Une journée ordinaire

 

Oui, oui, je sais ce que vous allez me dire. A force de raconter que mon bouquin est en librairie, bla bla, faut arrêter de crier au loup, et patati et patate au four.

 

Bon, ben écoutez, je vais quand même le faire. Parce que… merde, on est le 21 janvier !

 

Ce qui veut dire pour ceux qui suivent ce blog, que ça y est, mon livre est officiellement en  librairie !

 

Bon, en fait, il est officiellement librairisable, ce qui est slightly différent.

 

Mon éditeur Paul&Mike a travaillé d’arrache-pied (expression du XVIème – siècle, pas arrondissement –, et qui à l’origine signifiait immédiatement) pour que le partenariat avec Hachette Distribution voit le jour, donc c’est maintenant que le travail commence. Travail de promotion, travail de drague des libraires, travail d’appâtage (néologisme d’origine inconnue) des lecteurs et des lectrices. Je sens que les jours qui viennent vont être studieux.

 

 

Un jour dans la vie de Jean-Fabien

Tout à l’heure, je suis allé à la Fnac de la Défense (quartier blanchi par la neige abondante du week-end, ce qui m’a permis de réviser quelques pas de patins à glace sans patins mais avec gadins). Mon bouquin n’était pas en rayon (avec la neige, le stock de Jean-Fabien se sera arrêté à la frontière franco-belge sans doute), alors j’ai sorti mon petit bout de papier sur lequel j’avais écrit mon numéro ISBN (978-2-36651-027-0), numéro à mémoriser au même niveau que celui des pompiers et celui de ma maman. Et je l’ai commandé. Ouais, j’ai commandé mon bouquin (bon, sans dire que c’était moi, je me sentais déjà assez con comme ça). Je sais pas, j’imagine que je voulais voir si l’ordinateur de la Fnac allait me reconnaître. Je vois bien le truc comme au casino, grosses sirènes et tout le tralala, pour indiquer que non, non, un auteur n’a pas le droit de commander son propre bouquin, non mais oh et puis quoi encore. Mais en fait non, l’ordinateur de la Fnac a été totalement indifférent à ma sollicitation et le vendeur, une fois son œuvre achevée, m’a regardé de son air de merlan frit. Je suis alors parti (j’ai en horreur l’odeur de friture – je n’aime d’ailleurs rien de la friture, que ce soit dans mon assiette ou sur la ligne).

Entretemps, une allée avait été tracée par quelques courageux pelleteurs, comme si l’ordre cosmique des éléments m’indiquait le chemin à suivre pour retourner à ma tour adorée.  Ben ouais mon coco, faut que tu retournes au turbin.

 

 

Une idée

En marchant sur ce sol dégagé, je me suis mis à m’interroger sur la meilleure façon de me rapprocher de mon lecteur (c’est une expression, j’espère en avoir un peu plus qu’un), et j’ai eu une idée – dans mon cas, en général, elle se sent très très seule, mais passons.

Cette idée (roulement de tambours), la voici. Je vais faire un appel à ce lectorat. Voilà. Chaque personne qui se prend en photo avec le bouquin, je posterai la photo sur mon mur !

Que ce soit dans votre bain (*) – faites quand même attention à pas gondoler la couverture –, en haut d’un télésiège – Hachette m’indique que ses livres résistent jusqu’à -15 degrés Celsius –, serré dans un métro, hé ben, vous vous prenez en photo, et là paf, vous devenez aussi… euh… célèbre que moi ? Mmhh… y’a comme un truc qui cloche dans mon raisonnement.

 

 

De retour au bureau

Je me suis alors installé derrière mon ordinateur, et je me suis dit que, peut-être, j’allais commencer à m’y mettre (il était quand même 14h du matin).

 

Me mettre à quoi  d’ailleurs ? Travailler ?

 

Mais enfin, je vais quand même pas m’abaisser à finir mes compte-rendu de réunion… Moi… euh… le grand écrivain sans succès ! Auteur présumé !

Tout de même…

Je vais plutôt aller sur Facebook et me faire ami avec des libraires, ça peut toujours servir.

 

« Vous avez envoyé des sollicitations à des gens que vous ne connaissez pas, votre compte a été verrouillé, bla bla bla ».

 

Merdeuuuuhhh… Si l’informatique aussi décide que je dois bosser, on va pas y arriver.

 

Bon, c’est quand même le deuxième message. Je crois pas aux signes (à part celui qui indique les toilettes pour hommes ou la sortie lors d’un incendie de salle de cinéma), mais là, ajouté à la neige, il y a comme une accumulation.

 

Est-ce que ça se fait d’appeler son éditeur dès le premier jour de mise à disposition en librairie ?

 

Je crois pas…

 

Zut alors, va vraiment falloir que je bosse ?

 

Ce serait plus simple si j’étais malade ou moi-même bloqué par la neige, j’aurais pas à me poser ces questions, je serais juste bloqué dans ma voiture ou sous la couette à klaxonner ou à euh… klaxonner (expression d’origine inconnue indiquant l’émission d’un vent arrière nauséabond).

 

Une bonne petite gastro… Pas con ça…

 

Bon allez, j’arrête de me laver les mains (mettons toutes les chances de mon côté).

 

Tiens, tiens, la secrétaire a mal au ventre. Je lui fais la bise à elle ou je lui sers la main d’habitude ? C’est quoi son prénom au fait ?

Aucune idée, je devrais penser à faire une liste…

 

Putain, je sens que les semaines qui viennent vont être épuisantes.

 

——–

(*) je m’adresse aux filles là…

 

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10 réponses à “Une journée ordinaire

  1. Pourquoi n’existe-t-il pas de photo de Jean-Fabien ?….euh !…;de Marie ?

    Marie étant le croisement entre une ingénieure et une autre ingénieure, fais moi confiance si je te dis que la dernière chose dont tu as envie c’est de voir ce que ça donne (on te gardera par contre avec plaisir une photo de l’enfant qu’elle aura avec Jamie Dornan, quand il naîtra).

    A bientôt dans les bacs….non, non….pas à friture. 😉

  2. ben j’ai pris plaisir a lire cette page ….je vais continuer de vous visiter jeune homme car vous attisez ma curiosité !!!!!!
    je vous souhaite un grand succés ……………

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