Chap. 2 – Jeux, thèmes (moi non plus)

Bon c’est pas le tout ça d’acheter des couettes Ikea et de faire des interviews d’auteurs à succès, mais ça ramène pas des raviolis à la maison (et c’est bientôt lundi, faudrait voir à s’activer).

 

[mode maman : on]

Jean-Fabien, ce n’est pas un jeu. C’est ton avenir dont il est question.

[mode maman : off]

 

Ok maman.

Le plus important pour un bouquin, c’est de trouver son public. Je l’ai lu sur un site de jeunes écrivains. Ca ne peut donc être que vrai.

Partons de faits objectifs et facilement vérifiables :

1)      Les femmes sont plus cultivées que les hommes (*)

2)      Les femmes sont plus dépensières que les hommes (**)

3)      Les femmes ne s’intéressent qu’à leur petit problème (épilation, soldes chez Gérard Darel, etc.)

 

Il est nécessaire par conséquent que le thème de mon bouquin soit axé sur la femme. Comme ça les femmes qui ont plein de blé vont l’acheter. Et celles qui n’en ont pas vont vouloir en avoir pour l’acheter (vu que je vais ainsi relancer gravement l’économie, je me demande si je ne peux pas demander une subvention à l’Europe. Notons ça dans un coin). CQFD.

Là coco, je pense que je tiens un truc (en plus de mon clavier).

S’il y a un meurtre c’est bien aussi (je dis ça pas ça pour le pauvre tué (paix à son âme virtuelle), mais ça vend grave le policier, il paraît même que certains éditeurs font ré-écrire de bons manuscrits par des scénaristes en polar pour vendre ça comme du policier (c’est vraiment tordu un éditeur, un jour faudra que j’en capture un pour l’étudier)).

Imaginons un scénario du genre : une femme inspectrice qui résout un meurtre.

Mouais… C’est pas super crédible tout ça (et pourquoi pas une femme qui sait faire un créneau pendant qu’on y est, mon pauvre Jean-Fabien tu dérailles).

Mais si je traite le sujet comme de la chick-lit, avec suffisamment de recul pour qu’on voit que je n’y crois pas (pas trop de recul quand même, sinon je verrais plus ce que j’écris), là, ça devient un best-seller en puissance comme disent les agents littéraires. Du genre, une femme flic avec quelques menus problèmes de pilosité qui réussit à résoudre un meurtre avec en parallèle le développement d’une étude socio-économique du monde de l’épilation laser. Peut-être même que je peux faire un parallèle avec l’univers de star wars (par rapport au laser) pour glaner un peu plus de public.

Ok, je crois que j’y suis. Mon idée prend forme, c’est comme si le bouquin était déjà écrit. Je devrais peut-être d’ailleurs supprimer cette page de mon blog pour éviter qu’on me pique cette idée.

J’suis épuisé maintenant, c’est ballot.

Je pensais pas que c’était aussi fatiguant d’être écrivain.

————————–

(*) Ce n’est pas exactement vrai, mais depuis quand les femmes s’intéressent-elles à la vérité ?

(**) Je ne pense pas que l’on viendra me chercher des noisettes sur cette affirmation.

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