complicités).

  50. Bonjour Jean-Fabien et tout le monde ! Bon moi après trop de retours négatifs des éditeurs sauf un mais qui me demandait d’acheter 40 exemplaires (je n’ai pas autant d’argent à sortir) pour visiblement peu de pub derrière (témoignages de ceux qui ont tenté avec le lys bleu + avis de Jean-Fabien), je me suis lancée dans l’auto-édition numérique chez Librinova. J’ai fait moi-même la couverture de mon livre. Cela ne m’a coûté que 75 euros que je suis en passe de récupérer puisqu’en une semaine j’ai déjà vendu 12 exemplaires. Mon livre « La Révélation du Tsunami » est visible partout sur La Fnac, Amazon etc…Bien sûr j’assure seule la promotion mais cela ne me dérange pas. Je suis débrouillarde. Donc pour l’instant cela me convient très bien. Je voulais partager mon expérience. Bonne journée

  51. Bonjour Jean-Fabien, merci de partager ces réflexions et ces commentaires, ils permettent à l’auteur néophyte une meilleur réflexion sur les possibilités offertes. Ceci dit, comme plusieurs, j’ai reçu une offre des Éditions Sydney Laurent qui, à première vue, me semblait honnête jusqu’à ce que j’aie la bonne idée d’aller voir ce que disent les forums à leur sujet. Profonde déception ! Moi qui était si heureux d’avoir enfin un éditeur intéressé à mon manuscrit. Pour ma gouverne, est-ce que 30% de droits sur les ebooks et 15% sur le livre papier est considéré comme correct ou pas ? Aussi, outre les 750 Euros demandés pour le correcteur, sais-tu si cet éditeur fait réellement son travail d’éditeur ou pas ?

    Merci d’avance

    • Bonjour, le %age importe peu si c’est sur seulement 10 bouquins vendus… Le problème de demander à l’auteur de payer, c’est que cela introduit un biais dans la relation qui a pour conséquence que le nouveau business model pour « l’éditeur » n’est plus de vendre des livres mais de trouver des auteurs. Cela demande moins de boulot et on gagne à tous les coups. Ainsi, il n’a aucun intérêt à bien faire son boulot d’éditeur. Je considère que c’est de l’escroquerie.

  52. Bonjour, je voulais faire part de mon expérience avec les éditions Complicités. Après acceptation de mon manuscrit, ils m’ont signé un contrat à compte d’éditeur, sans aucune contrepartie de ma part. J’ai été agréablement surpris par la qualité du tirage. Hormis un léger retard d’impression au départ (vacances…) je n’ai eu aucun problème. Olivier Petot joue le jeu et fait tout pour satisfaire à mes demandes. Bien sûr, inutile de s’attendre aux services de Gallimard ou Julliard. On reste dans une très petite maison d’édition, et question promo, il faut faire le job. Malgré tout, il envoie un service de presse à tout média qui en fait la demande. Voilà mon retour dans l’immédiat.

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