Kill’em all

Merde alors.

Je n’irai plus jamais au cinéma comme avant. Et pourtant, Dieu sait qu’il existe des façons de s’amuser au ciné.

On connaissait, par exemple, la légende urbaine où tu vas au ciné et tu repars avec une aiguille de toxico dans le cul (http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/sida-piqure-de-rappel ), ce qui au-delà de l’aspect assez peu hygiénique (ta mère), serait presque de nature à te gâcher le visionnage du Lorax (même si je pense que c’est le seul moyen de ne pas s’y endormir).

On connaissait le coup du pop-corn ( http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Comment_se_faire_toucher_la_bite_%3F ) afin d’agrémenter agréablement la séance ciné de Transformers 5 (même si la bombe est plus souvent à l’écran qu’assis à côté de toi, soyons clairs), à ne pas confondre d’ailleurs avec le porn-cop.

Mais alors, le coup du je te massacre à la carabine, chapeau bas Mr Joker (le méchant dans Batman, pas les jus de fruits).

James Holmes de son nom (un cousin lointain de Francis Heaulme sans doute (dont on aura francisé le nom pour que la ménagère de moins de 50 ans accro « à plus belle la connerie » y comprenne quelque chose, un peu comme on dit pourriel ou foire aux questions pour bien faire comprendre qu’on a autant de chances d’y retrouver une réponse qu’une aiguille dans la motte de la voisine)), est décrit ainsi dans la presse américaine (qui est un peu au journalisme ce que Stéphane Bern est à la virilité) : « 1,90 mètre, athlétique, brun aux yeux clairs, calme et intelligent. »

Le con, dire qu’il aurait pu s’inscrire sur un site de célibataires exigeants (il aurait fait un tabac), au lieu d’aller traîner dans des armureries pour se faire des amis.

Il est aussi décrit comme « totalement anonyme et plutôt introverti ». Quelque chose me dit que ça risque de changer. On ne se teint pas les cheveux impunément.

« Originaire de San Diego dans le sud de la Californie, James Eagan Holmes est né dans une famille aisée de la classe moyenne. (…) En juin 2011, intègre un programme d’études en neurosciences à l’université de Colorado Denver, sur le campus d’Aurora. Il y étudie notamment la schizophrénie et la dépression et se promet à un brillant avenir. »

Un destin brisé en somme (avec quelques dommages collatéraux), même si sa dernière expérience de travaux pratiques sur la schizophrénie en a épaté plus d’un, dans le genre carabiné.

Bon alors évidemment, la 1ère question qui vient à notre esprit (même limité par des années d’abus d’alcool) : pourquoi pendant le dernier volet de la trilogie Batman ?

Ok, on a le droit de pas aimer C. Nolan ou de ne pas supporter que Catwoman ne soit plus jouée par Michelle Pfeiffer (j’ai moi-même failli en crever), mais ce dernier point mérite un mort ou deux, pas plus (un sacrifice de jeune chat à la pleine lune à la limite). Là, lui, il a carrément fusillé une équipe de foot avec l’entraîneur (dommage qu’il ait été arrêté, on a, nous aussi, une équipe de foot à abattre).

Qu’est-ce qui lui est donc passé par la tête (à James, pas à ses victimes (pour elles, on connaît la réponse : une balle)) ?

Risquons plusieurs hypothèses.

1) Le film dure 2h44, le mec s’est armé (ha ha) de patience, mais au bout de 20 minutes de pub pour les shampoings et les tampax, c’en était trop.

2) James a perdu son mot de passe Facebook, ou un truc vraiment handicapant, et là, il a craqué au moment où il a voulu se géo-positionner (« je suis à la fucking (le mec est américain)  première de Dark Knight Rises les gars !!!! »). Donc, pour être sûr de se faire remarquer : crac boum hue.

3) Le mec s’est cru à « The rocky horror picture show » (c’était le ciné d’à côté, trop pas de chance), et on lui avait mal expliqué les règles du jeu (d’où sa tête au tribunal, on voit distinctement qu’il se répète dans sa tête « on m’avait pas bien expliqué les règles » ou un truc du genre), donc au lieu d’envoyer du riz, il a balancé du plomb.

4) Le mec a eu un cancer du cerveau fulgurant suite à l’application d’un autobronzant directement sur le cuir chevelu (il était blonde avant). Dans la séquence du tribunal, on distingue nettement la couleur carotte caractéristique de l’autobronzant bon marché acheté à Carrefour City (mauvais choix). Son voisin a dû lui dire un truc du genre « what’s up doc ? », et là pétage de plomb, style « je vais t’en parler de ma mère ! ».

5) James Holmes a eu une enfance difficile. Abandonné par ses parents biologiques à sa naissance et recueilli par des mormons, il a vu son petit demi-frère se faire grignoter par des souris à perruque (des chauves-souris donc) lorsque ses parents l’ont enfermé à la cave à l’occasion de sa première masturbation (il venait de tomber sur Transformers 2, ses hormones mormones n’ont pas supporté). Il a développé depuis cet instant une haine tenace des chauves-souris (même s’il n’a pas très bien compris comment elles s’étaient mises à voler), et accessoirement des mormons. Son premier acte de rébellion fut de se teindre les cheveux en orange (« fuck trop much la société »), puis de s’acheter un ticket de cinéma. La suite, on la connaît.

6) Amateur de poker à ses heures perdues, James Holmes avait des dettes de jeu. Lors de sa dernière partie où il a fait tapis (non violent), il aurait bien aimé disposer d’une carte secrète. Avant de se faire arrêter, il déclarera « Je suis le Joker » (ha ha ha, rire démoniaque).

Ce qui est rassurant tout de même, c’est qu’après cette fusillade, les ventes d’arme aux USA ont grimpé en flèche dans l’état du Colorado.

Ainsi, les vérifications de casier judiciaire – nécessaires pour acheter une arme – ont augmenté de plus de 40% depuis la tragédie d’Aurora qui a secoué les Etats-Unis. Dans le détail, la Colorado a effectué entre vendredi et dimanche 2.887 de ces vérifications, soit une augmentation de… 43% par rapport à la semaine précédente et de 39% par rapport à l’an passé.

Bravo les gars. Vous avez tout compris. C’est bien de pouvoir se défendre avec une arme… y’a quand même de sacrés tarés qui se baladent.

Je vous laisse, je vois que le torrent de « Dark Knight » vient d’arriver.

Une soirée canapé film piraté me semble tout indiquée.

Je vais quand même vérifier si y’a pas d’aiguille dans mon sofa (j’ai fait une fête qui a mal tourné la semaine dernière).

Et puis, tiens je vais aller fermer ma porte à double tour.

Et cette fenêtre là… pourquoi elle est ouverte ?

Bon, ça y est. J’y suis (j’hésite pour le pop corn quand même…).

On n’est jamais trop prudent.

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9 réponses à “Kill’em all

  1. C’est tonton Sherlock qui doit être fier. A quand la sortie de « la perspective du Jocker » dans nos librairies ?

  2. Je suis ton clône: j’ai exactement le même humour, j’étais tellement surpris de me lire moi-même surtout sans l’avoir écrit que j’en suis venu à me laisser ce commentaire que voila!
    Bien joué, tu soulage mon anus horribilis, qui comme tu le vois est dure dure puisque nous sommes le 15 aout 22:30, rien que des aneries à la télé, et que je suis comme un con seul à me taper un mot à moi-même sur le clavier.
    Awé janus fabianus !

    • c’est fou, je me rappelle pas avoir écrit ce commentaire (bizarrement, je me souviens bien y répondre pourtant).
      Serais-je piégé dans une boucle temporelle ? Ou dans un remake de la double vie de Jean-Fabien ?

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