Le monde de l’édition 3 – Où ne pas envoyer mon manuscrit (suite)

Suite à mon article « Où ne pas envoyer mon manuscrit », quelques emails reçus en complément par des lecteurs souhaitant rester anonymes.

Témoignage # 1 :

Je voudrais apporter un témoignage (anonyme si possible) par rapport aux bonnes et aux mauvaises maisons d’édition.

J’ai reçu plusieurs contrats pour mon roman. 3 à compte d’auteur (mais là j’ai vite compris l’arnaque) et d’autres soit disant à compte d’éditeur. Joyeuse et naïve, j’ai signé chez l’un d’eux et là, quelle surprise ! L’imprimeur était Lulu, aucune relecture ou réécriture (donc truffé de coquilles et fautes diverses) une mise en page approximative et aucune promo. Le nom ? Sharon Kena (et il y en a plusieurs sur le même mode comme Valentina par exemple). Donc attention à ceux qui disent être à compte d’éditeur, il faut vraiment ne pas hésiter à poser des questions sur les contrats, vérifier le diffuseur, le nombre d’exemplaires au premier tirage, le décompte des droits, les conditions de distribution en librairies etc…

Attention aussi aux Kirographaires qui accumulent les retards même lorsque la précommande a été payée (ndlr : ha bon ? (LOL)).
S’il faut faire une liste des arnaqueurs, je crois qu’elle serait bien longue.

 

Témoignage # 2 :

Je rajoute : les éditions de l’écrit-au-livre, qui propose des contrats à compte d’auteur, sans promo, sans pub (c’est un peu la même chose), sans propositions de séances de dédicaces en librairie, mal distribué et quasiment inconnues dans leur propre département ! J’y ai laissé plus de 2 000 € sans espoir de les revoir un jour…

 

Ajout du 27-09-2013 :

Bonjour

Je rajoute mon témoignage à propos de l’écrit au livre.

Suite au même processus qu’avec le témoignage anonyme #2 (les 2000 € en moins car je n’ai pas fait pas propre pub faute de moyens à l’époque), j’ai clôturé mon compte chez eux et édité mon livre en auto-édition.

Après de nombreux mois, je relance cette société pour les droits d’auteurs dûs. Me faisant insulter (coup tordu ils appellent ça), je teste leurs site internet. Je vois mon livre toujours en catalogue (avec la mention indisponible) et je teste l’achat du pdf. Mriracle, j’ai pu acheter mon livre sans aucun problème.

Ayant les scanns écrans, les références de paiement paypal etc. Je ne vais bien évidemment pas en rester là avec ces personnes.

Mais si ce commentaire peut éviter à des auteurs de tomber entre leurs griffes.

Sébastien B.

 

Témoignage # 3 :

Petit retour sur l’éditeur Kiro :

Eux, ils sont vraiment incroyables; ils m’ont envoyé un contrat, je leur ai posé des questions sur le contrat et ils m’ont pas répondu, du coup je signe chez un autre éditeur et là, ils me recontactent pour m’envoyer les corrections à faire sur mon livre + la date de sortie + la demande d’emails pour la pré promo ou je ne sais quoi (non mais et puis quoi encore !)… Vraiment n’importe quoi et après ils m’ont engueulé parce que je ne leur avais pas renvoyé le contrat. Gné ?? En plus, niveau qualité de leurs bouquins, c’est loin d’être bon. Enfin bref, vraiment pas professionnels mais il faut dire que c’est monnaie courante.

Témoignage # 4 :

(…) Sharon Kena passe par l’imprimeur lulu (donc cout de fabrication énorme + sa marge + sa marge + la petite marge de l’auteur). Elle est nulle en orthographe (et son style est plus que lamentable quand on lit ses livres), elle laisse passer toutes les coquilles, ne fait quasiment aucune mise en page, ni aucune promo. Puis pas moyen de placer les livres chez les libraires car elle propose du 15% ferme (alors que la moyenne est de 35 % de remise avec reprise !). C’est pas trop mal quand on ne veut vendre que sur internet et en ebook, mais uniquement pour ça. A l’époque, on pouvait récupérer ses droits au bout de quelques mois (ensuite ça a doublé suite à une vague de départs). Donc j’ai pu me sortir de ce piège heureusement.

Valentina, c’est exactement le même principe d’édition (c’est un ancien de chez Sharon Kena qui a reprit le système à son compte) mais je ne sais pas s’il sont plus compétents en conseils et réécriture et promo ou pas. Eux, c’est ce qu’on appelle de la micro édition.

Témoignage # 5 :

Concernant Lokomodo, j’étais heureux de tomber sur une maison d’édition qui semblait avoir quelques moyens. J’ai eu le malheur de poser des questions sur le contrat. Pas de réponses 3 mois après et toujours pas de contrat.

Publicités

11 réponses à “Le monde de l’édition 3 – Où ne pas envoyer mon manuscrit (suite)

  1. D’abord, merci à ces anonymes qui ont essuyé les plâtres de ces maisons d’éditions quelque peu indélicates.
    Mais le principal (règle n° 1 ?) reste la motivation de ces écrivains que rien m’arrête (j’espère en tout cas). Des maisons d’éditions il y en a de petites et de qualité qu’il faut soutenir. Elles m’ont fait découvrir quelques perles et c’est toujours un bonheur de baguenauder le long des rangées des petits éditeurs lors du salon du livre.
    On peut recevoir des claques, mais ce n’est pas une raison de tendre l’autre joue (règle n° 2). Alors courage (je ne sais que dire cela, n’étant pas dans la profession et ne pouvant aider à quoique ce soit nos futurs « imprimés »). Nous vous attendons. Émouvez-nous, fêtes-nous rêver … Allez, vite, à la plume, au crayon, au clavier … il reste encore beaucoup de lecteurs.
    Et merci à toi JF, oh écrivain blogger à la recherche d’un éditeur à la hauteur de tes ambitions, de nous avoir transmis ces témoignages.

  2. Bonjour

    Je rajoute mon témoignage à propos de l’écrit au livre.

    Suite au même processus qu’avec le témoignage anonyme #2 (les 2000 € en moins car je n’ai pas fait pas propre pub faute de moyens à l’époque), j’ai clôturé mon compte chez eux et édité mon livre en auto-édition.

    Après de nombreux mois, je relance cette société pour les droits d’auteurs dûs. Me faisant insulter (coup tordu ils appellent ça), je teste leurs site internet. Je vois mon livre toujours en catalogue (avec la mention indisponible) et je teste l’achat du pdf. Mriracle, j’ai pu acheter mon livre sans aucun problème.

    Ayant les scanns écrans, les références de paiement paypal etc. Je ne vais bien évidemment pas en rester là avec ces personnes.

    Mais si ce commentaire peut éviter à des auteurs de tomber entre leurs griffes.

    Sébastien B.

      • Bonjour,

        Je tiens à intervenir car je suis édité par les Editions de l’écrit au livre et, pour l’heure, je n’ai connu que des moments agréables et de bonnes surprises.
        J’admets volontiers que la promotion du livre n’est pas le point fort de cette maison, toutefois cela ne m’a pas empêché de vendre assez correctement ‘La Menace sans Visage’.
        J’avouerai cependant que, dans ma région, je me suis occupé personnellement d’assurer la promotion, que je n’ai pas hésité d’aller à la rencontre des libraires afin de leur présenter mon livre.
        De même, j’ai envoyé plusieurs exemplaires à des journalistes, certains l’ont lu, parfois on m’a même daigné m’interviewer.
        Alors oui, j’ai été au charbon, mais je ne pense pas qu’il soit possible de vendre son livre sans payer de sa personne, ensuite il faut compter sur la chance.
        Certaines librairies présentent bien l’ouvrage et pourtant ne le vendent pas ou fort mal.
        Pourquoi ? Parce que le libraire ne l’a pas lu et est dans l’incapacité de le défendre, d’ailleurs pourquoi en éprouverait-il l’envie ?

        Lors de la sortie d’un premier livre, personne n’attend sa sortie et on peut se demander ce qui pourrait motiver le visiteur à choisir votre œuvre qui sera immanquablement bien moins bien présentée que le dernier Amélie Nothomb pour qui Albin Michel aura assuré la promo !
        Ceci dit, le meilleur agent d’un auteur reste son lecteur, car quand un livre lui plait, il le dit… surtout s’il a été écrit par un illustre inconnu.
        Lorsque vous confiez votre livre pour deux ans à un petit éditeur, que celui-ci vous réclame l’équivalent de vos droits sur les 150 premiers livres, peut-on lui demander d’assurer une correction parfaite et une promotion nationale ?
        De plus, combien de livres reçoit chaque jour un journaliste littéraire ?
        Franchement pensez-vous qu’il les lit tous ?
        Non, certainement pas.

        D’accord, mon livre a tout d’abord été édité avec des coquilles, mais il a été ensuite remanié, cela a représenté un coût certain à mon éditeur et toutefois il n’a rien demandé à personne alors que j’avais signé le premier bon à tirer, un peu à la légère il est vrai.
        Au niveau de la finition, le papier est de qualité et la présentation fort agréable, en règle générale le lecteur l’apprécie.
        Reste le problème de mes premiers droits d’auteur, ils devraient m’être versés sous peu, néanmoins je ne me fais guère de soucis, car j’ai toujours eu l’impression d’avoir affaire à un honnête homme.

        Patrick FAYT
        Auteur de ‘La Menace sans Visage ou la Fin des Certitudes’

  3. Dur dur de se faire éditer. Mais je persévère. Mon manuscrit parle des difficultés relatives a la construction d une maison. Le sujet est semble t il porteur, mais que du compte d auteur propose, alors j attend toujours le compte d éditeur sinon ca va etre l auto edition….

  4. Pingback: L’édition littéraire | Jean-Fabien, auteur sans succès·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s