Chap. 14 – Un titre (1ère partie)

Ca aurait pu être pire.

 

Tout le monde est à la recherche d’un titre.

Que l’on soit ancien président, famille de parvenus à la recherche d’un mariage de raison pour leur fille, ou écrivain du dimanche, on s’interroge sur ce qu’on va pouvoir mettre en haut à droite (quand d’autres s’interrogent sur ce qu’ils vont mettre à gauche en période de crise interplanétaire).

 

Quand je dis que ça aurait pu être pire, c’est que si vous saviez le nombre d’idées à la con qui me passe par la tête, vous seriez effarés (et le pire, c’est que vous auriez raison).

 

Ou pas d’ailleurs, si le bon sens est la qualité la moins partagée au monde, la connerie, elle, a de beaux jours devant elle.

 

Mais qu’est-ce qu’un bon titre ?

 

C’est là que ça se corse (tendance terrorisme culturel).

 

Au début, je me suis dit, je vais appeler mon futur bouquin (celui que j’ai pas encore écrit) : « Game (L)over ».

 

(J’avoue avoir même pensé à « Game Ovaires », mais ma maman ne me l’aurait pas pardonné, et j’ai encore besoin de mes week-ends à la campagne).

 

Mais avec un titre anglais, je me prive de tout un lectorat (le lectorat anglophobe en plus, le meilleur qui soit).

 

Et puis, le jeu de mots avec Game Over, j’ai un petit doute. Je vais me retrouver roi des geeks, bonjour le titre pas envieux (pourquoi pas ingénieur informatique tant qu’on y est ?).

 

Après, je me suis dit, pour adoucir le titre, il faut un sous-titre. Genre, la baffe, puis le massage. L’aller-retour, la technique du sandwich. Tu sais plus si tu manges du pain ou des rillettes du Mans.

 

Oui, mais quel sous-titre ?

 

Ca parle de femmes. Ok.

 

C’est écrit par un gros beauf, tendance macho sur les bords (et même au centre, inutile de passer par le périph’ pour aller à notre dame). Là, ça coince. Si je parle de femmes en les faisant fuir, y’a comme un poil de cul dans la polenta.

 

On recommence. Comment ne pas les faire fuir justement (le but ultime étant quand même d’être reconnu dans la rue ET admiré, et non pas « ET traité de frustré » (certaines vérités ne sont jamais bonnes à entendre, croyez-en ma longue expérience de réception de quatre vérité dans la tronche)) ?

 

La réponse est toute simple. Prend du recul Jean-Fab’, détend-toi, relax (et draine un peu plus de public au passage).

 

Dans les années 80, j’adorais lire les livres dont vous êtes le héros. Quand t’arrivais à la fin, tu te disais « purée, ce bouquin était bien moisi ». Oui, mon petit pote, mais c’était TA faute, t’avais qu’à pas transpercer le chevalier du pont avec ta lance en fer forgé (la subtilité coco, y’a que ça de vrai, tu le sais depuis ton premier râteau en plus, c’est pas comme si c’était une découverte).

 

Mon sous-titre est donc tout trouvé : « Journal dont vous êtes peut-être l’héroïne ».

 

Et voilà le travail.

 

Bon ça résout pas le problème du titre.

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