Du côté de là-haut

lilleAmusant comme certaines personnes (pas mal, en fait, mais on va éviter les généralités dès la deuxième ligne) disent « monter à la capitale » ou « descendre à Brest » dès lors qu’il est question de transiter entre Paris et la province. Dans mon cas, il se trouve que je vais passer quelques mois de dur labeur (pur pléonasme en ce qui me concerne) à Lille, je me vois donc mal dire « descendre à Lille », ou alors juste quand il s’agira de sortir du TGV.

En tout cas, l’info du jour, c’est que je me casse quelques temps en province. Punaise, rien que d’y penser, j’ai déjà des plaques.

 

Pourquoi aller à Lille ?

Franchement, y’a pas vraiment de raison, même si l’idée de s’écarter le plus possible de la Grèce – vu le bordel que c’est dans ce coin-là – n’est pas complètement stupide. En fait, il s’agit d’une vague opportunité professionnelle, le genre qu’on accepte sans faire exprès avec l’euphorie du condamné qui choisit le fromage plutôt que le dessert pour son dernier repas.

Et puis, il paraît qu’il est bon parfois de s’expatrier dans des contrées où les vaches ont vaincu la domination des machines et où l’herbe est plus verte que l’eau de la Seine (faut dire que là-bas, elle est plutôt bien arrosée).

Y’a même plein d’attractions dans le Nord : je vais pouvoir compter le nombre de consanguins dans les rues, découvrir des bières inconnues, aller manger quelques moules (si tu me lis ma chérie : rassure-toi, elles seront accompagnées de frites), partir apprendre le Ch’ti (je sais même pas comment ça s’écrit bordel), histoire de goûter la légendaire hospitalité du bon gars du Nord – parce qu’il paraît qu’ils sont « bons » les gars dans le grand froid. Parce que vous voyez, à défaut d’être réchauffés par le soleil, les autochtones se serrent les coudes et vivent dans la bonne humeur (j’ai lu ça dans GQ). Mouais. A mon avis, c’est plutôt leurs antidépresseurs qui sont surdosés, m’enfin bon, le résultat est le même : ils sont joyeux comme un septième d’une bande de nains. C’est sûr que ça risque de me changer de la tronche que tirent les parisiens dans le métro.

Vous allez dire que je suis jamais content : quand je suis à Paris, je me plains des parisiens – l’autocritique, y’a que ça de vrai – et quand je suis en province, je me plains des bouseux (mais tout bas, j’ai pas envie de prendre un coup de pelle). Ouais ben profitez-en, parce que si la joie de vivre est contagieuse, c’est peut-être la dernière fois que vous m’entendez râler (ça va vous manquer j’en suis sûr, bande de pervers).

 

Je sais pas pourquoi je vous raconte ça, de toute manière, pour vous, ça change rien, je continuerai à déblatérer des conneries sur mon blog, sur mon Facebook – si j’arrive à trouver un réseau Wi-Fi – et je resterai toujours l’écrivain de vos rêves, inaccessible et mystérieux, donc arrêtez de pleurer comme ça, vous en foutez partout.

 

Bon bref, tout ça pour dire que je me casse à Lille et que si vous avez des bons plans, des adresses où bouffer un bon Welsh, ou si vous connaissez des trucs sympas à faire dans le coin – autre que se bourrer la gueule, pour ça j’ai pas besoin de vous – soyez plus sympa que moi : faites tournez.

 

Allez, ciao. On se revoit vite les petits loups (et les petites louves).

 

Que la paix soit avec vous (peace and louve, quoi).

 

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8 réponses à “Du côté de là-haut

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