Je ne serai jamais un super héros de l’écriture (la suite)

Aujourd’hui les « éditions » K. m’écrivent :

« Bravo pour vos articles à notre gloire , comme quoi pour exister et expliquer vos échecs vous n’avez trouvé rien de mieux à faire que déverser votre flot de rancoeurs sur le Net.
Il me semblait avoir trouvé une solution à vos problèmes , et que l’on pouvait maintenant passer à autre chose.
Vos propos sont à la fois inexacts , infamants et relèvent de la diffamation.

Merci de vouloir cesser ces procédés sans quoi nous prendrons les mesures appropriées.Cordialement, « Alors moi, bêtement, je réponds :
« Hello
je ne cite même pas le nom de l’éditeur, difficile dans ce cas de qualifier la diffamation (un petit cours de droit ne vous ferait pas de mal).Je vous encourage donc à perdre votre temps en m’attaquant en diffamation (ha ha), et nous rirons bien au tribunal tous ensemble.Dans l’attente impatiente de vous lire

Cordialement »

Je me demande comment ils se sont reconnus… Est-ce parce que j’ai parlé d’incompétence, de droits d’auteurs non payés, de Directeurs d’ouvrage qui désertent le navire ? Mystère et boule de gomme.

En tout cas, je constate qu’ils font comme pour les manuscrits, ils ne lisent pas les articles jusqu’au bout, puisqu’à la fin je dis que grâce à eux, ma vie a changé.
Ha la la, quelle bande d’ingrats !
Jean-Fabien, 18 septembre 2012
———————————————————————————————————————————————————–
Alors, il me ré-écrivent :
« M. Muller ,Vous comme moi avons passé l’âge de nous comporter comme des gamins, et votre impatience à me lire me ravi mais je n’ai pas pas plus de temps a perdre sur ce sujet que vous je l’espère.
J’attendais de vous autre chose à vrai dire, je n’ai en retour que sarcasmes, sournoiserie et lâcheté dans votre façon de faire.
Vous aviez un interlocuteur , il n’y a eu aucune arnaque , aucun engagement contractuel qui n’ait été tenu de notre part malgré vos dires et une solution « amiable » a été trouvé.Qu’avez vous investi dans cette histoire ? A quoi vous attendiez vous Monsieur ?
Pourquoi ne pas vous être tourné vers l’auto édition si vous êtes si sûr de vous ?

Autant de questions que vous devriez vous poser puisque vous avez du temps à perdre manifestement.
Votre coté rêveur et grande gueule vous rendent sympathique à mes yeux mais ne doivent pas masquer votre méconnaissance profonde des difficultés du monde de l’Édition.
Votre article est suffisamment explicite pour que nous soyons clairement et sans doute possible mis en cause (Kiro….,Kiro…) vous le savez , ou alors vos connaissances en Droit doivent être remises au goût du jour , navré de vous le dire.
Quoi qu’il en soit merci de faire cesser vos propos diffamatoires à notre égard.

Cordialement, »

Bon, alors je leur réponds encore :
« Cher Monsieur,
vous m’êtes sympathique de me trouver sympathique.Je vous renvoie à la diffamation pour les nuls :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Diffamation_en_droit_fran%C3%A7aisVous insinuez que je parle de votre maison d’édition, je me demande comment vous vous êtes reconnus (est-ce le terme incompétence qui vous a mis la puce à l’oreille ?).

Mes propos sont factuels, mesurés, et peuvent être étayés si vous insistez (je ne suis pas sûr que cela serait à votre avantage, sachez d’ailleurs que le fil de notre discussion alimente directement mon compte Facebook et mon blog, je ne vous prends pas en traître).

Je vous propose donc officiellement un droit de réponse.

Dans l’impatience toujours plus grande de vous lire »

———–

Et (enfin), l’épilogue (?), K m’écrit de nouveau :

« Ravi d’égayer vos journée , la manière et le procédé ne me surprennent plus.
Pourquoi rajouter « je ne vous prends pas en traitre » puisque c’est le cas, comme toujours.

Je décline officiellement votre droit de réponse je crois que tout est dit, je souhaite bonne chance aux auteurs et a vous même.

Nous continuerons notre chemin , à aider et promouvoir la « bibliodiversité » et en acceptant les critiques souvent légitimes mais pas des attaques gratuites et infondées comme vous le faites après avoir réglé le problème qui était le notre en bonne intelligence.
Le procédé est ,au moins sur le plan moral, discutable et disgracieux.
Beaucoup d’auteurs sont très content de leur situation chez Kiro et c’est pour eux que je préfère garder mon énergie.
Je regrette votre expérience malheureuse encore une fois mais il est trop facile de taper systématiquement sur les petits éditeurs qui vous ont tendus la main quand tant d’autres l’ont snobé.

Cordialement,  »

 

Finalement, et je concluerais là-dessus, ils viennent de faire la preuve éclatante que le but recherché par mon article était louable puisqu’ils s’engagent (enfin ?) à travailler les auteurs (bon, uniquement les contents pour le moment, les autres peuvent aller pleurer ailleurs. Qu’on se le dise, si vous souhaitez être apprecié par k : souriez vous êtes édité !)

 

Jean-Fabien, le 18 septembre 2012.

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22 réponses à “Je ne serai jamais un super héros de l’écriture (la suite)

  1. Je te laisse ci-dessous, rien à voir avec la suite tout aussi drôle de ton article, l’adresse de mon blog consacré au ciné et bcp moins drôle que le tien.. Cdlt…

  2. Loool , ils ont effectivement des cours de droit à prendre , enfin ça ressemble plutôt a une tentative désespérée de faire « peur » ! ^^

    • En fait, techniquement, ils peuvent m’attaquer en diffamation, mais ils n’ont aucune chance, car mes propos sont mesurés, il n’y a pas d’animosité personnelle et le but recherché n’est pas la volonté de nuire, mais bien d’éviter que d’autres auteurs tombent dans le panneau. Il est donc légitime.

  3. Ben je fais surtout du droit public, mais les quelques restes que j’ai de mes cours « passionnants » de droit privé me font dire qu’ils auraient beaucoup plus a perdre en tentant un procès en diffamation et puis si jamais l’idée leur passait par la tete ce dont je doute fortement, les frais de procédure risquent fortement de les refroidir surtout en sachant l’issue défavorable qui leur pend au nez ! lol

  4. Très cher JF, et pour jouer carte sur table, tu crois aux prédictions de la première kiromancienne venue qui te prédit un avenir radieux au pays des écrivains à succès. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient disait en son temps Jacques Kirac. Alors, à tous les les kiroropraticiens, voici mon massage : le monde de l’édition est plein de vampires qui n’ont d’autre but que de sucer (interéssé(e) ????) votre sang… comprenez votre talent. L’espèce la plus connue en France, la pipistrelle commune de l’ordre des kiroptères , ne doit pas être confondues avec la pipistrelle pygmée (Pipistrellus pygmaeus) qui se différencie de la pipistrelle commune uniquement par ses ultra-çons. Dis moi, JF tu ne serais pas tombé sur une espèce rare?
    Au plaisir de te lire …

  5. Ben si c’est Pasqua. Lui au moins n’a pas fini ne prison. Il a eu la sagesse de se cantonner à de menus méfaits, jamais de diffamation et encore moins envers le monde de l’édition.

  6. Chez Kirographaires, impossible de vendre un livre à quelqu’un d’autre qu’à un ami et ceci pour une double raison, parfaitement simple à comprendre : pas de promotion, pas de diffusion.

    L’auteur qui connait un peu de monde se dégotera un ou deux articles dans des canards locaux ou sur des sites web mineurs, mais ce n’est pas Kiro qui fera le boulot. Quant à l’absence d’un diffuseur, sans cela, placer des livres en librairies se révèlera un parcours du combatant que Kiro sera bien incapable de mener (il suffit d’aller visiter une de leur « librairies amies » pour se rendre compte qu’ils n’essaient même plus).

    Leur objectif est donc simple. Ils signent à peu près tout ceux dont le manuscrit, en diagonale, atteint au moins le niveau d’une rédaction honnête de quatrième ZEP. Suite à quoi ils misent sur les copains des auteurs pour acheter leurs bouquins. Si les mecs sont suffisamment sociables et débrouillards, ils en écoulent une trentaine et Kiro rentre dans ses frais. (frais de port inclus, on est à 20 euro le bouquin, alors qu’en imprimer une centaine ne doit pas leur coûter plus de 300 euro).

    Mais le problème, c’est que les auteurs ne sont pas souvent des mecs très sociables et que Kiro se retrouve donc parfois avec de vraies difficulté quant à payer (pourtant au lance pierre) ses correcteurs freelance (qu’il appelle pompeusement ses directeurs d’ouvrage). Et les mecs, confrontés à ce savant mélange de malnutrition et de sous-nutrition, se barrent et doivent donc être remplacés. Et ça traine, et ça traine, et les auteurs se plaignent et se plaignent… Et, cercle vicieux, Kiro doit alors signer encore plus de contrats pour payer ses freelance qui parfois menacent de procès…

    Bon, Kiro, toi qui nous lit, un peu d’honnêteté intellectuelle maintenant. Tu arrêtes tes enfantillages (diffamation gna gna gna), tu empruntes 20 ou 30000 euro à la banque, tu payes tout le monde, tu t’offres des stand sur les salons du livres (et notamment celui de Paris), tu y fricotes avec les boss d’interforum et autre, tu créés un poste de représentant pour envoyer un mec sillonner les librairies de France. Et surtout, à partir de là, tu arrêtes de signer tout et n’importe quoi et tu sélectionnes vraiment les 15 meilleurs bouquins qu’on t’envoie chaque année, avec pour objectif d’en vendre 700 et non pas 30.

    Et si ce que je te dis te semble fantasque, prend exemple sur Stéphane Million, puceau moyen, aussi gentil qu’il peut-être irascible. Mais après avoir touché un petit héritage, le mec s’est sorti les doigts du cul, il a bossé s’est fait quasiment tout seul. Comme quoi tenir la baraque en indé et sans main d’oeuvre, c’est possible : quand on a du nez (le sien effleure sans doute les pieds de son copain Arnaud chaque matin), qu’on débute sans se verser de salaire, en faisant des semaines de soixante heures et en fricotant aux bons endroits.

    Peace,
    Un auteur qui a du vendre 12 bouquins chez vous et dont vous n’avez sans doute jamais feuilleté un exemplaire.

  7. Non, je ne pense pas qu’il soit réellement puceau. Le garçon a désormais un peu d’argent et quelques copains comme Beigbeder, on peut donc imaginer qu’il se soit déjà tiré une ou deux putes. Mais c’est clair que dans sa façon de jouer les mecs doux comme un agneau tout en crachant dans le dos des gens (ou même en leur crachant à la gueule en face-to-face quand il sait qu’il n’a plus à en tirer), il pue la frustration. Allez Stéph’, payes toi un Gillette Mach 3, fais ton heure de jogging quotidienne « pour de vrai » (et pas seulement pour les interviews). Et tu verras qu’avec le petit statut social que tu as déjà commencé à te forcer, ça roulera tout seul côté gonzesses. T’es plutôt bon éditeur, tu n’as donc plus qu’à devenir un mec bien ! 😉

    Quant au titre de mon bouquin, ne fait pas l’innocent JF, tu le connais très bien. 🙂

  8. Selon certaines rumeurs, ce serait plus facile si tu en étais toi-même une ! (ou au moins que tu en donnais l’apparence au départ) ^^

  9. « Votre coté rêveur et grande gueule vous rendent sympathique à mes yeux mais ne doivent pas masquer votre méconnaissance profonde des difficultés du monde de l’Édition. »……….. ahhhhhhhhh….. l’édition avec un E majuscule ?? Haute idée de leur monde.. Bien trop haute.. Si majuscule il devait y avoir, dans cette phrase, je l’aurais mis à Rêveur……….

  10. Pingback: Le monde de l’édition | Jean-Fabien, auteur sans succès·

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