Chap. 20 – Je vais griller ma couv’ (2ème partie)

 

Suite de : la partie 1

 

Je crois que ça y est, je suis tombé d’accord avec mon éditeur. Il la faut cette couv’.

 

Ça paraît logique. Après la 4ème de couv, faut faire la couv’ (cherchez pas à comprendre, c’est un truc d’éditeur).

 

Alors, autant l’autre c’est le derrière (pas hyper grave si c’est pas bien épilé, si t’arrives jusque-là, c’est que le plus dur est fait comme on dit), mais bon, le devant, ça doit être nickel.

 

Nickel, je vous dis.

 

Au début, comme vous l’avez compris en lisant la 1ère partie, j’avais pas d’idées (voire je n’en avais que des mauvaises).

 

J’ai donc demandé conseil. Et ça, c’est une encore moins bonne idée.

 

J’ai  contacté quelques amis (amis étant un bien grand mot en l’occurrence). Force est de constater qu’ils ne sont pas plus inspirés que moi (mais sont-ce de vrais amis, ou ont-ils, malgré eux, le dessein (ah ah ah) de faire échouer les ventes de mon livre ?).

 

Non pas que ceux à qui j’ai demandé soient dépourvus d’intelligence, ce n’est pas ça le problème (même si cette idée m’a effleuré l’esprit je l’avoue).

 

Non, non, c’est plus sérieux que cela. Nous ne sommes pas « connectés ».

 

Y’en a même un (je préfère respecter son anonymat) qui m’a dit : « t’as qu’à mettre ta tronche dessus ! ».

 

Ha ouais quand même. Comment dire ? Mon bouquin, c’est pas de la SF non plus, hein ?

Et puis, plus sérieusement (même si c’est vrai que je suis assez laid pour faire fuir une lectrice aussi sûrement qu’une averse ferait fuir un morceau de sucre), je suis le croisement de deux entités. Alors, déjà moi, c’est pas top, mais l’autre… Oula, bonjour le truc.

Imaginez que vous mélangiez du pâté de campagne avec des tripes de Caen et vous verrez à peu près ce que je veux dire.

Bon, en plus, je rappelle que c’est un bouquin qui va parler gonzesses (relativement crûment, soyons clairs, sinon c’est pas funky) et boulot (là où je suis payé grassement pendant que j’écris des conneries sur ce blog). Mettre une photo de moi sur un bouquin n’est donc pas la meilleure manière de préserver ce qu’il me reste d’anonymat.

 

En plus, et c’est sans doute ça le plus grave, imaginez que ma mère tombe sur le bouquin (malchance absolue, soyons honnête). Là, je suis plus que mort : « comment ça mon fils tu fais l’amour à des femmes mariées ??? aaarrrgggghh ». Et vlan, la mort de la vieille sur la conscience. Imagine en plus si la mère de mon second tombe dessus aussi (du genre « je l’ai pas vu quelque part lui ? Mon Dieu, mais c’est un ami de mon fils, et moi qui soupçonnais quelque chose depuis longtemps !!! Arglubbbbbb »). Re-vlan. Deuxième mort sur ma deuxième conscience, ça devient un meurtre en série et on prend perpét’. Rigole pas, ça veut dire que je pourrais jamais publier mon bouquin ou alors à titre posthume (c’est clair que je ferais pas deux jours dans une prison quand les autres sauront qu’ils ont un artiste à disposition pour se défouler), et là c’est moi qui rigole plus.

Remarque… On connaît des artistes connus après leur mort, c’est sûr (même si ça m’arrange moyen), mais sans talent et connus de leur vivant, ça c’est nouveau. Faudrait que ça fasse double meurtre, mais que j’ai un bon avocat qui en impose (genre le BHL du barreau, mais en moins con et avec la chemise fermée) pour que je puisse être libre et profiter de ma célébrité (un artiste qui tue ses deux mamans, c’est pas super commun).

Bon, enfin, c’est pas gagné tout ça. Pour le moment, je dois faire une couv’, et j’ai pas le début d’un poil d’idée.
Je suis dans une merde, mais une merde.

 

 

Publicités

4 réponses à “Chap. 20 – Je vais griller ma couv’ (2ème partie)

  1. Le sujet étant les femmes, enfin une certaine vision des femmes vues à travers les yeux d’un dragueur, l’idée d’une couv’ viendra forcément d’un homme, non ?
    Alors Messieurs un peu d’imagination. Les mots, les mots, oui, mais une image, un dessin, une photographie représentant l’univers de Jean-Fabien, ça c’est plus coton parce qu’il s’éparpille notre Jean-Fabien entre son boulot, ses copains, ses nanas (celles qui le font rêver, celles qui l’ont fait rêver).
    Un mélange entre le jeune cadre dynamique stressé d’une grosse boite et l’écrivain avec sa barbe de trois jours, plongé dans ses bouquins et écoutant du métal à fond, le tout complètement accro à toute jupe qui passe dans un rayon de soleil … aie, aie, aie.
    Allez bon courage pour ta couverture et puis, un livre s’est fait pour être ouvert et lu, alors la couverture c’est pas grave. Ah si, peut-être pour un auteur sans succès, sur les étals des libraires 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s