Et voilà le travail (pourquoi je n’irai plus au salon du livre de Paris)

salondulivre

Il paraît que nos actes ont des conséquences. Si, si.

 

Petit exemple :

Je m’appelle Jules et je suis à la maternelle. Le petit – plus petit que moi en tout cas – Léon me vole mon BN. Je lui fous une tarte (il aura bien mangé celui-là aujourd’hui).

C’est ce qu’on appelle le principe d’action – réaction.

(et le lendemain, le père de Léon vient éclater la gueule du père de Jules, c’est ce qu’on appelle une réaction en chaîne.)

Ainsi donc, les actes commis par Léon ont eu des conséquences (parfois qui dépassent ses espérances, soyons clairs).

 

Dans la vraie vie (celle des grands qui se lavent les dents et votent consciencieusement à chaque élection – ce qui ne les empêches pas d’avoir des caries et le FN à 15%), c’est pareil.

Ainsi, quand on met un prix d’entrée à un salon du livre à 12 €, que l’on monétise le marché de la dédicace en exigeant 2 € pour tout livre qui rentre, que l’on fout le parking à 40 boules, que le moindre sandwich dégueu est à plus de 5 €, que l’on loue des espaces microscopiques à des prix prohibitifs, bref qu’on fait chier tout le monde pour se faire un max de blé, eh ben on se prend -15% de fréquentation dans la tronche. Et c’est mérité. Merci le salon du livre de Paris, c’est une belle réussite populaire et culturelle.

 

 

My user experience

Ouais, je suis moderne, je maîtrise grave la langue de l’autre con qu’a fait des pièces de théâtre avec des gens qui meurent ou qui causent à des crânes et donc je dis « user experience » plutôt qu’autre chose. Et puis, ça donne une caution et me permets de dire des choses définitives sur l’état du monde, auréolé que je suis de mon statut de « customer ».

Bref, j’étais au salon du livre porte de Versailles ce vendredi 18 mars parce qu’il se trouve que je devais signer quelques exemplaires d’un recueil de nouvelles (intitulé « L’inconvenance du désastre »). Connaissant un peu le truc, je m’étais mis plein de rendez-vous pour pas trop m’emmerder. Je suis quand même resté assis une petite heure sur le stand (enfin, sur une chaise plutôt) et j’ai attendu que des passants s’égarent jusqu’à moi.

Les dix premières personnes croisées « cherchaient un éditeur ». En effet, j’avais oublié – quel poisson rouge je fais – qu’il y avait plus d’auteurs à la recherche d’un éditeur que de lecteurs au Salon du Livre. Comme « prendre de l’auteur », c’est pas trop mon créneau (qui est un peu plus au ras des pâquerettes, soyons clairs), j’ai fait comme si je n’avais pas compris la question et j’ai mal orienté ces charmants promeneurs (« au fond à droite, Gallimard cherche de nouvelles plumes »).

Au bout d’un certain nombre de refus polis (« je voudrais bien acheter, mais j’ai plus un rond et j’ai déjà claqué 12 euros pour rentrer »), je me suis dégourdi les jambes et me suis baladé.

J’ai vu beaucoup de classes, de jeunes qui se couraient après, beaucoup de files d’attente (des gens voulant voir des « people »), quelques « peoples » sans files aussi (honte suprême) et finalement pas tant de monde que ça, à part sur les stands des éditeurs de poche et autour des rares points où l’on pouvait se poser (il faut croire que les organisateurs n’aiment pas trop l’idée que les lecteurs puissent poser leur cul une fois de temps en temps).

Au final, je me suis senti assez mal à l’aise, car cela ne ressemblait pas vraiment à un salon du Livre comme je les aime où l’on prend le temps de parler aux gens, où l’on fait des rencontres. Cela ressemblait plutôt à une espèce de grosse foire où l’on doit être vu (pour certains) et où l’on veut aller à la rencontre de l’éditeur qui ne répond jamais au téléphone (sait-on jamais) si on a la chance de cibler un éditeur qui n’a pas boycotté la manifestation (ils sont de plus en plus nombreux). C’est surtout, bien évidemment, une superbe machine commerciale où tout est payant (et cher en plus). En un mot comme en cent, cette manifestation me fout la gerbe.

 

 

La polémique qui sert à rien

Alors oui, comme d’habitude, ce salon fait polémique. Ainsi, Augustin Trappenard a-t-il reproché, en plus des points déjà mentionnés, la surreprésentation des auteurs indépendants.

Ce à quoi un bloggeur a répondu qu’il ne comprenait pas très bien, parce que (en vrac) :

  • Les autoédités souffrent d’un manque de visibilité
  • Les autoédités font vivre l’édition aussi
  • Si les grandes maisons lisaient les manuscrits, on serait pas dans cette merde (je résume)
  • Il y a de la qualité aussi dans l’autoédition

 

Bon, un auteur autoédité qui défend l’autoédition, rien de bien neuf vous me direz, mais la liste des arguments qu’il utilise me permet de revenir sur plusieurs billets qui ont émaillé la blogosphère récemment (notamment sur le refus de plusieurs bloggeurs de parler des auteurs à compte d’auteur ou autoédités).

Déjà, il me semble que se plaindre en tant qu’autoédité de manquer de visibilité, c’est un peu comme si un promeneur crachait en l’air et disait qu’il pleut. En effet, il semblerait que ce bloggeur ignore que le marché du livre souffre d’une surproduction globale patente, qui le rend doublement asymétrique : trop d’auteurs voulant être édités pour le nombre de livres qui paraissent, ce nombre étant lui-même trop important pour le nombre de lecteurs.

Donc évidemment, cela crée une double frustration : celle de l’auteur non publié, puis celle de l’auteur publié qui vend peu (sans parler de la frustration du lecteur qui ne sait plus quoi lire).

Ignorer ensuite que la majorité des manuscrits refusés par les éditeurs vont ruisseler sur le marché de l’autoédition et de l’édition à compte d’auteur, c’est refuser d’aller au bout du raisonnement.

La première conséquence est que l’autoédition participe largement au problème de surproduction en contournant les digues de la sélection éditoriale.

La deuxième conséquence est que s’il existe sans aucun doute des auteurs autoédités de qualité, ils sont noyés dans la masse d’une production de mauvaise qualité et dans laquelle il est peu aisé de s’y retrouver.

Ensuite, ne pas voir que la presse ne peut pas s’intéresser aux auteurs autoédités, c’est faire preuve d’une naïveté confondante. Les journalistes n’ont déjà pas le temps de prendre connaissance de la production des gros éditeurs qui font un gros travail de sélection (cela n’aura pas échappé aux auteurs recalés), comment pourraient-ils avoir le temps (et même l’envie) de se jeter dans cette jungle qu’est « l’édition indépendante » comme on dit parfois ?

Il y a de moins en moins d’espace culturel dans l’ensemble des publications et de plus en plus de livres, l’équation n’a pas de solution. Ainsi, que cela plaise ou non, il existe une réelle nécessité de régulation plus ou moins objective, il n’y a pas d’autre solution, ou alors faut qu’on me l’explique (je suis preneur, sincèrement).

Enfin, concernant la sélection des manuscrits et l’apparente injustice qui s’y cache, j’ai déjà écrit un article sur le sujet : ici.

 

 

En conclusion, personne ne dit que l’autoédition, c’est le mal. Personne ne dit qu’il n’y a que de la daube dans l’autoédition, cela serait absurde. Mais refuser de voir que mécaniquement les livres autoédités (ou pire en édition à compte d’auteurs) sont globalement moins bons parce qu’ils sont passés par moins de filtres, c’est faire preuve d’un aveuglement assez étrange (ou d’un peu de mauvaise foi). Si une maison d’édition refuse 99% des manuscrits qu’elle reçoit en prétextant que la qualité n’est pas au rendez-vous, il ne faut pas se leurrer, les 99% refusés vont grossièrement alimenter le marché de l’autoédition et de l’édition à compte d’auteur, façon vase communiquant.

 

Moins on tamise et plus il est dur de trouver de l’or.

 

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66 réponses à “Et voilà le travail (pourquoi je n’irai plus au salon du livre de Paris)

  1. Tu sais, les filtres d’éditeurs, je m’en méfie. Moi éditeur (tiens, ça me fait penser à quelqu’un), j’aurais foutu au pilon des 50 nuances et des twilight… moralité ? je ne me serais pas faite des couilles en or ! Pourtant, la qualité d’écriture n’est pas au rendez-vous (pour mon avis), les scénarios sont nuls, personnages aussi, clichés, typés, édulcorés… bref, je pense que tu as compris.

    Le compte d’auteur, la pire des choses ! Plutôt ne pas publier que d’en arriver à cette extrémité !

    • Oui, il y a un travers à l’édition classique lié à l’argent qui y circule. Ainsi, lorsqu’un bouquin marche à l’étranger, on achète à prix d’or les droits (sans en vérifier forcément la qualité) et on inonde le marché de cette bouse.
      Tout n’est pas blanc ou noir (comme partout).

      • La bouse, ça rapporte ! La merde, ça rapporte toujours, même si ça sens mauvais, parce que c’est bien connu que l’argent n’a pas d’odeur, comme disait Vespasien.

    • Certes, mais 50 Nuances et Twilight, ça plaît à une majorité. La question est : « Pourquoi ? » Ces deux romans nous viennent de pays anglophones, là où les agents littéraires sont les premiers « filtres », alors qu’en France, les maisons d’éditions font barrage à ces fameux agents, sans doute pour ne pas laisser gonfler les maigres pépettes dont ils rémunèrent les auteurs. Les agents littéraires qui ont découvert ces deux romans populaires, en vrais professionnels, ont vu le potentiel, se sont battus pour leur trouver des éditeurs, et se sont même occupés de leur promotion. Plus professionnels que toi, Belette…
      Tu es bien sévère, Belette, pour un éditeur qui fait des fautes de français dans son commentaire…

      • Bon, on va pas commencer à se taper dessus, hein ? 🙂
        Perso, 50 nuances de gray, c’est pas ma tasse de thé, je trouve ça très mal écrit. Vous notez cependant un point tout à fait pertinent : il n’y a que très peu d’agents littéraires en France. Mais bon, ils induisent dans les pays où ils sévissent une forme de sélection par l’argent qui me hérisse un poil…

      • Que celui qui n’a jamais une faute d’orthographe ou de frappe, ou de distraction me jette la première bière ! De plus, je ne suis pas éditeur, ni éditrice, juste une travailleuse et je n’ai rien à voir avec le monde de l’édition.

        Certes, la généralité, ça plait, il suffit de voir les programmes les plus vus de l’année, souvent chez TF1 et pas toujours des émissions ou reportages fins… Les gens aiment la généralité, et il est plus facile de satisfaire la majorité que le haut du panier.

        Tant mieux pour les agents littéraires qui se sont fait de l’argent sur ces livres, ils ont bien fait leur job. De plus, je n’ai jamais dit que j’étais professionnelle dans quoi que ce soit. Même pas mal…

        J’aime être sévère et le fouet est ) côté de moi ! *rire sadique*

      • Un article intéressant dans le Lire de mars 2016 : « comment se faire éditer – enquête au pays des rêves de papier ».

      • Non, non, Jean-Fabien, on se tape pas dessus, enfin, moi je frappe pas les enfants des autres… Le monsieur qui me parle d’une faute dans mon article le fait peut-être… Comme on dit toujours, chez nous « vise bien si tu me frappes et mets-moi au tapis parce que sinon… » mais ici, pas de ring ! 😀

        Hélas, l’argent fait tourner le monde et il s’insinue partout. Les agents littéraires ont du flair !

  2. Bon, l’article passe un peu en revue la question mais il me semble que quelques données sont faussées dès le départ. Par exemple il parle de l’autoédité comme d’un auteur qui peine à trouver son lectorat, bref qui sort des livres qui ne marchent pas.
    C’est la première fausse idée. Il faut savoir que le lecteur ne fait pas forcément la différence à l’emballage. Il lit, et si ça lui plaît, le bouche à oreille fonctionne.
    Je connais perso beaucoup d’autoédités dont le succès ferait pâlir d’envie plus d’un auteur « traditionnel » et même reconnu.
    Mais pour résumer et contrebalancer un peu l’article:
    1/ le fameux « tri » des éditeurs n’est pas un critère de qualité forcément.
    2/ les autoédités sont à présent en contact avec les lecteurs de façon directe sur le site Amazon. (hou, désolée, j’ai prononcé le nom du grand méchant loup)
    Ce qui veut dire qu’au lieu d’être trié par un premier lecteur qui risque, bien qu’étant un professionnel (hum) de passer à côté de votre chef d’oeuvre, le tamis est dorénavant le lecteur.
    Eh oui, le lecteur est soi-disant moins pro que le pro, mais c’est quand même lui la finalité du bouquin.
    Résultat des courses, le tamis est plus fin car les lecteurs plus nombreux, et il apparaît parfois quelques pépites, même si tout ceci reste dans le domaine de la lecture de distraction.
    D’ailleurs les éditeurs ne s’y sont pas trompés, qui en douce vont faire leur marché consuméristes là où nous savons, (je ne prononcerais pas de nouveau le nom du diable mais tout le monde a compris,n’est-ce pas?) et sélectionnent des autoédités qui ont bien marché. Le prisme du tri a été affiné. Ils vont apporter la correction éditoriale qui manque et suivre le mouvement. (pour ne citer que Bragelonne, Lafon, Fayard, Flammarion ou Mazarine, pour ceux dont je suis sûre.) Ah oui, j’oublie ceux qui vont chercher les autoédités américains sans préciser qu’il s’agissait d’autoédités. Lattès par exemple.
    3/ ok, les autoédités participent à un engorgement par le nombre d’ouvrages, et alors? Il y en a déjà un, pourquoi serait-ce essentiellement l’apanage des éditeurs de décider qui aura le droit d’engorger et qui devra se contenter de rester de l’autre côté de la barrière?
    4/ cette nouvelle situation avec ce phénomène de société créé par l’outil KDP, permet de faire bouger des lignes qui auparavant étaient immuables, je parle là de la façon de négocier les contrats. La parole entre autoédités est en général libre et très partagée. Et des clauses de contrats jusqu’à présent jamais touchées se sont vues largement bousculées, déplacées, ré-inventées, au grand dam des éditeurs tout puissants jusqu’alors, et qui pourtant pour la plupart ont cédé. Pourquoi,? parce que l’auteur indépendant a une porte de sortie. Il se sent plus fort.
    Pourquoi je suis passée de « auto-édité » à auteur indépendant? Ben d’abord, ça fait un peu moins « gros mot ».
    Mais aussi parce qu’on trouve dans les auteurs « indés » de plus en plus à présent d’auteurs « hybride » mot barbare, qui désigne les auteurs qui à la fois ont des bouquins chez des éditeurs, depuis longtemps, depuis peu ou pour très bientôt, et qui, en même temps, décident d’autoéditer sur la plateforme diabolique certains de leurs ouvrages. Ceux dont ils estiment qu’ils étaient passés au pilon bien trop vite, par ex. Ou ceux qui avaient été refusés, pour des raison qui parfois n’avaient rien à voir avec la qualité… Je ne rentrerai pas dans les détails, ça prendrait un bouquin entier.
    Bon, allez, j’arrête là.
    Mais le sujet est passionnant car c’est maintenant que ça se passe, et rien n’avait bougé depuis très très longtemps.

    • Merci pour votre éclairage intéressant.
      Je vais répondre sur certains aspects (pas tous, parce que c’est très subjectif tout ça 🙂 ).

      « Par exemple il parle de l’autoédité comme d’un auteur qui peine à trouver son lectorat, bref qui sort des livres qui ne marchent pas. »
      => Disons que je fais une généralité, c’est vrai. Beaucoup d’auteurs qui n’arrivent pas à être édité se tournent vers l’autoédition. J’imagine qu’il existe aussi des gens qui choisissent l’autoédition.

      « Il faut savoir que le lecteur ne fait pas forcément la différence à l’emballage. »
      => Certains lecteurs ne font pas la différence, de là à dire « le » lecteur ne fait pas la différence, il y a un pas que je ne saurais franchir. Les autoédités impriment souvent leur livre sur des plateformes d’impression (lulu, etc.), et il faudrait être aveugle pour ne pas voir la différence.

      « Il lit, et si ça lui plaît, le bouche à oreille fonctionne. »
      => Encore une fois, il s’agit de certains lecteurs. La majorité des livres physiques s’achètent tout de même dans des points de vente « classiques ».

      « Je connais perso beaucoup d’autoédités dont le succès ferait pâlir d’envie plus d’un auteur « traditionnel » et même reconnu. »
      => Et ? Je n’ai pas dit le contraire 🙂

      « 1/ le fameux « tri » des éditeurs n’est pas un critère de qualité forcément. »
      => Non, mais cela permet d’enlever grossièrement ce qui n’est pas terrible.

      « 2/ les autoédités sont à présent en contact avec les lecteurs de façon directe sur le site Amazon. (hou, désolée, j’ai prononcé le nom du grand méchant loup) »
      => Je n’ai aucun problème avec Amazon, je vends beaucoup d’ebooks sur amazon 😉 (sans parler des livres physiques, même si je préfère que mes lecteurs aillent en librairie)

      « Ce qui veut dire qu’au lieu d’être trié par un premier lecteur qui risque, bien qu’étant un professionnel (hum) de passer à côté de votre chef d’oeuvre, le tamis est dorénavant le lecteur. »
      => Ce n’est pas tout à fait exact. Encore une fois, la majorité des livres s’achètent dans des points de vente classiques, ce que vous décrivez existe mais ne constitue pas une vérité générale. Cependant, nous ne pouvons l’ignorer, c’est vrai et c’est une tendance (une évolution même).

      « Eh oui, le lecteur est soi-disant moins pro que le pro, mais c’est quand même lui la finalité du bouquin. »
      => Je dirais « les » lecteurs, il y en a plein de différents.

      « Résultat des courses, le tamis est plus fin car les lecteurs plus nombreux, et il apparaît parfois quelques pépites, même si tout ceci reste dans le domaine de la lecture de distraction. »
      => Je ne suis pas sûr de vous suivre quand vous parlez de « lecture de distraction ».

      « D’ailleurs les éditeurs ne s’y sont pas trompés, qui en douce vont faire leur marché consuméristes là où nous savons, (je ne prononcerais pas de nouveau le nom du diable mais tout le monde a compris,n’est-ce pas?) et sélectionnent des autoédités qui ont bien marché. »
      => J’ai lu les quelques autoédités qui ont bien marché (genre ceux qui boivent du café, etc.) et le moins que l’on puisse dire c’est que cela n’avait aucune chance de passer la sélection d’un éditeur classique (c’est mon avis). Donc, un éditeur étant aussi un commerçant, il surfe sur ce succès. Je trouve ça plutôt inutile, mais pourquoi pas (encore une fois, ce n’est que mon avis). Personnellement, en tant qu’auteur et en tant qu’éditeur, quand j’écris ou je publie, mon idée première n’est pas dans vendre un max, mais plutôt d’écrire ou de publier ce qui me plaît / ce dont j’ai envie. Si ça se vend, c’est la cerise sur le gâteau. J’ai souvent le sentiment que certains ne pensent qu’en termes de ventes. Mouais, on parle de livres et de culture, pas de chaussettes, hein ? 😉

      « Le prisme du tri a été affiné. Ils vont apporter la correction éditoriale qui manque et suivre le mouvement. »
      => Encore une fois, j’ai lu le résultat pour le livre que j’évoque ci-dessus, ça reste pas bon d’après moi.

      « (pour ne citer que Bragelonne, Lafon, Fayard, Flammarion ou Mazarine, pour ceux dont je suis sûre.) Ah oui, j’oublie ceux qui vont chercher les autoédités américains sans préciser qu’il s’agissait d’autoédités. Lattès par exemple. »
      => Encore une fois, je n’ai jamais dit qu’il y avait tout à jeter dans l’autoédition (c’est même une des premières choses que je dis) et encore une fois aussi, le fait de vendre n’est pas nécessairement un critère de qualité en ce qui me concerne.

      « 3/ ok, les autoédités participent à un engorgement par le nombre d’ouvrages, et alors? Il y en a déjà un, pourquoi serait-ce essentiellement l’apanage des éditeurs de décider qui aura le droit d’engorger et qui devra se contenter de rester de l’autre côté de la barrière? »
      => C’est ce qu’on appelle le marché de l’édition. Ce n’est ni vous ni moi qui allons redéfinir les règles (même si c’est tentant).

      « 4/ cette nouvelle situation avec ce phénomène de société créé par l’outil KDP, permet de faire bouger des lignes qui auparavant étaient immuables, je parle là de la façon de négocier les contrats. La parole entre autoédités est en général libre et très partagée. Et des clauses de contrats jusqu’à présent jamais touchées se sont vues largement bousculées, déplacées, ré-inventées, au grand dam des éditeurs tout puissants jusqu’alors, et qui pourtant pour la plupart ont cédé. Pourquoi,? parce que l’auteur indépendant a une porte de sortie. Il se sent plus fort. »
      => Je ne suis pas du tout convaincu par ça, l’avenir dira si les lignes bougent effectivement 🙂

      « Pourquoi je suis passée de « auto-édité » à auteur indépendant? Ben d’abord, ça fait un peu moins « gros mot ». »
      => Je ne trouve pas, je n’ai rien contre les auteurs autoédités, d’ailleurs souvent je conseille aux auteurs qui ne trouvent pas d’éditeur de s’éditer eux-mêmes. Je dis simplement que ce n’est pas la même chose que de l’édition classique.

      « Mais aussi parce qu’on trouve dans les auteurs « indés » de plus en plus à présent d’auteurs « hybride » mot barbare, qui désigne les auteurs qui à la fois ont des bouquins chez des éditeurs, depuis longtemps, depuis peu ou pour très bientôt, et qui, en même temps, décident d’autoéditer sur la plateforme diabolique certains de leurs ouvrages. Ceux dont ils estiment qu’ils étaient passés au pilon bien trop vite, par ex. Ou ceux qui avaient été refusés, pour des raison qui parfois n’avaient rien à voir avec la qualité… Je ne rentrerai pas dans les détails, ça prendrait un bouquin entier. »
      => C’est dommage, cela aurait alimenté le débat.

      « Bon, allez, j’arrête là.
      Mais le sujet est passionnant car c’est maintenant que ça se passe, et rien n’avait bougé depuis très très longtemps. »
      => Tout bouge tout le temps mais il est vrai que la technologie est un atout 🙂

  3. Ce n’est pas complétement faux ce que tu dis, Fabien, mais il y a une catégorie d’auteurs autoédités dont les manuscrits ne passent plus par les maisons d’édition parce que les auteurs ne les envoient plus. Ils s’autoéditent directement. C’est mon cas et je ne suis pas la seule. Dans un système économique dans lequel les grands éditeurs misent sur des noms connus et visent le Bestseller, l’alternative de l’autoédition permet à de nouveaux auteurs d’émerger… Il n’est pas dit qu’il le pourrait autrement.

      • Je viens de voir le post d’Alice qui n’était pas encore visible quand j’ai ecrit mon commentaire. je suis entièrement d’accord avec Alice Quinn, mon expérience me le prouve et la sienne aussi.

  4. Si je suis dans l’ensemble d’accord avec ton discours, je rejoins mon amie la belette concernant la « sélection » des éditeurs. Il existe pas mal de bouquins passant le filtre de l’édition et qui sont d’innommables daubes, mais venant d’un auteur « bankable », donc promo maximum et tête de gondoles, comme pour Madame Valérie T ou Eric Z……
    Pour ce qui est du tout commercial, je ne dépenserai jamais un kopeck pour entrer dans un salon du livre où je dois encore (en plus) acheter des bouquins…

  5. Je suis un auteur hybride. Je vis de ma plume avec de la fiction depuis mes 25 ans. En tradi, j’ai vendu… vraiment beaucoup de livres, et je continue d’en vendre. Pourquoi me suis-je tournée (en partie) vers l’auto-édition ? D’abord, parce que financièrement c’est très intéressant. Entre récupérer 40 centimes ou 2 euros par bouquin, y’a pas photo. Deuxièmement, Alice a raison, on ne négocie pas du tout les contrats de la même manière. C’est l’éditeur qui vous court après, pas le contraire : vous n’avez plus vraiment besoin de lui. Mais surtout, passées les petites gueguerres stériles, il s’agit de voir plus loin que le bout de son nez. L’auto-édition et l’édition traditionnelle sont complémentaires et doivent s’appuyer l’une sur l’autre. Nous sommes plusieurs à essayer de jeter des passerelles entre les deux (Laurent Bettoni en particulier, s’y adonne assez brillamment). Vous êtes écrivain, vous savez donc qu’un livre qui rate son lancement, aussi génial soit-il, est un livre mort. Votre ouvrage n’a qu’un mois, deux, trois dans le meilleur des cas, pour trouver son public : c’est beaucoup trop court. Pas le temps pour le bouche à oreille, à moins d’un gros coup de chance. Mais si un livre amasse un premier lectorat sur le Net ? Sur plusieurs mois, car le numérique se périme moins rapidement. Alors ? Alors, quand votre livre arrive en librairie, il peut rebondir sur ce premier lectorat. Plus un livre est lu, plus il est lu.
    Aujourd’hui, j’ai signé mon roman chez un éditeur qui me plait, un type honnête et brillant, qui est convaincu par cette démarche. Et en tant qu’auteur, je ne suis pas la seule.
    Le grand atout du numérique, c’est d’allonger la durée de vie d’un livre.
    Par ailleurs, on peut penser ce qu’on veut des « Gens heureux », mais réduire l’auto-édition à ça, c’est un peu comme réduire l’édition traditionnelle au dernier bouquin de Copé (à part d’Agnès Martin Lugand a quand même plus de mérite).

    • Oui suis d’accord sur Laurent Bettoni, j’aime beaucoup les gens qui innovent.
      Ma réaction était plus par rapport à l’article du bloggeur qui me semble naïf.
      Il existe tout un tas d’autres innovations qui créent des ponts : la POD, le streaming, etc.
      Je ne veux pas mettre toute l’autoédition dans le même bateau, je dis simplement qu’il est beaucoup plus dur d’y trouver des choses de bonne qualité. Ensuite, et là j’approuve à 100% vos propos, c’est un moyen plus rémunérateur et pas plus bête de « réussir » à percer.

  6. Bonjour,
    En résumé qu’en est-il de l’autoédition? Voila la question qui me taraude à la fin de la lecture( je trouve la taille de la police trop petite, mais c’est mon avis tout personnel) de tous vos commentaires.
    Je suis passée par l’édition à compte d’auteur. L’envie d’exister en encre et papier étant plus forte que la raison, je me suis fourvoyée dans cette « arnaque » et y ai laissé quelques plumes, mais pas trop.
    J’ai été publiée à compte d’éditeur en 2011. Hélène Jacob pour la citer car cette maison d’édition est sérieuse et s’occupe de ses auteurs avec professionnalisme et une attention de tous les instants, mettant en œuvre tout un tas de moyens de communication au goût du jour et suivant ses auteurs comme si ils étaient ses enfants, ce qu’ils sont en vrai d’ailleurs.
    Je voudrais publier un troisième ouvrage en passant par l’autoédition car lors de mes dédicaces, j’ai rencontré au moins 3 auteurs régionaux qui m’ont assurés qu’ils se faisaient un seconde retraite de cette façon.
    Moi, je ne cherche pas spécialement à gagner de l’argent mais si c’est en sus, ce serait le bonheur.

    Mais voila…vous voyez, ces mots-là, que vous utilisez, POD, streaming j’y entrave que couic. Et c’est récurant en plus ces abréviations qui impliquent des recherches sur le ternet pour trouver leur signification. C’est récurant des mots anglais que certains manient avec Une aisance qui me laisse pantoise, moi qui ne suit pas de la même génération que ceux qui les emploient.

    Je n’ai vendu qu’une centaine de livres de mon premier ouvrage (ceux que j’avais fait imprimer lors de mon premier coup de folie). J’en suis à environ 300 pour mon second ouvrage ce qui peut paraître peu au regard de certains commentateurs de ce post mais je m’en fiche. Je fais des dédicaces et j’adore ça . Les enseignes Cultura de ma région d’adoption (la Gironde) me connaissent et apprécient la façon dont j’anime ma journée lors de ces dédicaces. J’ai également partagé mon amour pour l’écriture dans le magasin Cultura de Brive (ma région natale et cadre des aventures de mon héros dans mon deuxième ouvrage) et je veux avoir un autre ouvrage à présenter lors de ces dédicaces car oui, je pense que ma plume le vaut…
    Qu’en est-il du numérique aussi? Car le format papier me tient à cœur. Un tremplin ai-je cru comprendre? Oui? vraiment?

    • Hello 🙂
      Pour faire de l’autoédition, je pense qu’il faut savoir où on met les pieds car tu dois gérer tout le processus (de la fabrication jusqu’à la commercialisation). Cela nécessite aussi un petit investissement initial pour les premières impressions.
      Concernant les termes, sorry, c’est ma faute :
      => POD : Print on demand, ou impression à la demande en français (je ferai un article sur cette nouvelle technique d’édition bientôt)
      => Streaming : c’est comme pour la musique (Deezer, etc.), l’idée est de rémunérer les auteurs à la page lue en proposant des bibliothèques numériques d’ouvrage (Youboox, etc.).

      • Merci Martin et pardon pour le retard de ma réponse, je n’ai pas reçu de notification du tout. Mais c’est ma faute. J’avions point coché la case adéquate (comme Sheila). Merci, je note et avance.

    • Lyselotte, l’auto-édition papier qui ne coûte pas un rond à l’auteur, ça existe également. Il suffit de passer par Createspace, filiale d’Amazon, qui édite en format broché au coup par coup, suivant les commandes clients. Vous pouvez tout aussi bien sortir votre livre en numérique chez Amazon Kindle, et en format papier dans la foulée, sans avancer un seul centime.

      • Un bel exemple d’innovation pas inintéressante : de la POD pour les autoédités 😉
        Tiens petite question de pure curiosité : quelles sont les conditions pour imprimer des exemplaires brochés pour soi via CreateSpace ? Y-a-t-il une ristourne ‘auteur’ ?

  7. C’est pas faux tout Ca

    Ét jai si souvent pourtant un mal fou à trouver un livre qui me tienne éveillé le matin dans le métro.

  8. J’ai lu avec beaucoup d’attention tous vos commentaires. Cet article est parti du salon de Paris. J’en ai fait l’expérience l’an dernier et sauf d’avoir fait plaisir à mon égo, circulez il n’y a rien à voir et je n’ai bien sûr par réitéré cette année. Ce dimanche je suis restée dans mon Var, dans un premier salon, un accueil génial, des auteurs « bi » ou hybrides… Devinez qui étaient les auteurs les plus heureux ? Les autoédités. Parce qu’on se bat pour tout le travail complémentaire à l’écriture que représente l’autoédition et qu’on a la satisfaction de « tout travail mérite salaire » et non pas la maigre rémunération d’une maison d’édition qui ne rembourse même pas les frais de déplacement de l’auteur…
    Mon premier recueil de nouvelles a été édité à compte d’éditeur « déguisé ». À savoir on ne paye rien au départ mais on n’a rien non plus. Pas un seul exemplaire de son roman, il faut les acheter et la remise même sur cent romans ne compense pas la remise de vente dans une librairie. J’ai tout de suite compris que « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ». J’ai créé ma maison d’édition tout feu tout flamme. Mais j’ai aussi vite compris toute la difficulté de prendre un diffuseur/distributeur quand ils veulent bien d’une toute petite maison d’édition et qu’il ponctionne 60% sur le prix de vente. Ma maison d’édition me permet de passer partout (certaines librairies, médiathèques… veulent des factures avec N° de siret…). Nous sommes quatre auteur(e)s autoédité(e)s qui nous relisons et nous corrigeons en toute complémentarité. Les uns pour l’orthographe, les autres pour le style ou des incohérences qui nous échappent… À ce propos, j’ai vu récemment un roman d’un auteur d’une maison d’édition connue dans la région… Connue aussi pour les fautes laissées à chaque page… Et ça aussi c’est un problème et ça dessert les autoédités sérieux… On peut laisser une ou deux coquilles mais pas à chaque page… Je viens de lire un roman paru chez le plus connu des éditeurs et il y avait deux fautes et même un prénom erroné… distraction de l’auteur qui devait sûrement écrire deux romans à la fois et qui a échappé au correcteur…
    Donc je ne cherche pas d’éditeur, je rame mais avec plaisir car je ne dis ni SVP ni merci à personne sauf à mes lecteurs qui me suivent, le bouche à oreille fonctionne très bien, peut-être parce que c’est la solidarité régionale qui prévaut. Peut-être aussi mes livres tout de même !
    Le BOD (book on demand) ou le POD ou Creatspace (là il faut savoir parler anglais) je ne connais pas car je tire mes romans en nombre conséquent et cela me revient bien moins cher. Je ne sais pas du tout fonctionner avec les réseaux, sauf de lire ou de répondre à des commentaires… Mais ni vendre ni me promotionner. Je dédicace tous les W.E. ou presque et ça baigne !!!!!!!!
    Que d’émotion chaque semaine, que de rencontres et je ne sais plus qui a dit que les lecteurs ne s’occupent pas de l’emballage. Entre autres, j’écris des livres pour enfants et là mes sucres d’orge font le bonheur des petits et le mien en même temps.
    Ce n’est pas tout, je me remets au boulot.

    • Bonjour Ninannet, les dédicaces sont un vrai bonheur pour moi également. Je regrette toutefois que dans les enseignes de plus en plus nombreuses qui nous accueillent (je parle pour moi, Auchan, moins jouissif que Cultura où le chaland vient pour acheter du loisirs et pas de l’alimentaire) ces enseignes donc ponctionnent nos ventes de 30% ce qui fait, qu’en fait, je ne gagne pas un kopek sur mes ventes mais un demi et encore. Si je compte mes flyers et mes marque-pages, je ne gagne rien. Mais que de belles rencontres.

  9. Bonjour,

    Je n’ai pas réagi à votre longue réponse plus haut,
    car j’ai eu le sentiment d’un dialogue de sourds…
    Inutile de l’alimenter. Perte de temps.

    Vidéo intéressante ici:
    https://www.facebook.com/canousconcerne/
    ALLEZ JUSQU’À:
    17 mars, 14:19 ·
    TITRE:
    L’autoédition numérique :
    Un véritable phénomène
    Un possible tremplin
    Comment ça fonctionne ?

    Pour continuer et répondre à votre question:
    « Tiens petite question de pure curiosité : quelles sont les conditions pour imprimer des exemplaires brochés pour soi via CreateSpace ? Y-a-t-il une ristourne ‘auteur’ ? »
    Le principe de CreateSpace est de mettre un outil gratuit entre les mains d’un auteur qui veut s’éditer en papier. Le livre papier sera ensuite vendu sur Amazon.
    L’auteur, une fois son travail terminé sur CreateSpace, (téléchargement du texte de la couverture et autres délices,)
    se voit attribuer un prix plancher. (le coût pour CreateSpace de l’impression, du stockage, etc)
    Ce prix plancher varie en fonction du contenu (nombre de pages, poids, couleur).
    Il ne pourra donc pas vendre son livre en dessous de ce prix, qui ira dans la cagnote de CreateSpace.
    L’auteur choisit alors lui-même le prix auquel il vendra son livre. Il peut le faire à prix coûtant, s’il veut juste le donner, ou se faire, 0,10 ct, 1€, 5€ ou 10€ de marge.
    De fait, il pourra donc se procurer le livre pour lui-même bien sûr, au prix coûtant s’il le désire, en passant soi par la plateforme CreateSpace (mais attention, ça douille en transport, car ça vient de loin) soit par la plateforme Amazon.
    J’espère avoir bien compris la question et y avoir clairement répondu?
    pardon pour les éventuelles coquilles, je ne relis pas… 🙂

    ce sujet de l’autoédition est assez brûlant en ce moment, car, quoi que vous en disiez, et même si tout bouge tout le temps, en ce moment, ça bouge particulièrement.
    Les lignes bougent…

    • Oui, vous avez répondu à ma question, c’est un défaut (que je subodorais) de Createspace à mon sens puisqu’il ne permet pas de faire de la vente directe hors outil (contrairement à de la POD classique, dirons-nous). Mais c’est intéressant !

      • heu:
        3 types de ventes possibles:
        – sur CreateSpace
        – sur Amazon
        (envois directs par ces sites donc pas de stockages pour vous, auteur)
        et
        3e possibilté, en livres physiques:
        acheter ses livres au prix coûtant et les vendre en ventes directes sur les salons.
        Ou si vous désirez les envoyer dédicacés à des journalistes ou amis par exemple.

    • hello, j’ai trouvé un comparatif, les prix sont assez similaires à de la POD classique, par contre, je n’ai pas très bien compris la comm’ exacte que prenait Amazon lorsque le livre est vendu par leur intermédiaire.

      • Ebook : Exactement la même chose qu’un libraire classique : 30 % ( avec 70 % de royalties pour l’auteur ( en gros ) et pour le papier, hum… pareil je crois !? à vérifier …

      • Les libraires classiques ne prennent pas 30% (ils prennent plus 😉 ).
        De même qu’Amazon prend plus que 30% sur les livres vendus (a priori, ils sont plus proches de 40%), à moins que les ratios soient différents lorsqu’il s’agit de livres estampillés produits par Amazon (?).

  10. Bonjour, très intéressante conversation… Avec une méconnaissance flagrante de Jean-Fabien pour les auteurs indépendants (le terme d' »auto-édité » a une connotation péjorative, à cause de l’édition à compte d’auteur avec laquelle on confond l’auto-édition, donc je ne l’emploi plus) .

    Je vais juste donner mon petit avis de petit auteur parfaitement inconnu, mais qui a son lectorat, un lectorat que je n’aurai jamais eu en édition traditionnelle, probablement.

    Si l’auto-édition n’existait pas il faudrait l’inventer. Alors oui : des mauvais romans, des fautes, des vilaines couvertures… OK, les auteurs ne sont pas toujours correcteurs, graphistes et manquent souvent de moyens financiers.

    Mais il y a une multitude de petits romans qui valent le coup d’être lus. Et je peux vous assurer que j’en ai lu un bon paquet !

    Je pense vraiment comme dit Alice que le lecteur fait le tri lui-même et sait très bien le faire. C’est un lecteur indépendant. On ne lui dit pas ce qu’il faut qu’il lise.

    Si des romans auto-édités sur Am-BIIIIP ! se vendent aussi bien, c’est qu’ils trouvent leur lectorat.

    J’en ai un peu assez d’entendre parler de qualité « littéraire « , si vous voulez lire de la qualité « littéraire » vous en avez chez les éditeurs traditionnels ( aussi bien que de la bouse d’ailleurs ) aussi bien que chez les auteurs indépendants, n’est-ce-pas. Avecun ebook à 2,99 euros, le lecteur peut se permettre enfin de découvrir des auteurs inconnus ! Allelouia !

    Le lecteur a le dernier mot. Et son goût n’est certes pas très fin, parfois, mais il est ce qu’il est. Les éditeurs ne s’y trompe pas. Donc, que vous écriviez de la merde, ou de la littérature de qualité, ma foi, le lecteur choisira, LUI et non pas un comité de lecture dans une ME.

    Si votre livre n’est pas bon, croyez-moi qu’il ne se vendra pas. (ou alors à votre famille, mais ça ira pas bien loin)

    Chaque livre, chaque auteur trouve son lectorat. C’est une formidable liberté que d’être indépendant, c’est même le but. Pourquoi devrait-on s’en passer ?

    Une dernière chose : n’en déplaise à certains : il y a de la place pour TOUT LE MONDE , bon sang… vous en avez pas marre des monopoles vous ? Qu’on choisisse pour vous ? Qu’on décide à votre place si vous avez du talent ou pas ou si vous méritez d’avoir des lecteurs ou pas ?

    C’est le lecteur qui choisit, voilà, qu’il ait bon ou mauvais goût, ça ne nous regarde pas.
    Et chaque auteur peut choisir aussi le moyen d’approcher ses lecteurs.

    Vive la liberté ! Vive nous, vive la France !

    ( heu… je m’emballe un peu peut-être ? )

    • Hello,
      auteur « indépendant » n’est pas très précis. Par exemple, on appelle « éditeur indépendant », les éditeurs qui ne sont pas dans le giron de grands groupes (au même titre que l’on dit « libraire indépendant » pour les libraires qui choisissent leurs bouquins, refusent les offices, etc.), est-ce que cela veut dire qu’un auteur d’une maison d’édition indépendante est lui-même indépendant ? Tout cela n’est pas très clair. Au moins, lorsque l’on dit « autoédité » ou « édité à compte d’auteur », on sait ce que l’on veut dire.
      Pour le reste, si je dis qu’il y a surproduction, c’est parce que c’est une perception assez générale (libraires, éditeurs, lecteurs, auteurs, etc.). Je ne décrète pas moi tout seul dans mon coin qu’il y a surproduction 🙂 (ce serait quand même bien con).

    • « Si votre livre n’est pas bon, croyez-moi qu’il ne se vendra pas. (ou alors à votre famille, mais ça ira pas bien loin) « . Pas entièrement d’accord mais c’est là que réside la faille je pense. En fait, tous les auteurs trouvent un lectorat et pour peu qu’ils soient (et non pas soyent )poussés au cul -si je puis dire- par une maison d’édition conséquente, il se trouvera des lecteurs crédules pour acquérir et même aimer leur ouvrage même si c’est de la daube. J’en veux pour exemple un livre que je n’ai même pas réussi à lire en entier, juste le début et la fin édité chez Gallimard et dont je ne dévoilerai pas le titre car je ne veux priver personne du plaisir d’acheter cet ouvrage et de regretter cet achat. Non, sans rire, il faut se battre quand on croit à la qualité de son travail et même les pas terribles arrivent à se faire lire. Faut juste faire cela (écrire) pour se faire plaisir et pas pour en vivre.

  11. Pour répondre à ces questions:
    « De même qu’Amazon prend plus que 30% sur les livres vendus (a priori, ils sont plus proches de 40%) »

    C’est clair, simple et transparent pour le numérique:
    Amazon via Kindle prend 30%
    -mais je préfère dire qu’il donne 70%-
    aux auteurs pour tous les livres numériques vendus entre 2,99 et 9,99 €.
    Moins de 2,99 €? = ils donnent 35% à l’auteur.
    Plus de 9,99 €? = ils donnent 35% à l’auteur.
    (N’oubliez pas que pendant ce temps les éditeurs donnent entre 3 à 12 %.)

    LIVRES PAPIERS via CreateSpace:
    Le calcul est plus compliqué surtout pour ma petite tête car il dépend de variables subtiles et nébuleuses auxquelles je ne comprends rien.
    J’ai donc demandé un exemple à un ami qui sait mieux que moi compartimenter les chiffres et voilà ce qu’il me donne. (à sa demande je ne cite ni titre ni nom d’auteur, mais les chiffres sont de sources sûres, je connais l’auteur et le livre):
    prix plancher demandé par CreateSpace = 3.30 €
    prix décidé par l’auteur sur CreateSpace = 8.52 €
    prix du livre une fois sur amazon = 8.99 €
    donc
    pourcentage pris par CreateSpace = 36.7%
    pourcentage pris par amazon = 27%
    marge reçue par l’auteur = 36%

    Par contre, désolée, mais je ne comprends pas cette phrase:
    « à moins que les ratios soient différents lorsqu’il s’agit de livres estampillés produits par Amazon (?). »

    • OK, je comprends, ils favorisent une gamme de prix ni trop chers, ni trop bon marché.
      Je disais « à moins que les rations soient différents (…) » car les marges et %ages demandés par Amazon sont différents lorsqu’un éditeur vend ses livres sur Amazon (ou via un agrégateur comme immatériel par exemple).
      Pour Createspace, si l’on compare à un éditeur en POD (par exemple), on a des taux tout à fait similaires, puisque la « marge » après « distribution / librairie » (ici Amazon) et après « impression » (Createspace) est du même ordre (d’après le Syndicat de la librairie française, on a en gros 30% qui reste au couple éditeur / auteur qui est ici la même personne puisque l’auteur autoédité est son propre éditeur). Ainsi, le modèle économique du point de vue du « libraire » est compréhensible et guère différent du modèle classique, la différence se situe comme vous le disiez au niveau de l’auteur qui récupère la part éditeur (ce qui est logique), avec la contrepartie d’être « captif » du réseau de distribution (donc d’Amazon). C’est un choix (que l’on peut comprendre).
      Merci pour les chiffres 🙂

      • Exemple de prix d’un tirage d’un imprimeur français pour 200 ex. d’un roman de 250 pages N/B et couverture quadri : 550 € HT + TVA 5.5% = TTC 580€ soit 2.90 TTC l’unité port compris.
        Ce qui veut dire que mon livre vendu 15 € est amorti à partir du 40ème exemplaire dédicacé.
        Un autre exemple : 200 ex. de 75 pages dont 10 pages intérieures en quadri, le reste en N/B et couverture quadri (un conte pour enfants illustré) 370 TTC soit 1,85 TTC l’unité. Je le vends 8€ soit au bout du 46ème exemplaire dédicacé je suis rentrée dans mes fonds…
        Un jour en dédicace, j’ai discuté avec un auteur qui tirait régulièrement ses livres en 50 ex. au prix que je les paye par 200ex. ou presque. Il a peur d’avoir du stock qui risque de ne pas se vendre. Mais lorsque je lui ai fait la démonstration de son erreur, il m’a remerciée…
        Quand on s’auto-édite il faut se prendre en mains, s’assumer et aller au charbon.
        Les libraires ne jouent pas toujours le jeu, nous boudent parfois (pas tous heureusement). Ils ne prennent aucun risque avec un auto-édité. On arrive avec nos livres, on dédicace et on remporte nos livres non vendus. Le libraire touche 30% sans avoir levé le petit doigt, sauf pour compter les billets… La FNAC et Amazon prennent 40%. Moi je privilégie les salons sans commission et ça existe, on nous invite même à déjeuner (voir mon blog je fais un compte rendu chaque semaine), on vit sa vie, on se fait des lecteurs qui nous restent fidèles.
        Auto-éditée mais LIBRE à tous points de vue !

      • Je comprends tout à fait votre point de vue, mais j’avoue que je fais pas du tout ça pour l’argent, et l’idée d’aller au charbon pour rentabiliser mon investissement me paraît tout à fait farfelu (dans mon cas). J’écris un livre pour être lu, pas pour gagner de l’argent. L’idée que je pourrais en faire ‘commerce’, euh… comment dire ? C’est pas mon truc.

  12. Pourquoi demander alors combien touche Amazon et combien coûte le papier etc…? Si vous êtes no limite niveau monnaie, tant mieux pour vous, mais c’est pas le cas de tout le monde, on ne peut pas tous écrire et perdre de l’argent en vendant ses bouquins, hein…. Rien à voir avec le fait de  » gagner  » de l’argent, c’est juste qu’il faut faire attention de ne pas en perdre, non ? Une autre manière d’être lu sans se soucier de  » gagner  » de l’argent ( puisque cela n’est pas votre « truc ») , tout mettre gratuitement sur votre blog, vous aurez des lecteurs.. 🙂 Certains le font, et là y’a plus de soucis de d’impression ! 🙂

    • Bizarre ce type de réaction jeanfabienauteur. C’est comme les raisins de la fable… Trop verts… Moi, j’écris, je publie et je vends… Tout travail mérite salaire. Et mon salaire ce n’est pas forcément que l’argent mais aussi les sourires, les échanges, la passion, se sentir utile même parfois…
      Quand je dis aller au charbon c’est pour aller à la rencontre des lecteurs, me faire connaître et par là me faire apprécier… ou pas. On ne peut pas plaire à tout le monde.
      Quand vous dites que vous écrivez pour être lu (une lapalissade pourquoi écrirait-on sinon pour être lus…) si ce n’est pas en publiant et en allant aux dédicaces, vous faites comment ? Peut-être comme dit azelbury en mettant vos écrits gratuitement sur les réseaux. Pour moi indiscutablement je ne m’abaisserai pas à ça. On me lit… parce que je le vaux bien… donc on paye ! Allez à chacun ses méthodes… nous voilà bien loin du salon de Paris…

      • Cf. ma réponse à azelbury qui répond partiellement à votre interrogation (je mets énormément de mes textes gratuitement en ligne, oui).
        Je ne considère pas personnellement l’écriture comme un travail méritant salaire, c’est une passion. Je vends des livres, c’est une chance et je touche même de l’argent grâce à ça (même si j’en touche beaucoup plus en répondant au courrier du cœur sur Femina…), cependant je considère que c’est une chance, pas un dû.

      • Une moisson d’échanges et de partages oui, en dédicaces. Par contre, je ne vois pas en quoi cela peut « abaisser » de mettre certains de ses écrits sur les réseaux sociaux. Le mot « s »abaisser » est un peu fort non?

      • Pour répondre dans sa globalité à toutes vos réactions : « aller au charbon » ou « mettre les mains dans le cambouis » ou… tout ce qu’on veut, ce sont des expressions que j’utilise pour dire qu’un artiste doit donner de sa personne. Aller en dédicaces c’est du boulot, l’angoisse de plaire ou pas, de la route à faire, ma valise à traîner, du bruit mais aussi et avant tout du plaisir, des rencontres… je l’ai déjà dit plus haut. J’écris systématiquement un article sur mon blog pour raconter mes aventures après chaque dédicace.
        Quant à mettre mes écrits gratuitement sur le web, je le fais uniquement pour mes écrits (par exemple mes poésies) que je ne publierai pas… Parce que ce qui mérite d’être publié, l’est et ça coûte et donc je n’en fais pas cadeau. On ne m’en a jamais fait. J’ai tout obtenu à la force de mes poignées et aujourd’hui de mes écrits… Demain je vais aller dans deux classes de CP et CE1 pour conter. C’est du bénévolat, 100KmsX2 mais là oui je le fais de bon coeur. J’adore les enfants.
        Et pour finir, oui écrire est un travail (pour moi à temps plein). ma famille me reproche mon enfermement, mon manque de disponibilité, mais ma plume et mes pinceaux (en ce moment j’illustre un conte pour enfants) me dévorent… Encore une fois parce que je le veux (vaux serait prétentieux) bien !

      • Je partage votre vision des dédicaces et du travail que l’on doit faire pour trouver son public. Par contre vous ne répondez pas à ma question quand au terme « s’abaisser  » que vous utilisez dans votre commentaire.

      • @Roselys, le gratuit n’a pas de valeur (à mon sens). J’ai un ami auteur qui a proposé sur plusieurs groupes et réseaux d’envoyer son roman gratuitement car il est timide et n’arrive pas à vendre ses écrits en dédicace. Eh bien il a eu très peu de demandes. Il n’en est lui-même pas revenu… Il y a aussi les auteurs qui rêvent car courent les bruits que des maisons d’édition recrutent via des réseaux… C’est vrai, mais c’est rechercher une goutte dans la mer… Alors moi je trouve que c’est une solution désespérée et en même temps de facilité de mettre ses livres en gratuit. Moi je préfère redresser la tête, je me bats, je vais au-devant des lecteurs tous les W.E. (au charbon) et ça se passe très bien. Le bouche à oreille suit très bien aussi. Si un jour plus personne ne voulait me lire eh bien j’arrêterai d’écrire mais je ne publierais pas gratuitement sur les réseaux… Mais encore une fois c’est mon point de vue. Fière jusqu’à la racine des cheveux ! Comprenne qui peut.

      • Hello Ninannet, personnellement, je préfère partager ne serait-ce que de petits bouts de textes ou des nouvelles via les réseaux sociaux que les laisser prendre la poussière dans mon ordi. Je me bats aussi car je crois en la qualité de ma plume mais s’épuiser pour rien, c’est plus trop mon style.
        Je ne demande à personne, je fais vivre mon blog, je partage sur facebook. Tout plutôt que l’abandon de mes créations dans les tripes de mon portable.
        Bravo pour ta pugnacité, continue mais ne « condamne « pas, s’il te plaît, les ceuses qui préfèrent ou profitent des différents moyens de communication que l’informatique met à leur disposition. Partager c’est exister.

    • @Azelbury : je demande ça par curiosité. Je ne fais effectivement pas ça pour l’argent (c’est plutôt une démarche artistique à but non lucratif), mais ça ne m’amuse pas d’en perdre non plus. L’équilibre me va bien. Après, je suis souvent sollicité sur ces questions donc autant pouvoir y répondre le plus complètement possible. Enfin, mon premier roman a été commandé par un éditeur sur la base de textes… qui étaient d’accès gratuit sur mon blog 🙂

      • Moi j’aimerais bien que gagner un peu d’argent grâce à ma plume soit une chance ET un dû. En fait Jean-Fab, tu as un paquet de ressources pour te faire lire et c’est magnifique. Je bosse à plein temps, de 7h à 18h et je glisse ma passion pour l’écriture entre 2 obligations. Je préfèrerais (encore que non, j’adore mon job) mais j’aimerais bien n’avoir que cela à faire écrire et trouver des lecteurs aussi, bien sûr…

      • Hello, il y a 150 auteurs en France qui vivent de leur plume et plus de 50 000 auteurs déclarés et assujettis à l’Agessa. Je vous laisse faire le calcul du pourcentage que cela représente 🙂
        Vivre de cela est illusoire, c’est d’ailleurs bien pour cette raison que même les auteurs « établis » dans les grandes maisons font autre chose en complément. Il manque une sorte de statut de l’intermittence pour les écrivains.

    • Moi j’aimerais bien gagner un peu d’argent avec les ventes de mes livres, ne serait-ce que pour en faire imprimer d’autres et justement, me donner du mal pour « écouler mon stock ». Je fais des dédicaces et je ne trouve pas du tout que c’est aller au charbon que de rencontrer des lecteurs potentiels. Je m’éclate vraiment lors de ces journées même si parfois le résultat est maigre. Il est très instructif ce débat. J’y découvre plein de tuyaux intéressants.

      • @Roselys, je suis sincèrement désolée si j’ai laissé penser que je condamnais qui que ce soit, ni quelque forme que ce soit de publier, ou d’écrire gratuitement. À chacun(e) sa façon de s’exprimer, de partager, de voyager, de vibrer. Moi je préfère ma méthode parce qu’elle me réussit, me convient parfaitement. Mais je ne suis plus toute jeune et donc un jour, peut-être très proche, le combat cessera faute de combattante, alors oui je me retournerai sagement vers les réseaux. Mon seul regret est d’avoir commencé si tard cette merveilleuse aventure. Mais on prend ce qui vient quand il vient : la recette du bonheur tranquille. Bon W.E.

  13. Pingback: Mes derniers coups de gueule | Jean-Fabien, auteur sans succès·

  14. Bonjour Fabien,
    D’accord pour ce qui concerne le côté « pompe à fric » du Salon.
    D’accord aussi sur la qualité littéraire de la production indé et sur ce qui fait qu’elle rebute souvent les blogueurs et les médias (le gros problème, comme tu le soulignes, c’est l’impossibilité d’accéder directement aux ouvrages de qualité, raison pour laquelle je me suis battue pour proposer une solution ; mais le lobby des « anti-qualité » a eu le dessus).
    Pas d’accord, en revanche, avec les individus comme Trapenard ou la blogueuse Sophie Adriansen, auxquels j’avais vertement répondu sur mon blog. Leur rejet brutal de l’autoédition dans son ensemble est une insulte gratuite ; il ne traduit que leur volonté de se faire mousser aux dépens d’auteurs dans l’impossibilité de se défendre contre un establishment qui ferait mieux de balayer devant sa propre porte.
    Bien amicalement,
    Elen

    • Elen, je pense effectivement que le gros problème de l’indé est un souci de visibilité. Comment s’y retrouver dans cette production de masse ? Personnellement, je fais confiance à certains blogs et aux conseils d’amis. Il est vrai aussi que j’achète beaucoup moins d’indé que de livres chez les gros éditeurs (mais jamais en aveugle, car il y a parfois de bonnes grosses daubes chez les gros éditeurs). Donc, c’est la foire, mais quand on cherche bien, on trouve parfois des pépites 🙂

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