Con mucho gusto (partie 1)

Tenorio Waterfall, Costa Rica

On dit que le Costa Rica est un pays sans armée (d’ailleurs si vous n’avez rien à faire le week-end prochain, plutôt que d’envahir la Macédoine – qui entre nous, à part celle de légumes a pas inventé l’eau chaude – je vous conseille d’envahir le Costa Rica qui possède 6 % de la biodiversité mondiale (bon, faut aimer le café et les bananes)), proche de la nature. Une sorte de paradis sur Terre fait de chemins caillouteux et de noix de coco. Le pays le plus riche de l’Amérique Centrale (pensez-donc le salaire minimum y est à 200 euros). Cependant, ce n’est pour aucune de ces raisons que j’y ai été pendant 15 jours, mais je dois dire que tout ceci n’est pas faux. Petit récit de voyage en mode jet lag, vous pardonnerez donc les fautes de grammaire, d’orthographe et surtout de goût.

L’objectif et la traversée

Si, comme Morpheus le prétend dans Matrix – c’te gros bâtard philosophe –, ce n’est pas la destination qui compte mais le chemin, gageons que la recherche du bonheur au Costa Rica est plutôt chaotique tant le bitume semble un concept étranger a l’urbaniste local. Ainsi, les professions telles qu’ostéopathe ou garagiste s’épanouissent tranquillement dans cet isthme de verdure, leurs cabinets perdus au fin fond d’un chemin aussi praticable que le rodéo sur un cheval sauvage atteint d’hémorroïdes.

On n’y prend pas la route, on parcourt des sentiers poussiéreux où l’on croise plus de trou que dans l’intégrale de Californication.

Le touriste est ainsi doublement atteint de l’arrière-train : au niveau des suspensions et comme une résultante de la digestion d’épices peu amènes pour l’intestin du blanco de passage (et d’une bactério au-delà des limites de la décence digestive que je ne découvris fort heureusement que la deuxième semaine, après avoir abandonné l’eau en bouteilles sur les conseils peu avisés d’un guide touristique pour lecteurs constipés).

Heureusement, on n’y croise pas que des bosses (ce qui aurait été un peu con pour quelqu’un cherchant notamment à fuir le sien, ah ah). On y percute aussi une faune et une flore variées (6% de la biodiversité mondiale je vous ai dit), des autochtones sympathiques et un dépaysement comme nulle part ailleurs.

 

 

Pourquoi ?

Oui, tu te demandes sans doute, lectrice égarée, ce qui m’a poussé à aller m’égailler au fin fond de la savane (même pas au chocolat).

Comme souvent l’explication est assez simple : on m’a invité (et une invitation à rater 15 jours de boulot, inutile de dire que ça ne se refuse pas). Il se trouve que mes parents dans leur grande sagesse invitent tous leurs enfants (et petits enfants itou) à partager avec eux quelques cocktails à un bout du monde quelconque, pourvu que ce soit l’autre, et ce, tous les cinq ans.

Voilà pour la story of my life (aussi passionnante que la reproduction de l’iguane en milieu naturel, j’en conviens). Venons-en par conséquent aux faits.

 

 

Une préparation militaire

Même si c’est pour s’amuser en un pays sans armée, un tel voyage se prépare, tu t’en doutes, et c’est pourquoi cette mission fut confiée à ma sœur (une pointe de savante ironie serait sans aucun doute ici pertinente, je vais cependant éviter cette facilité, car je te rappelle – si tu suis – que je dois repartir en vacances avec elle dans 5 ans, inutile donc de la fâcher). Elle consista principalement à trouver des lieux de résidence sympathiques et à me préciser en quelle langue contacter ces mêmes lieux afin d’être sûr de disposer de navettes pour venir nous accueillir aux différents aéroports où nous atterrissions ou des draps propres pour nous reposer. Le résultat fut satisfaisant car les hôtels existaient bien – et les draps étaient propres – même si questions navette, c’était un peu plus hasardeux (« il a dû oublier », « c’est la faute à Robin » furent les meilleures excuses proposées afin d’expliquer ces fâcheux contretemps qui nous mirent assez vite dans l’ambiance locale). C’est que là-bas, on prend les problèmes tranquillement (et plutôt l’un après l’autre). Donc, inutile de se presser, tout vient à point à qui sait siroter paisiblement une margharita (ou pas, mais qui s’en soucie après une margharita ?).

Inutile de trop se vêtir (même si c’est pour aller au Costard Rica, ah ah) car il fait très chaud sur la côte Pacifique (on a eu 30 degrés quasiment tous les jours et un taux d’humidité digne d’un film de Marc Dorcel).

Rien d’autre à dire question préparation, prenez quelques dollars américains (les taux de conversion sont assez variables, mais armé d’une bonne calculette solaire, vous devriez vous en sortir), révisez un peu l’espagnol et le tour est joué.

Ah oui si – j’allais oublier –, regardez quand même la date de validité de votre passeport, car il doit être valide six mois après votre retour (oui, je sais ça n’a aucun sens, mais ce n’est pas moi qui écris les règles). Cette petite astuce m’a valu de benchmarker toutes les communes d’Île-de-France pour trouver le service administratif le plus rapide dans la délivrance du sésame (mention spéciale à la mairie du Chesnay qui m’en a dégoté un en trois jours calendaires porte-à-porte).

Sinon, pensez au Lexomil si vous êtes sujet au stress dans les airs, car il n’existe pas de vol direct pour vous rendre à la capitale San José et donc il vous faudra vous armer de patience et de correspondances. Si en plus, vous voulez voir du pays, n’hésitez pas à faire appel à Nature Air qui vous transportera moyennant quelques turbulences sévères aux quatre coins du pays. Cette compagnie se vante d’être la seule au monde au bilan carbone nul (euh… votre carburant est à la banane ?). J’imagine qu’ils plantent des arbres à chaque vol effectué (alors que Malaysian plantent des avions, eux, les cons).

 

 

Chassez le naturel

Ceci me fait une belle transition vers le côté le plus typique du Costa Rica : la nature. Car, ce ne sont pas seulement les compagnies aériennes là-bas qui sont respectueuses de l’environnement – mais quand même, pour revenir à Nature air, c’est assez flippant de te faire peser avant de monter dans l’avion (dont la tronche te fait mourir une première fois, avant même d’y avoir posé l’orteil gauche), demain j’arrête les pancakes – mais l’ensemble du pays. Ce pays, célèbre pour ses ressources (café, banane, ananas, etc. cultivés sans produits chimiques) et qui vit aussi – il faut le dire – grâce au tourisme (inutile de me remercier), regorge de parcs naturels, de mangroves, de plages somptueuses, etc.

J’y ai donc visité le célèbre parc Manuel Antonio (aux plages effectivement magnifiques) où j’ai croisé pas mal de singes (et même fait demi-tour après avoir confondu le cri du singe hurleur avec celui du pécari) et qui était plutôt plein de touristes, puis le parc Rainmaker et ses multiples ponts suspendus, ses petites piscines naturelles, mais j’y ai surtout traversé des étendues vertes à perte de vue, croisé des iguanes, des toucans, des alligators, des dauphins (pas dans le parc, hein ?) et j’en passe (ne connaissant pas leur nom). Bref, y’a de quoi faire pour qui aime marcher un peu, loin de toute borne Wi-Fi.

 

 

Y’a encore plein de trucs à dire (si, si), mais là j’avoue que je suis un peu décalqué par le décalage horreur, donc je vais aller me foutre au… zzzzz

 

(suite semaine prochaine)

 

Publicités

5 réponses à “Con mucho gusto (partie 1)

  1. j’ai failli croire à un récit de voyage, mais j’ai fini par déceler la fiction

    (« loin de toute borne Wi-Fi. »)

  2. Je viens de voir ton article sur Agora et je viens ici pour suivre tranquillement ton épopée. Bon, malgré les bosses, le séjour ne m’a pas eu l’air très dur à supporter.
    Merci pour les margharitas et la faune variée, j’attends la suite avec intérêt.

  3. Pingback: Con mucho gusto (partie 2) | Jean-Fabien, auteur sans succès·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s