20 cm de bonheur !

1erfinalcouvperspec600

Bon en fait, 21 (règle a l’appui).

Non, non, je ne parle pas encore des frasques de DSK, mais bien d’une découverte.

Comment dire ?

Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, paraît-il, je me permets de vous parler de mon bouquin dont tout le monde se contrefout (ah les cons !).

Cette « perspective du primate », qui s’adresse aux hommes et aux femmes malgré le sous-titre énigmatique en forme d’invitation (« Journal dont vous êtes peut-être l’héroïne », qui nous donne d’ailleurs une indication sur les addictions de l’auteur), est de l’humour en barre, de l’anecdote survitaminée ! (en tout cas, c’est ce que m’a dit ma voisine du 7ème, et je n’ai pas le courage de contredire une femme)

L’histoire ?

Au choix l’errance d’un quadra à la dérive ou le journal introspectif d’un ingénieur en quête de l’âme sœur.

Le style ?

Le croisement entre un clown sous acide et un loser qui aurait avalé trop de parenthèses et qui les régurgiterait façon vache normande.

Soyons honnêtes, de prime abord, c’est un peu surprenant, l’auteur (c’est moi si tu as suivi) ne cessant de nous interpeller. C’est en fait que le livre est doublement un livre dont vous êtes le héros (ou l’héroïne suivant ce que vous avez dans le pantalon, pas de sexisme ici, tout le monde en prend pour son grade).

La lectrice sera heureuse de constater que le point de vue se renverse parfois, et l’on a alors la version de la femme (le pauvre primate prend en général très cher), mais le lecteur n’est pas en reste puisqu’il apprendra grâce à ce livre un nombre incalculable de techniques de drague (il apprendra surtout à prendre une veste dignement, soyons clairs).

Bon, revenons-en à nos moutons, à savoir faire une chronique de livre, parce que là ça part un peu en quenouille.

Jean-Fabien – le héros, pas l’auteur – est cadre dans une grande boîte privée (elle est même au CAC40 nous dit-il, et ça, ça en impose). Il passe donc son temps à essayer de comprendre ce qu’on lui demande de faire, tout en accumulant des miles Flying Blue (ceux qui ont déjà travaillé dans une grande boîte comprendront sûrement). Il fait aussi des expériences sur le sexe opposé. Il essaye tout bonnement de formaliser la procédure de séduction ultime (rien que ça… c’est qu’il a du temps le bougre). C’est donc un roman plus près de la science que de la fiction, c’est sûr.

Alors évidemment, comme il fonctionne par essai-erreur, il se prend des gadins (pas mal en fait), mais comme c’est fait avec fraîcheur – tendance Pulco citron – et que le personnage est un gros loser, on s’y attache de plus en plus, et on a vraiment envie de savoir s’il va réussir à la fin à quelque chose (en tout cas, c’est ce que ma maman m’a dit en le lisant, et l’avis d’une mère, ça compte).

Bref, un très bon bouquin que vous pourrez commander ici en version physique : ici

Et en version numérique par là : ici ou ici

Titre Couv Editeur Pour acheter
La perspective du primate(Roman) – Décembre 2013

ISBN : 978-2-36651-032-4

Perspective du primate Paul&Mike Achetez avec une carte de credit

17 euros TTC (+ frais de port)


ou format numérique (5,99 € TTC)

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Si vous achetez avant Noël 2014, vous bénéficiez de la promotion « un livre acheté, un câlin offert ».

Envoyez la photo avant quand même, histoire que je contrôle que c’est bien vous.

Bon ben voilà, c’est pas si compliqué de faire la promo de son bouquin.

—-

« La perspective du Primate, Journal dont vous êtes peut-être l’héroïne », ce sont les éditeurs qui l’ont refusé qui en parlent le mieux !

« Un personnage de macho auquel on finit par s’attacher, une intrigue qui tient la route (…) » – Editions First

« Il y a une écriture, une originalité » – Stéphane Million Editeur

« Vivacité de l’écriture, légère et croustillante, parfaitement adaptée à la cocasserie des scènes qui s’enchaînent » -Editions Lunatiques

« La narration et le style témoignent d’une réelle maîtrise dans lesquels percent un humour et un cynisme brillamment incisif. » – JC Lattès

—–

Comme vous avez été sages et que vous avez tenu bon jusqu’à la fin de l’article, un petit extrait :

« Moi, c’est Jean-Fabien. Oui je sais c’est moche, surtout Fabien mais c’est le choix de mes parents, et eux je ne les ai pas choisis non plus. Je doute d’ailleurs aussi qu’ils aient réalisé un effort de recherche particulier en ce qui concerne ma personne propre, je les visualise assez mal en couple perdu dans un chenil à la recherche de la perle rare et aboyante pour soudain tomber en extase devant moi et se dire « c’est lui !!! ». Non. A priori, on ne leur a pas laissé le choix : « c’est celui-ci, merci, au revoir ». Alors pour se venger mes parents m’ont donné ce nom ridicule.

Quoique ! Des fois c’est sympa ce prénom, et puis c’est peu commun, alors les filles s’en souviennent : « Ah salut Jean… euh… Martin ».

Si je voulais faire dans le purement factuel, je pourrais ajouter que je suis un type épatant, drôle, sympathique. Mes amis m’adorent, mes femmes me vénèrent, mes collègues m’adulent (ça, c’est pour les faits : mesurables, vérifiables). Bon, mes amis, mes amours, j’y reviendrai, on a tout le temps pour ça. Passons directement aux emmerdes. J’ai le privilège d’être cadre dans une grande entreprise internationale (avec, excusez du peu et sans hiérarchie aucune : une C4 Picasso gracieusement mise à disposition, un close-space (un bureau quoi) avec vue sur la tour Eiffel, des ribambelles de consultants

qui m’appellent Monsieur, une carte Air France qui me donne accès aux salons (tout cadre d’une multinationale sait qu’il existe une chose plus importante que le salaire, c’est le nombre de miles sur sa carte Air France (ça ne sert à rien, donc c’est forcément utile)).

Merci de ne pas me demander en quoi consiste mon job, ni moi ni mon chef n’avons jamais réussi à venir à bout de cette énigme. Alors par peur de mal faire, je ne produis rien, enfin rien de concret. Je brasse, je complique, j’enfume. Bref, je suis chef de projet. Jean-Fabien, chef de projet dans une multinationale… « Il avait l’air si cool, si sympa, il ne nous prenait pas de haut, il avait su rester humble. Mince alors, si j’avais pu me douter… ». On croit connaître ses amis et on découvre qu’ils sont

psychopathes ou cadres dans une multinationale, ou les deux.

Pour le reste, j’ai une quarantaine d’années et même si d’aucuns considèrent que je méprise mon boulot, force est de reconnaître qu’il me permet de voyager aux quatre coins du monde (et d’avoir des miles). Mais bon, je m’égare. J’ai un peu l’impression de sniffer autour d’un réverbère avant de le repeindre de pisse… En fait, tu l’auras compris, ma vie est ailleurs. Voilà c’est dit.

Ma grande passion dans la vie, c’est les femmes. Et en y réfléchissant, je crois que ça dure depuis longtemps, voire depuis la naissance. Je leur trouve un charme et un mystère qui m’attirent comme l’aimant attire le clou, fût-il rouillé. Au physicien qui sommeille en toi, il n’aura pas échappé que le clou (même rouillé) exerce sur l’aimant une force d’attraction, certes opposée, mais d’égale intensité.

Je suis célibataire (ma copine est partie il y deux mois, sans prévenir… Mais au lieu de te réjouir bêtement de mon malheur, sache qu’elle pourrait très bien revenir sans prévenir, c’est bien son genre) ce qui me permet d’aborder la vie parisienne avec les yeux d’un gamin dans un magasin de jouets à la veille de Noël (les jouets, sans aucun machisme, ce sont, tu l’auras compris, les femmes… Enfin je crois, car moi aussi, finalement je suis un jouet. Tu sais le genre de cadeau que tu as reçu quand tu étais gosse, tout excité que tu étais, arrachant fébrilement l’emballage, pour finalement constater qu’il ne manquait que les piles. Déception !). Je suis donc libre ou, si tu préfères, ouvert à tout. Je me sens tel le disciple débutant en plein ashram parisien, avec pour symptômes :

1) le vide sidéral (affectif, professionnel, social)

2) la dissolution de mon ego (en attendant de dissoudre mon égale)

3) le détachement total (tsss, même pas grave)

4) des potentialités énormes (un peu comme une page blanche)

5) une totale communion avec mes condisciples (comprendre les poulettes que je croise, et qui, à n’en point douter, me croisent aussi). »

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9 réponses à “20 cm de bonheur !

  1. humm je vais me laisser séduire je crois. c’est très « bloguesque » comme écriture. heuuu on a le droit de dire ça?

    • mais oui, on a le droit de le dire 🙂 Si c’est commandé via la boutique sur ce blog, une belle dédicace en prime pour les livres physiques (pour le numérique, la dédicace est plus complexe)

  2. On est en début d’année…….. Donc, tout reste possible jusqu’à Noël 2014.. Je vais commander le bouquin. T’auras bien l’occas de venir me faire un gros câlin sur les onze mois et des brouettes qui restent ;-))

  3. Si on commande le bouquin, on est obliger de se coller le câlin ? Peut-on le céder à l’acheteur(eues) suivant(e) ?

  4. Pingback: Quelques news comme ça… | Jean-Fabien, auteur sans succès·

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