Pourquoi mon travail n’avance pas (épisode 1)

retard

Aujourd’hui, j’ai décidé :

  • de m’habiller chaudement en mettant plein de couches de vêtements – une fois n’est pas costume
  • de me rendre utile.

 

Evidemment, ces deux décisions n’ont rien à voir, mais je pourrais vendre mon chat au marché aux puces juste pour un bon mot, et même pour un mauvais mot, donc bref.

Je disais donc que je voulais me rendre utile et, par conséquent, je me suis dit comme ça : “et si je parlais d’un truc qui intéresse tout le monde ?” (pour une fois).

 

J’ai alors réfléchi et je me suis dit “tiens, si je parlais de Nabilla”.

Non je déconne (avouez, vous y avez cru ?).

 

Bref, je me suis dit “et si je proposais une méthode efficace pour expliquer à son chef pourquoi on a pas fait ce qu’on était censé faire”. C’est que j’ai l’habitude, je travaille dans un siège social, donc la glande, on peut dire que c’est comme une première nature chez moi.

 

Je vous propose donc un voyage en plusieurs étapes dans l’univers fabuleux de l’excuse pourrie.

Avant-propos

Ces articles a pour objet de répertorier l’ensemble des techniques, tactiques, excuses utilisables permettant de faire comprendre à votre connard de chef, que vraiment  « ha la la, c’est pas ma faute si je suis en retard ».

Il ne doit pas être utilisé en dehors des règles strictes d’usage décrites dans le présent article. Le rédacteur se décharge de toute responsabilité en cas d’effet secondaire inattendu, tels que migraine, éruption cutanée, défenestration, ou encore sacrifice d’oiseaux migrateurs.

Episode 1 : les excuses simples & efficaces

J’aurais pu commencer par les excuses imbitables et sans effet (ou débuter par l’épisode 4 comme Star Wars), mais je me suis dit “allez tiens, allons à l’essentiel”.

 

Sans chichis, ces excuses sont utilisables par tous les temps, sous toutes les latitudes et convaincront même les plus sceptiques des connards de chefs. Cependant, étant particulièrement communes, il existe un risque non négligeable que votre Directeur fut déjà la cible de ce type d’excuse, d’où le potentiel effet de ‘déjà vu’ qu’il pourrait provoquer chez lui (ce qui ruinerait tout votre plan – ce serait ballot).

 

Avantages :

  • Simplicité de mise en oeuvre
  • Efficacité
  • Tout terrain

 

Inconvénients

  • Challenge limité (absence de beauté du “geste technique” à la Zlatan)
  • Vulgarité intrinsèque à toute solution de facilité
  • Ne marche qu’une fois (même si on a deux grands-mères et que, donc, chacune peut mourir une fois)

 

Risque :

  • “redite”

 

Accessoires :

  • Aucun (justement)

 

Conditions d’exécution :

  • Pas de recommandation particulière, mais tachez de réaliser l’opération rapidement, la simplicité n’excluant pas le cafouillage (regardez Benzema tirer un penalty et vous comprendrez ce que je veux dire).

 

Horaire à privilégier :

  • Après le déjeuner pour profiter du pic inversé d’attention lié aux horaires de digestion de la cible (à adapter en fonction des connaissances de son rythme chrono-alimentaire).

 

Ambiance nécessaire :

  • Préférez l’absence d’ambiance, vous n’êtes pas là pour emballer votre chef.

 

Aspect extérieur :

  • Pas de signe distinctif sous peine de risquer la détection d’une mise en scène quelconque.

 

Liste (non exhaustive) des excuses de cette catégorie :

1) Maladie diverse impliquant une diminution des capacités cognitives

(nécessitera d’être dite très lentement en articulant mal et en faisant des liaisons inexistantes du type « j’arrive plus à taper – « t » – à la machine »)

(évidemment, cela suppose que votre job nécessite des capacités cognitives, ce qui n’est pas mon cas)

 

2) Agression impliquant le vol d’un objet nécessaire à la réalisation du mémoire (type : stylo fétiche) ou impliquant une perte de conscience suivie d’une amnésie (la présentation d’un certificat médical dit « de complaisance » serait un plus).

 

3) Perte de clés (une histoire finissant par des conséquences désastreuses, telles que la non domiciliation fixe, devra être échafaudée : faire à mi-distance entre Linda de Suza et Zola).

 

4) Perte de motivation et de sens en général (lors de l’énoncé de l’excuse, pleurer serait apprécié).

 

5) Départ anticipé en congés pour raisons personnelles (envoyer l’excuse par email ou fax).

 

6) Mort d’un proche (faites un tableau Excel pour pas vous emmêler les offices)

 

7) Faites vos propositions (article 2.0)

Bon ben voilà, ce sera tout pour aujourd’hui, je vais quand même pas pondre plus de trois pages pour un article sur la paresse. Rdv la semaine prochaine pour la suite de ce magnifique travail (utile en plus pour une fois, n’en déplaise aux tomates – farcies ou pas) en 200 mots ou plus (en tout cas, pas 203, car jamais 203).

 

Moi, je retourne me coucher bande de nazes.

 

Publicités

2 réponses à “Pourquoi mon travail n’avance pas (épisode 1)

  1. Pingback: Pourquoi mon travail n’avance pas (épisode 2) | Jean-Fabien, auteur sans succès·

  2. Pingback: Pourquoi mon travail n’avance pas (épisode 3) | Jean-Fabien, auteur sans succès·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s