La bonne, le buzz et le truand

allo

Enfin, je dis « la bonne ». Faut le dire vite. Parce que franchement le regard vide de Nabilla suffit à te couper toute envie sexuelle pour au moins 3 mois (astuce : ne pas la regarder dans les yeux… bon je la regarde où alors ?).

Disons que sur l’étalon social de la bonnitude, elle a un certain nombre de critères identifiés (par qui, on se le demande) :

  • Grosses prothèses mammaires : check [x]
  • Lèvres siliconées : check [x]
  • Extension de cheveux : check [x]
  • Faux ongles : check [x]
  • Grandes jambes, petit cerveau : check [x]
  • Pas besoin de la faire boire pour qu’elle soit à l’ouest : check [x]
  • Elle a du shampoing : check [x]

 

Faut juste pas être sapio-sexuel (ça sent le sapio) et pas être gêné par la couche de superficialité qu’elle se trimballe comme une parure sociale, ce qui n’empêchera pas la plupart des hommes de la planète de vouloir aller se perdre entre ses prothèses pour voir si le travail a été bien fait (les hommes sont si curieux – et surtout de si bons inspecteurs des travaux finis).

 

En tout cas, elle a réussi un tour de force en quelques jours. Elle n’est plus seulement connue parce qu’elle est connue (génial principe de la téléréalité), mais elle est maintenant aussi célèbre parce qu’elle est conne (elle aura égaré le « u », pas bien grave).

 

Les liens fleurissent – normal c’est le printemps – sur sa prestation mémorable (enfin, mémorable, n’exagérons rien, disons que ça manque un peu d’actualité en ce moment).

 

Que voit-on finalement ?

Une fille (assez peu de doute sur le sujet), le regard légèrement absent (ça oscille entre le veau à la naissance et le regard d’un candidat standard à un jeu TV présenté par Lagaf’), la poitrine débordante (elle ne connaît manifestement pas sa taille de T Shirt), maquillée à la truelle (des parents dans le BTP peut-être ?), et qui mime une conversation téléphonique avec une fille qui n’aurait pas pensé à prendre de shampoing (ce qui, manifestement, est une faute grave, passible de la peine de mort minimum – je ne parle pas de mort cérébrale, toute cellule grise ayant manifestement quitté depuis un certain temps la boîte crânienne des humanoïdes sélectionnés dans ce programme de télé-réalité, mais de bien mort virtuelle, d’assassinat public sur le net).

 

La sentence de notre amie brune en surcapacité mammaire est sans appel : « non mais, c’est comme si t’es une fille et t’as pas de cheveux quoi ».

 

Hé merde, Sinead O’Connor doit en être malade.

 

La question qui me turlupine, c’est : de quoi est fait ce buzz ?

 

Qu’est-ce qui fascine les gens à ce point devant cette caricature de truc drôle ? Voir qu’il existe des gens plus ahuris qu’eux ? Et que ces gens ont des gros seins ? Quelle découverte… J’avoue ne pas avoir vraiment compris la première fois quand on m’a envoyé le lien ce qu’il y avait de comique, c’est au bout de 20 mails sur le sujet que je me suis surpris à essayer d’analyser la vidéo (ma vie est faite de désœuvrement).

Après un visionnage méthodique, je me suis dit que je m’étais fait avoir (je le reconnais facilement, j’ai une certaine habitude).

Il n’y a rien dans cette vidéo. Rien du tout. Un appel à la méchanceté peut-être, un appel à me moquer d’une pauvre fille dont les cellules grises sont tombées dans les nichons.

 

J’ai comme une impression de m’être fait enfler donc. Comme si on décidait pour moi ce qui était drôle ou pas. Comme la sensation d’être attaché à une chaise façon Orange Mécanique devant un film de Max Pecas avec un mec qui me tend un panneau « rires » devant la gueule. Un peu comme quand on décide que cette fille doit passer à la télé, et qu’on m’assène ses questions existentielles sur le shampoing aux œufs et le vernis bio.

 

Ben voilà, on l’a le truand. Il n’a pas de nom, mais il nous a bien couillonné en nous imposant de nous moquer de machine (ça y est, j’ai déjà oublié son nom, on est mal barré).

 

Non mais allo quoi, c’est comme si je te dis, tu fais un article, mais t’as pas le titre.

 

N’importe allo quoi.

 

« Mon Dieu, que les hommes ont du talent pour ne rien valoir ! » – Marivaux
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2 réponses à “La bonne, le buzz et le truand

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