Stop ou encore ?

technologie

Oui, dit comme ça, on a l’impression que je vais parler du vote de confiance. Mais en fait non, ce serait un peu convenu (et puis on s’en fout quand même royalement). Donc, non. Aujourd’hui, je vais vous parler techno.

C’est que j’adore la technologie.

C’est magnifique. Voire même fantastique (comme le plastique).

 

Par exemple, quand ma voiture éteint le système électronique alors que je roule allègrement sur la voie de gauche à 140 km/h parce qu’elle estime qu’il y a un souci (lequel ? Mystère et bulle d’airbag), je me sens parfaitement en sécurité. Elle doit savoir ce qu’elle fait (moi moins, je l’avoue).

De même, maintenant que je peux ouvrir un paquet de gruyère juste en le découpant aux ciseaux grâce à l’ouverture facile (alors qu’avant, j’utilisais un bazooka comme tout le monde), je prie ardemment le Dieu des ingénieurs qui a bien travaillé.

 

Evidemment, parfois par esprit de contradiction, je me demande quand même à quoi me servent toutes ces applications sur mon BlackBerry si sa fonction principale reste de rebooter en plein milieu d’un appel. Il m’arrive aussi vaguement de gloser sur les systèmes de créneau automatique qui nécessitent que la place de parking visée fasse plus de 60 cm que la taille de la voiture (autant dire que même ma grand-mère saurait faire un créneau dans ces conditions). Mais c’est que je suis un ingrat. Je refuse de voir tous ces apports magnifiques que m’amènent l’énergie nucléaire (et ses magnifiques rejets qui brillent dans le noir pour les 10 millions d’années à venir), les GoogleGlass (j’ai pris le modèle Gilbert Montagné), l’iPhone19 (il paraît même qu’il a le téléphone intégré), la télé 3d (même si vu la taille de mon appart, il est vrai que l’image arrive plus souvent chez mon voisin), etc., etc.

 

Bref, vous l’avez compris, tout ça m’emmerde profondément.

 

Moi, je suis quelqu’un de simple. J’ai envie que mon stylo écrive, que mon paquet de gruyère ferme (la fermeture facile, en voilà un concept), que ma voiture roule (même s’il est vrai qu’elle est plus souvent garée), et j’emmerde l’obsolescence programmée qui nous oblige à tout balancer au bout de 6 mois sous peine d’être un has been total, pas du tout swagg.

 

L’idée que la science va toujours avancer, qu’un jour on volera dans des voitures électriques ou bien qu’on pourra voyager dans l’espace intersidéral est un mythe occidental. Rien ne dit que la société ne va pas s’écrouler sur elle-même comme tant d’autres civilisations avant nous, ou que nous n’allons pas retourner à la barbarie juste pour un bout de pain ou un litre de pétrole (façon Mad Max).

Je ne sais plus qui disait « je ne sais pas avec quelles armes sera faite la 3ème guerre mondiale, mais je peux vous affirmer que la 4ème se fera avec des os et des pierres ».

 

Et alors, on fait quoi ?

J’aurais envie de dire que le seul moyen de nous en préserver est de ré-apprendre à vivre ensemble en société (ce que l’on a l’air d’oublier de plus en plus, concentrés que nous sommes sur l’achat du nouvel modèle d’iPhone) et de réinventer un modèle de société où chacun pourra s’épanouir sans devoir écraser le voisin (une sorte de modèle anti capitalistique finalement, basé sur l’échange et la solidarité en lieu et place de la possession).

 

Certains me diront que la science est un moyen et ne peut en aucun cas est un but, ou pire une religion (qu’ils sont beaux les prêtres de la science qui essayent de nous rassurer les OGM et autres merdes apocalyptiques), et que donc vouloir se battre contre la science est aussi con que de se plaindre du marteau qui plante mal un clou. C’est pas faux. A part que ce moyen formidable est désormais entre les mains des oligarques (qui d’autre a encore les moyens de financer l’innovation ?) et qu’ainsi, la technologie, dans son concept actuel, a pour but ultime de nous faire consommer plus (et surtout plus salement). C’est par conséquent un méfait pour l’humanité, une plaie qu’il faut désinfecter, car elle nous rend dépendants (voire serviles) et arrogants. Il n’y a qu’à voir tous ces « sceptiques » (joli retournement sémantique pour ce terme trop souvent galvaudé) qui essayent de nous faire croire que l’humain n’est pas en train de détruire la planète et que le système climatique peut s’autoréguler. Ben voyons, c’est d’un pratique. Et pendant que j’y suis, ma voiture va se garer toute seule, c’est ça ?

 

Bon, faut que je me calme, j’ai l’impression que cet article part en cacahuètes. C’est quand on parle techno, ça me fout des boutons (c’est un terme dermatologique, pas technique).

 

Remarquez, je dis ça, mais la pire des technos reste quand même celle qui fait boum tchak et qu’on se coltine depuis les années 80.

 

Je crois que celle-là, j’ai encore plus de mal (suis sensible des oreilles faut croire).

 

Mais j’arrête, sinon on va encore dire que je râle.

 

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2 réponses à “Stop ou encore ?

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