Chap. 11 – Naissance d’une marque (1ère partie)

C’est fait !

J’y réfléchis depuis longtemps, j’hésite, je tergiverse, je procrastine, mais ça y est, je suis passé à l’action. Et quand je me donne à fond, mes p’tits gars (et mes grandes filles), ça décoiffe.

Alors, déjà, petite clarification : quand je dis que je suis passé à l’action, je ne parle pas de la fille de l’accueil (qui, elle aussi, décoiffe pas mal, soit dit en passant).

Non, je parle de ma marque !

Me voilà donc Trademarked, Copyrighté. J’ai créé une marque, que dis-je, la marque : « Jean-Fabien ». On connaissait Fred le joaillier, Mercedès la voiture, et Bernard le boucher, voici Jean-Fabien l’auteur.

Avec moi, c’est sûr que vous allez prendre de l’auteur.

En tout cas, quelle fierté de savoir qu’à partir de maintenant, dans l’esprit des femmes, Jean-Fabien sera à tout jamais associé à mon personnage.

Bon ok. Super, mais les vrais ennuis commencent.
D’abord une marque aussi « forte » (je veux dire avec une telle notoriété associée à une palanquée de valeurs enviables (je pense par exemple au sex appeal, à la grâce, à la beauté, etc.)) doit être protégée. Il faut être vigilent en France, et même à l’international (on ne sait jamais, ça sonne un peu latin lover quand même, faudrait pas que les ritaux me bouffent le marché).
Pour défendre sa marque, il faut sans cesse être à l’affût des produits proposés (euh je n’ai que mon livre en préparation (pour l’instant)) correspondant à l’image de la marque, faire de la veille artistique concurrentielle.

Il me faut donc un positionnement, une cible marketing, et une bonne dose de pub pour renforcer mes positions (tiens, je viens d’avoir une idée de slogan tout de suite).

Et là, vous me croirez ou pas (je parie sur la première option), je n’ai rien.

Nada, Walou. Encore moins d’idée qu’un candidat à la présidentiel sur le pouvoir d’achat.
Certes je pourrais me positionner « en opposition à ». Une sorte d’anti. Mais anti-quoi?
Il me vient à l’esprit « anti-BHL ». Ben oui, on a comme point commun d’essayer tous les deux de faire rire, même si moi je ne délivre aucun message universel et je n’envisage aucunement d’annexer la Lybie. Mais entre nous, qui connaît BHL (je veux dire : qui a lu un de ses bouquins ?) ? Non, vraiment, ce serait jouer dans la cour des petits.
Tentons Houellebecq. Anti-Houellebecq… Compte-tenu de son succès, ce serait une erreur stratégique. On ne se prive pas de millions de lecteurs potentiels comme ça. Bon, oublions les antis.
Tentons plutôt un « me to » !

Chopper un auteur à succès et porter le message « moi aussi j’sais le faire, tout pareil ». Un peu suicidaire. Quand on tient un bon auteur, on ne l’échange pas contre deux inconnus, et moi je suis seul (enfin, on est deux, mais je me dois de préserver ma couverture).
Reste la solution d’inventer un concept.

Ok, je vous promets d’y réfléchir… avant que les critiques élogieuses ne s’en chargent !

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