Le retour, c’est pas gagné

retour

Comme un truc qui cloche ce matin…

Ha non, c’est juste le réveil… Bordel, il est quelle heure ?

J’ai l’impression qu’il y a une fête dans ma tête et que je suis pas invité (moi je suis juste le voisin à côté qui essaye de mettre des bouchons pour dormir…).

Je sais pas si c’est le jetlag ou la température locale, mais ça me réussit pas (t’aurais peut-être pu remettre le chauffage hier soir Jean-Fab’, ça t’aurait aidé…).

Outre le fait que je suis censé me réveiller – j’ai bien dit « censé » – quand  je me couchais hier encore (ou était-ce avant-hier ?), ce qui n’aide pas vraiment à me lever du bon pied (moi qui suis pourtant d’une humeur tellement agréable le matin, à mi-distance entre Joey Starr et Jean-Pierre Bacri), je constate qu’il y a tout un tas de choses que j’avais oublié lors de mon escapade sous le soleil californien et qui me revient en pleine gueule façon boomerang.

Comme j’suis pas trop « awake », je vais le faire dans le désordre. Genre gros bordel (article à lire dans l’ordre que vous voulez donc, c’est nouveau).

Ça a commencé quand j’ai allumé la télé (voilà un truc que j’avais oublié, tiens, la télé) et que je suis tombé sur Marine Le Pen… Comment dire ? Ouch… Pourtant tombé sur elle, ça devrait pas faire mal, compte-tenu de la couche de connerie qui doit bien amortir, mais non, c’est quand même rude.

Bon… retour à mon présent miteux.

Je zappe en bouffant mon krisprolls (petit rappel : il n’y a que deux choses à exporter de la suède, les krisprolls et les blondes – et encore pour les krisprolls… bon, c’est pas essentiel non plus), et là je tombe sur un sondage qui révèle – oui, le sondage révèle, à l’instar de l’inspecteur Colombo après une heure d’enquête – que les français rêvent d’avoir Yannick Noah comme voisin. Pas con… c’est toujours pratique d’avoir un mec qui peut fournir de la beuh à n’importe quelle heure.

Je décide donc d’éteindre la télé – geste qui témoigne d’un courage au moins équivalent à celui de ne pas allumer une clope au moment du café (je parle pour les fumeurs), ou de faire un jogging quand il neige (je parle pour les sportifs, les autres n’ont pas besoin d’excuse pour s’empâter tranquillement en attendant l’infarctus).

Je monte dans ma voiture, non sans croiser quelques gouttes de pluie, qui m’avaient peu manqué, elles aussi (même si j’aime la sensation d’humidité sur mes cheveux… ça me rappelle que je ne suis pas encore chauve).

Je mets la radio et tombe nez-à-nez (façon de parler, j’entends assez mal par les narines) avec le débat sur le mariage pour tous, et un florilège d’amendements déposés par nos chers députés (et dire qu’on les paye pour ça…) :

  • amendement permettant d’ouvrir le mariage à toutes formes de couple (j’imagine bien le député responsable de cet amendement en train d’enculer son hamster – l’amendement ne précise pas si le scotch doit être consentant)
  • amendement supprimant l’adoption pour les célibataires
  • etc.

Il y en a 5000 comme ça, même si j’ose espérer qu’ils sont pas tous aussi cons.

N’y tenant plus, j’éteins la radio aussi (ce n’est plus du courage, c’est de la folie… se couper du monde ainsi, et pourquoi pas se mettre au télétravail pendant qu’on y est ?), et je continue le voyage tranquillement à écouter la fête qui se passe sans moi dans ma boîte crânienne (ouille).

Forcément, afin d’achever le travail de démolition de mon moral, un moment, j’arrive au boulot. Et là, c’est festival….

Ben oui, difficile d’ignorer que ton assistante a toujours la même sale gueule au réveil – et si c’était que sa tronche le problème…

Que les mails se sont accumulés comme le tartre sur les dents mal lavés, et qu’il n’existe pas de dentiste pour l’enlever (dommage, ça doit être sympa comme métier dentiste qui travaille l’email – blague niveau jetlag).

Que t’as oublié que t’avais une réunion avec la pire chieuse du service ce matin même (celle qui faisait que t’étais content de partir).

Que ton entretien annuel, c’est demain, et que t’as autant envie de t’entretenir avec ton boss que de subir une vasectomie.

Que tes collègues sont toujours aussi lourdingues, qu’en plus de te demander soixante fois « alors, c’était comment L.A. ? », ils veulent te payer un café gratuit, ils veulent savoir si t’as lu tes mails (ceux qui se sont accumulés), et patati et patata. Tu rêves, bien sûr, de leur répondre « qu’est-ce que ça peut te foutre connard / connasse ? », mais toi, comme tu es gentil, tu réponds inlassablement « super, à part le café qui est vraiment dégueu ».

Tiens, en voilà une de satisfaction, le café a de nouveau un goût de café.

Putain d’américains… capables d’envoyer des gens sur la lune – ce qui n’est pas en soi un exploit ceci dit, je peux témoigner moi qui y passe une bonne partie de ma journée – et incapable de faire du café.

Je comprendrai jamais ces motherfuckers.

Bon. Finalement, j’suis pas si mal ici.

J’vais aller me reprendre un café tiens, j’arriverai peut-être à faire durer jusqu’à la pause de midi.

 

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19 réponses à “Le retour, c’est pas gagné

  1. Un p’tit retour vers le futur peut-être ??
    Ca te dit ?
    « Marty McFly : Hé, attendez un peu, Doc. Est-ce que j’ai bien entendu ? Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps… à partir d’une DeLorean ?
    Emmett Brown : Faut voir grand dans la vie ! Quitte à voyager à travers le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ! »
    🙂

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